Entretien exclusif avec Michael Hauser, nouveau CEO de Tornos

Anticiper l’avenir avec de nouvelles techniques

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Où avez-vous acquis le savoir-faire nécessaire?

M. Hauser: Nous l’avons acheté à l’un de nos clients qui avait développé ce procédé au fil des décennies. L’idée de base et le procédé existaient, il nous a fallu perfectionner la machine et l’ensemble de l’installation.

Est-ce que cela fonctionne comme une installation automatique de revêtement de Balzers par exemple?

M. Hauser: Non, ce n’est pas comparable. Nous pouvons réaliser tous les types de revêtements dans un espace très réduit. La forme sous laquelle nous proposons cette technique n’existe pas à ce jour. Nous nous sommes fixé comme objectif d’occuper ce créneau avec notre machine standard.

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Et vous avez aussi acheté l’expertise?

M. Hauser: Nous l’avons achetée également. Nous avons aussi embauché des physiciens et des chimistes qui définissent les bases fondamentales dans notre laboratoire.

L’avenir est toujours lié quelque part à l’innovation. Et rien ne va plus dès que l’on cesse d’être innovant.

M. Hauser: Oui, et c’est aussi notre ambition majeure. Pour innover, il faut un réseau d’ingénieurs, il faut des idées nouvelles, des gens nouveaux, et il faut de l’argent. Le gouvernement suisse s’efforce toujours beaucoup de faire quelque chose, mais au niveau européen aussi l’encouragement de l’innovation est un enjeu important.

Est-ce qu’en Suisse les hautes écoles ont aussi suffisamment partie liée avec le secteur de la machine-outil?

M. Hauser: Oui, nous ne pouvons pas nous plaindre. L’ETH de Zurich et l’EPFL de Lausanne sont des hautes écoles de tout premier plan. Les hautes écoles spécialisées ne sont pas mal non plus mais, d’une manière générale, il n’y a pas assez d’ingénieurs, on peut parler de pénurie.

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