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Tendance dans la conception et fabrication des véhicules du futur La course à la voiture de demain

| Rédacteur: Jean-René Gonthier

>> Battre des records de vitesse n’est pas une activité ordinaire pour une université, sauf pour celle de l’Ohio, USA, qui grâce à cela produit des ingénieurs top niveau qui améliorent les voitures de demain.

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En août 2010, Giorgio Rizzoni et les étudiants de l’écurie Buckeye Bullet ont établi un nouveau record du monde de vitesse en véhicule électrique en atteignant 495 km/h.
En août 2010, Giorgio Rizzoni et les étudiants de l’écurie Buckeye Bullet ont établi un nouveau record du monde de vitesse en véhicule électrique en atteignant 495 km/h.
(Archiv: Vogel Business Media)

Une chose est certaine, Giorgio Rizzoni adore faire de la recherche de pointe sur les systèmes de propulsion des véhicules de demain : moteurs, chaînes cinématiques électriques et hybrides-électriques, systèmes de batteries et piles à combustible. Mais ce qui emballe par-dessus tout ce scientifique italo-américain, c’est d’aider ses étudiants à repousser au maximum les limites de la technologie automobile actuelle afin de battre des records de vitesse sur terre des véhicules électriques.

Former les meilleurs

«Notre objectif, en tant qu’établissement d’enseignement, est de former les meilleurs ingénieurs», souligne ce professeur d’ingénierie et directeur du Center for Automotive Research (CAR) à l’université d’État de l’Ohio (OSU), à Columbus, et titulaire de la chaire Ford Motor Company en systèmes électromécaniques. «En plus du défi que cela représente, tenter de battre ces records nous aide à remplir cette mission.»

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Peu après son arrivée à l’OSU en tant que professeur et chercheur en 1990, il devient secrétaire de l’écurie universitaire de monoplace électrique. Après avoir remporté trois titres inter-universités, celle-ci se fixe un objectif beaucoup plus haut : instaurer de nouveaux records de vitesse sur terre en véhicule électrique. « Ces records ne se battent pas tout seul », explique Giorgio Rizzoni dans son bureau du département CAR, un bâtiment de 35'000 m2 où il supervise le travail de 30 chercheurs à plein-temps qui mettent au point et testent une grande variété de pièces, essentiellement pour des constructeurs automobiles. « Il faut trouver des sponsors, concevoir et fabriquer le véhicule et se rendre souvent au Lac Salé de Bonneville. Le processus apprend aux étudiants à se fixer des objectifs et à organiser leur temps. Il les aide à comprendre chaque aspect de la production automobile : l’aérodynamisme, l’étude, les systèmes électroniques, les motorisations avancées, etc... Ces projets extrêmes leur donnent également la possibilité d’apporter des idées innovantes à des produits existants, voire même de créer de nouvelles solutions.»

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