En France, pays leader en Europe, les perspectives d’activité sont excellentes explique Jean-Paul Herteman, président du GIFAS (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales).
«En perpétuelle croissance, le chiffre d’affaires de l’aéronautique française dépasse désormais les 38,5 Md€ avec une très forte part à l’exportation (23,5 Md€). Les activités de réparation, entretien et rechange progressent également et représentent désormais 20% du chiffre d’affaires aéronautique» précise t-il.
«En 2012, côté commandes, la hausse aura été significative (+17%) pour un total de 53,9 Md€. Elle a été soutenue par le lancement des nouveaux programmes A320 Neo, le moteur Leap, les avions régionaux ATR, qui captent 80% de leur marché et par les effets de la montée en cadence des constructeurs sur la chaîne des fournisseurs. Plus de 80% des commandes et de l’activité concerne le secteur civil. Actuellement, le carnet de commandes est équivalent à quatre années de production» poursuit Jean Paul Herteman.
Si les avions civils représentent la plus grande partie de l’activité, avec le développement des drones, le militaire évolue. Premier drone de combat (UCAV – Unmanned Combat Aerial Vehicle) européen furtif, le Neuron mesure 10 mètres de long pour 12.5 mètres d’envergure. Affichant une masse à vide de 5 tonnes, il est animé par un moteur Adour de Rolls-Royce et Turbomeca qui le propulse à 980 km/h. Lancé en 2005 par la DGA, qui en est le maître d’ouvrage, le programme Neuron a été rejoint par l’Italie, la Suède, l’Espagne, la Grèce et la Suisse. Industriellement, Dassault Aviation, maître d’œuvre du projet, est responsable de la conception et de l’architecture du système. Pour mener à bien ce programme, l’avionneur coopère avec des partenaires italiens, suédois, espagnols, grecs et suisses. En effet, sur cette affaire, c’est le suisse RUAG qui a pris en charge les essais de soufflerie basse vitesse, ainsi que les interfaces entre la plateforme et les armements. <<