Spatial OMLET : des lasers pour contrôler l'orbite des débris

de HEIG-VD 2 min Temps de lecture

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La HEIG-VD collabore avec l'ESA, l'agence spatiale européenne, sur un projet de déplacement des débris orbitaux par pression de radiation laser. Cette technologie va permettre de modifier l'orbite des débris étant sur une trajectoire de collision avec tout autre objet.

Station de télémétrie laser de l'ESA à Tenerife. (Source :  ESA)
Station de télémétrie laser de l'ESA à Tenerife.
(Source : ESA)

Dans le cadre du projet européen OMLET (Orbit Maintenance via Laser Momentum Transfer), la HEIG-VD participe à une recherche appliquée inédite de gestion du problème grave des déchets orbitaux. La pollution de l'orbite terrestre est telle qu’aujourd'hui, toutes les 8 minutes en moyenne, un satellite actif doit changer d'orbite afin d'éviter une collision possible avec un déchet. Chaque changement de trajectoire coûte environ 15 000 euros, et le nombre de débris se compte à l'heure actuelle en centaine de milliers.

Cette solution permettrait d'économiser le carburant des satellites actifs et de diminuer les risques d'initier une cascade incontrôlable de génération de débris, le syndrome de Kessler, qui rendrait impossible l'accès à l'espace pour plusieurs siècles. Ce partenariat réunit six institutions européennes, dont le Centre aérospatial allemand (DLR), chef de projet, et l'ESA, commanditaire. Plus précisément, la mission de la HEIG-VD consiste à développer des outils de simulation optique capables de modéliser les effets du faisceau laser, d'une puissance de 50 kW, sur un débris cible. Elle met à profit notamment l'expertise du Prof. Laurent Jolissaint et de son équipe d'ingénieurs dans le domaine de l'optique adaptative, sur la correction des effets optiques de l'atmosphère.

Financé à hauteur de 85 000 euros, le contrat s'échelonne jusqu'en mars 2026 et prévoit la livraison à l'ESA d'une étude approfondie de la performance d'un tel système, afin que l'agence puisse se prononcer sur son coût/bénéfice. Pour l'instant, toutes les autres techniques proposées ont un coût estimé largement supérieur. Si le rapport coût/bénéfice de ce projet devait être favorable, cela représenterait un signal fort : l'agence initiera la phase B2, soit la conception de plusieurs stations laser au sol, pour une mise en service dans les années 2030.

Par cette contribution, la HEIG-VD illustre une fois de plus son rôle moteur dans les technologies de pointe et le spatial européen, tout en affirmant son engagement dans des projets collaboratifs à fort impact scientifique et technologique.
MSM

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