Etat des lieux de la Chine

Le cadeau d’accueil du Président Xi : une Chine emballée

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Car la structure des Investissements en Capital pourrait être un gigantesque Ponzi

L’équipe qui vient d’arriver au pouvoir est accompagnée de nouveaux dirigeants provinciaux qui pourraient être tenté de laisser les choses en l’état afin de garder ces recettes fiscales faciles. Mais leurs gouvernements locaux sont déjà lourdement endettés et s’ils maintiennent ce flux d’Investissements en Capital Fixes (ICF), ce doit être à travers de nouveaux prêts. Il s'agit donc essentiellement d'un système pyramidal de type « Ponzi », qui peut continuer aussi longtemps que les banques sont en mesure de prêter. Au cours des deux dernières décennies, cela a été le cas. Après que la Chine a adhéré à l'OMC, les Investissements Directs à l’Etranger (IDE) ont afflué pour profiter de son excédent de main-d'œuvre. Cela a fait de la Chine une puissance exportatrice. Ces exportations ont soutenu le taux de change tout en favorisant les prêts bancaires nationaux grâce à l'augmentation des dépôts. Des prêts qui alimentaient en retour les investissements en capital qui eux-mêmes permettaient d'augmenter la capacité de production, donc d'exportation. Il s'agit d'un cercle vertueux dans la mesure où les facteurs de production étaient encore sous-utilisés et le marché d'exportation encore en développement. En d’autres termes, en phase de croissance organique. Or, ce cycle s’est figé avec la crise financière mondiale et le ralentissement de la consommation des pays développés : les fondamentaux ont changé.

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