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Swissmechanic: La Suisse romande vit donc les mêmes problèmes que la Suisse alémanique et elle doit également entreprendre des mesures adéquates pour endiguer la pénurie des apprentis, ou comment voyez-vous les choses ?
Christian Farner: Le recul des élèves en fin de scolarité s’intensifiera ces prochaines années. Nous avons toutefois l’impression que le nombre d’élèves intéressés à entrer au Gymnase ou à suivre une formation commerciale reste constant. Cela signifie pour nous que cette diminution du nombre d’élèves en fin de scolarité se fera au détriment de notre quote-part. Afin de satisfaire à long terme les exigences de notre profession et de pouvoir garantir et de maintenir le niveau de qualité de nos métiers, nous avons besoin d’apprentis jouissant d’une solide base scolaire. Avec les mesures engagées dans le cadre du projet MECAFORMA, nous sommes persuadés que nous serons à mêmes d’attirer le nombre d’apprentis nécessaire à notre branche. Nous allons pour la première fois cette année ouvrir une classe de mécaniciens de production dans le Valais. Cet apprentissage supplémentaire de 3 ans devrait également contribuer à atténuer la pénurie de professionnels sur le marché.
Swissmechanic: La réforme des métiers a encore une fois sensiblement modifié le niveau d’importance de l’apprenti en Suisse alémanique. Chaque maître d’apprentissage réfléchissant à long terme a pris conscience que la formation des apprentis est un investissement dans l’avenir et aussi pour sa propre entreprise. Les temps sont révolus où l’apprenti était occupé à exécuter des travaux répétitifs et aux travaux de nettoyage du vendredi. Est-ce que ce changement d’opinion a également eu lieu en Suisse romande ?
Christian Farner: Je suis persuadé que nos entreprises formatrices réfléchissent de façon aussi progressiste et pertinente que leurs collègues de la Suisse alémanique. La formation dispensée actuellement dans nos entreprises est attractive, et de très haut niveau.
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