Un nouveau cadre et une participation record

| Rédacteur: Jean-François Pillonel

Olivier Saenger, l'un des deux fondateurs du Salon EPHJ-EPMT-SMT.
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Olivier Saenger, l'un des deux fondateurs du Salon EPHJ-EPMT-SMT. (MSM / JFPillonel)

>> Après 10 années de présence et de succès à Lausanne, le salon EPHJ, avec sa déclinaison EPMT changent de lieu. C’est en effet à Genève Palexpo que l’édition 2012 ouvrira ses portes du 5 au 8 juin prochains. Les fabricants de dispositifs médicaux seront regroupés pour la première fois sous l’enseigne Swiss Medical Technology (SMT). Rencontre avec Olivier Saenger, co-fondateur et co-organisateur du salon.

L’idée de créer un salon consacré, au départ, à l’environnement professionnel de l’horlogerie-joaillerie revient à André Colard, qui possédait une expérience de trente ans dans ce domaine. Il a proposé un jour à Olivier Saenger de créer et de monter cette manifestation, et tous deux se sont lancés dans cette aventure. D’année en année, vu le succès croissant, les fondateurs et organisateurs se sont impliqués de manière de plus en plus marquée et ils s’occupent maintenant uniquement de ce salon qui leur prend tout leur temps. Il y a cinq ans, le salon s’est élargi à la microtechnique (EPMT) et dès l'an passé, sous forme d'un pavillon à l'intérieur de l'EPMT, aux techniques médicales (SMT).

Renforcer l’organisation pour assurer la pérennité

Depuis le déménagement de la manifestation à Genève, les fondateurs ont renforcé leur équipe. Alors qu’auparavant, ils sous-traitaient une partie de l’organisation et de l’administration, MM. Colard et Saenger ont engagé de nouvelles forces jeunes, vives et très qualifiées. Elles vont pouvoir pérenniser l’entreprise sur le long terme. Les fondateurs ne parlent pas d’une relève immédiate, car ils ont encore beaucoup de choses à faire et de réalisations à mettre sur pied. D’abord, pour cette année, s'assurer que cette première édition genevoise soit un grand succès et que cela se confirme les années suivantes. Olivier Saenger n’en doute pas, vu le plébiscite du marché pour ce salon et pour sa localisation à Genève. André Colard et lui-même ont, selon lui, les meilleures cartes en main pour pérenniser le salon sur le long terme. Avec la relève des jeunes spécialistes, au niveau organisationnel et avec le soutien moral de toute la République genevoise. Ceci est un point très important, car les autorités veulent absolument que tout se passe le mieux du monde à très long terme. Les contrats avec Palexpo vont dans le même sens, afin que les soucis précédemment vécus à Lausanne ne réapparaissent pas. Le Conseil d’Etat genevois et son président M. Pierre-François Unger, responsable de l’Economie et de la Santé, la Promotion économique, l’Office de Promotion Industrielle, la Chambre du Commerce, tous soutiennent à fond le salon. Comme le dit Olivier Saenger : « Nous sommes indépendants, mais pas seuls ».

L’importance des techniques médicales

«Le savoir-faire suisse est immense», déclare Olivier Saenger au sujet du Medtec et c’est pour cette raison que les organisateurs du salon ont sorti ce secteur de l’EPMT, alors qu’il avait démarré sous forme d’un pavillon au sein de l’EPMT en 2011. Mais les techniques médicales ont pris une telle expansion en Suisse et ailleurs, que la décision a été prise d’en faire un secteur à part entière. Les interconnexions entre les techniques médicales et l’horlogerie sont très nombreuses et la Suisse se trouve au cœur d’une grande région qui est l’une des trois plus belles au monde dans le domaine de la micro-technique. Elle s’étend du sud de l’Allemagne, passe par le Jura français, l’Arc jurassien suisse, la Suisse romande, la Franche-Comté, la région Rhône-Alpes et le nord de l’Italie. C’est une grande région qui est extraordinaire pour ce qui est du savoir-faire microtechnique et notamment dans le domaine médical. Si l’on ne prend que le Medtech avec BioAlps, par exemple, on trouve 750 entreprises entre Suisse romande et Berne qui sont dans le Bio-Medtec et 450 dans le Medtec. On y trouve tout ce qu’il faut, des laboratoires privés ou publics, le CERN, les hôpitaux universitaires, l’OMS à Genève, l’EPFL toute proche. Et dans ce vivier extraordinaire se trouvent des grandes sociétés comme des petites start-up. L’idée de réunir tout ce savoir-faire dans un salon, de mettre en évidence cette fantastique richesse a poussé André Colard et Olivier Saenger à créer le SMT, comme Swiss Medical Technology. Le savoir-faire évoluant très vite, ils ont jugé indispensable de faire le point au moins une fois par an, d’où la raison de faire un salon annuel à ce propos.

Avenir : salons multiples ou salons visant un seul public ?

A cette question, Olivier Saenger répond que les organisateurs de l’EPHJ-EPMT-SMT ont toujours pensé qu’il était bien de rassembler les personnes qui ont le savoir-faire et l’expertise dans les microtechniques, car celles-ci s’appliquent dans plusieurs domaines et il est intéressant à la fois pour les exposants et pour les visiteurs de mettre tous ces domaines ensemble. Et le succès est au rendez-vous. Cette année, malgré une forte concurrence en Suisse romande, le salon rassemble plus de 640 exposants (près de 410 pour EPHJ, 180 pour EPMT, et 50 pour SMT). Cependant, les organisateurs estimeront les objectifs du salon atteints, si à l’issue de l’édition de juin 2012, les exposants sont satisfaits. L’objectif des organisateurs étant que les exposants aient la plus belle plate-forme possible avec le plus grand nombre de visiteurs de qualité possible (13'000 visiteurs professionnels sont attendus) et que de nombreuses affaires puissent se conclure. Réponse à Genève, les 5, 6, 7 et 8 juin prochain. <<

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