DOSSIER, Le 3D Print en question et en images

Révolution industrielle : La fabrication additive

Page: 3/4

Related Vendors

Additives et soustractives

Outre la machine Sodick OPM 250E (SLM), DMG, Mori exposait le centre de fabrication Lasertec 65 en fonctionnement.

La partie additive provient d'un laser fibre (CLAD) de 2,5 kW, travaillant avec une tolérance du dixième de millimètre (spot compris entre 1,6 et 3 mm) et la possibilité de déposer différents matériaux alimentés sous forme de poudre d’acier, d’aluminium ou d'alliages à base de chrome, bronze ou nickel.

La partie fraisage cinq axes intervient dans un gabarit de 650 mm de diamètre et une hauteur de 360 mm avec broche 9 kW, 18'000 tr/mn ou 13 kW 10'000 tr/mn.

Le changeur automatique d'outils comprend 30 poste en standard et de 60 à 90 en option.

Idem chez Yamazaki Mazak pour qui l'EMO 2015 était l’occasion d’une première présentation européenne de l’Integrex i-400 AM, machine dévoilée au Japon fin 2014.

En choisissant un centre d’usinage Integrex comme base, Mazak affiche aussi son ambition d'être présent sur ce créneau des hybrides. La partie additive (CLAD) utilise un laser fibre de 1000 W pour la fusion des poudres métalliques projetées avec des têtes d’enduction interchangeables stockées dans le magasin d’outils à 36 postes. Les changements de têtes sont effectués automatiquement, comme pour les outils de coupe traditionnels. La machine en démonstration possédait une torche capable de déposer un cordon de trois millimètres de large sur un d’épaisseur et une tête d'enduction plus fine dédiée à un cordon d’un millimètre de large pour 0,5 mm d’épaisseur.

L’alternance de ces deux têtes répond aux exigences d' applications pour pièces présentant de fortes sections ou au contraire pour des formes étroites et précises

Muni d’une table rotative, l’Integrex ajoute ou retire du métal dans son volume de travail en cinq axes simultanés. Sa commande numérique SmoothX pilote alternativement cycle additif puis soustractif en finition.

La partie fraisage bénéficie d’avance rapide (50 m/min) d' une broche principale de 3300 tr/min et 30 kW et d'une broche secondaire (12'000 tr/min et 22 kW). Durant l’EMO de Milan, les démonstrations montraient la combinaison difficile, néanmoins possible d’un substrat en acier au carbone avec revêtement en Inconel 718. Cette capacité à travailler à partir de plusieurs matériaux rend le procédé séduisant que ce soit en réparations ou pour générer de nouveaux composants.

Ces unités de dernière génération ouvrent des perspectives nouvelles puisqu'une même pièce subit alternativement ajout de matière et finitions en fraisage ou tournage, une association qui rend envisageable la fabrication de pièces jusque-là irréalisables sur un même poste, pour un niveau de finition impossible à obtenir à partir d'une unité de fabrication additive seule.

(ID:43727205)