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Résultats de l'étude «Swiss Medical Technology Industry Report (SMTI) 2014» Nouvel élan pour la technique médicale suisse

Rédacteur: Gilles Bordet

>> Selon l’étude «Swiss Medical Technology Industry Report (SMTI) 2014», les entreprises suisses du dispositif médical ont travaillé dur pendant la période de mutation et attendent cette année et l'année prochaine un taux de croissance moyen de 9,7%. Au vu de la pression des prix et de la concurrence ainsi que des règlementations croissantes et une raréfaction des ressources, on attend avant tout des PME qu'elles continuent de s'affirmer dans un contexte globalisé et consolidé.

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Avec près de 1 450 fabricants, fournisseurs, distributeurs et prestataires de service, l'industrie des dispositifs médicaux offre 52 000 emplois à plein temps en Suisse.
Avec près de 1 450 fabricants, fournisseurs, distributeurs et prestataires de service, l'industrie des dispositifs médicaux offre 52 000 emplois à plein temps en Suisse.
(Image: Matthias Peterhans/CAScination)

La Suisse, en tant que place privilégiée pour la technique médicale, au vu de sa densité et de son rôle majeur sur le plan économique, occupe une position de premier rang sur le plan mondial. Avec ses 52 000 emplois à plein temps, le pays affiche la plus grande part de travailleurs en technique médicale en Europe. Avec près de 1 450 fabricants, fournisseurs, distributeurs et prestataires de service, elle a le plus grand nombre de sociétés par habitant. Avec une part de 1,1% de tous les travailleurs, 2,3% du PIB et 5,2% de l'ensemble des exportations suisses, la branche de la technique médicale dépasse même l'Europe et les États-Unis.

Un chiffre d'affaires doublé en huit ans

Les huit dernières années, les 90 leaders mondiaux des entreprises de technique médicale listées ont presque doublé leur chiffre d'affaires, qui est passé de 180 à 348 milliards de dollars US. Depuis 2012, les huit entreprises du SMTI cotées à la bourse suisse ont vu leurs performances, mesurées notamment sur leurs ventes nettes, les dépenses pour la recherche et le développement et le nombre d'employés, croître constamment et se situent depuis l'été dernier au-dessus du SMI. Selon la 5e édition du rapport SMTI, publiée par le Medical Cluster, Patrick Dümmler et Beatus Hofrichter, ConCep+, les entreprises suisses de technique médicale s'attendent pour le chiffre d'affaires 2014 et 2015 à un taux de croissance moyen de 9,7% (après 6% en 2012 et 2013). Les grandes entreprises estiment la croissance à 4,4 avec un chiffre d’affaires qui atteint plus d’un demi-milliard, alors que pour les petites entreprises elle atteint 15,7%, avec un chiffre d’affaires situé en dessous d’un million de francs suisses.

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Efficacité améliorée, crise de l'euro surmontée

Au moment de la mutation, les entreprises de technique médicale suisse ont travaillé dur et ont amélioré leur excellence opérationnelle. Selon les auteurs de l'enquête, elles sont bien placées pour le prochain élan de croissance. Un tiers des entreprises a pu surmonter la crise de l'euro avec l'aide de la politique monétaire mise en place par la BNS. Cependant, la problématique du taux de change à l'international demeure, ce qui réduit la compétitivité des entreprises du SMTI dans les pays touchés comme les États-Unis. Par conséquent, des investissements sont effectués dans des pays présentant des cours avantageux.

La taille critique fait défaut aux petites entreprises

La pression exercée sur les prix et les règlementations sont d'après 85% des personnes interrogées les deux défis majeurs, qui vont prendre de l'ampleur dans un environnement de plus en plus axé vers la globalisation et consolidé. D'après l'enquête, pour y faire face de manière adaptée, la taille critique fait défaut à de nombreuses entreprises, majoritairement des PME. Ce sont principalement les fabricants avec un chiffre d'affaires entre 10 et 50 millions de francs suisses qui peinent à traverser cette «montagne de défis». Ils doivent faire preuve de créativité pour agir avec succès de leur position de niche. Contrairement aux grandes entreprises, elles se voient donc refuser l'accès direct aux marchés internationaux. En bref, il leur manque les ressources suffisantes pour cela. «Avec les capacités dont elles disposent, elles doivent essayer de trouver des approches intelligentes et développer des nouveaux modèles commerciaux» conseillent les auteurs de l'enquête.

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