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MSM: Pourquoi le GIM-CH ne fait-il pas partie de Swissmem?
Antonio Rubino: la question s'était posée à l'époque de mon prédécesseur et c'est seulement depuis 2008 que le GIM fait partie de Swissmechanic. Les deux associations ont des avantages et inconvénients. Nous pensons que Swissmechanic est plus à même de défendre les intérêts des PME, alors que l'association Swissmem est plutôt tournée vers une mentalité de «grandes entreprises». Or ces deux catégories d'entreprises n'ont pas forcément les mêmes soucis et priorités.
L'autre raison c'est que Swissmem a pour l'essentiel une convention collective, définissant notamment des salaires minimaux, et le GIM-CH n'y est pas favorable. Même si les conventions collectives sont des instruments de paix sociale intéressants, nous pensons que les entrepreneurs doivent garder la liberté de choix. Toutefois, je dois préciser que notre centre de formation CFVI fait partie de Swissmem; la raison en est volontaire. Les écoles professionnelles utilisent beaucoup les livres et supports de cours édités par Swissmem. Ainsi le GIM-CH est devenu de fait un partenaire de Swissmechanic et non une section romande. Nous voulons garder cette autonomie. La vision du comité du GIM est d'être proche du terrain pas uniquement en utilisant la même langue que nos membre mais surtout en utilisant le même langage. Nous devons comprendre les soucis et les motivations de nos membres. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard, si nous offrons dans la sécurité au travail une solution de branche Swissmechanic à nos membres à laquelle le GIM-CH a beaucoup contribué. Nous apportons de nombreuses valeurs ajoutées, notamment toute une série de renseignements pour le management par exemple par la mise à disposition d'une hotline juridique (guide de l'employeur du Centre Patronal), la plateforme Mecaforma et l'organisation des cours inter-entreprises à travers notre Centre de formation, se trouvant désormais à Mex dans des nouveaux locaux, modernes et spacieux. Notre rôle est d'être proche des gens si nous remplissons bien ce rôle nous conserverons notre raison d'être mais si nous ne devenons qu'une station de relais nous perdrons notre raison d'être.
MSM: Que fait le GIM-CH pour promouvoir les formations techniques?
Antonio Rubino: Nous proposons une plate-forme en ligne www.mecaforma.ch dédiée aux jeunes à la recherche d'une profession technique. Et pour la promotion des métiers, comme décrit plus haut, nous offrons des tests d'aptitude à plus de 250 jeunes intéressés par année ainsi que des stages en immersion d'une semaine à environ 90 jeunes en recherche d'apprentissage. Au CFVI nous recevons en moyenne 350 apprentis par année qui utilisent notre infrastructure de formation pour se perfectionner en fraisage, tournage et sur les machines CNC. Et dans le cadre de l'ordonnance de formation du SEFRI (Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation), nous sommes consultés sur les ordonnances de formation afin de faire évoluer les formations en fonction des besoins de nos industries. Au delà de cela nous avons deux commissaires professionnels engagés par le GIM-CH donnant les autorisations de former, ils sillonnent la Suisse romande, pour informer, rectifier et accompagner les entreprises formatrices dans leurs rapports avec les apprentis.
MSM: Quand se déroulera la prochaine rencontre-exposition Technopolis?
Antonio Rubino: La dernière exposition s'est déroulée en 2010 à l'EPFL, nous avons prévu d'organiser à nouveau une telle exposition sans qu'une date soit fixée pour l'instant. Il y a pléthore de salons et expositions à travers la Suisse et la France voisine. Il s'agit de trouver un positionnement adéquat et pertinent pour Technopolis. N'oublions pas que Lausannetec s'est arrêté après seulement une édition.
MSM: Quelle est votre formation?
Antonio Rubino: J'ai une formation d'économiste et j'ai beaucoup travaillé pour des sociétés industrielles, tels que Tesa et LEM.
MSM: Votre formation est-elle en adéquation avec l'activité que vous exercez aujourd'hui?
Antonio Rubino: je pense que oui, ce n'est pas nécessaire d'être un spécialiste du fraisage et tournage mais plutôt de comprendre les enjeux de l'industrie mécanique, de la formation et surtout des PME pour apporter des solutions. De plus, je parle couramment l'allemand et l'anglais ce qui facilite les contacts avec Swissmem et Swissmechanic.
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