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MSM: La direction du GIM-CH a récemment changé, à la présidence François Schoch a repris la place laissée vacante par Jean-Etienne Holzeisen. Est-ce là selon vous un changement dans la continuité ou plutôt une cassure?
Antonio Rubino: C'est une continuité tout en mettant des accents ailleurs et en donnant plus d'importance aux contacts avec les milieux économiques et politiques. Rappelons que le GIM-CH existe depuis 1982, nous avons donc plus de 30 ans d'héritage historique et nous devons continuer à construire sur nos bases bien ancrées de l'industrie romande.
Nous allons être plus actifs dans la défense des intérêts de nos entreprises membres auprès des gouvernements soit faire du lobbying politique plus intensif, tant au niveau national que cantonal. Notamment dans l'aide et le soutien à la compétitivité des PME.
MSM: Le GIM-CH fait partie de Swissmechanic. Quels sont les avantages pour les entreprises de faire partie de cette grande organisation faitière?
Antonio Rubino: Elle nous donne une envergure et un rayonnement sur toute la Suisse. Nous devons être présent au niveau national, il était donc normal de s'associer à Swissmechanic pour pouvoir avoir une présence plus marquée. Le GIM-CH compte 200 entreprises membres, notre avantage est d'être reconnu en temps qu'association romande ayant une grande visibilité et une excellente proximité avec les industries. Le fait que le GIM-CH soit partenaire de Swissmechanic nous permet aussi de faire entendre notre voix au niveau politique, notamment dans les campagnes de votation Minder et l'initiative 1/12.
A ce propos nous regrettons que l'initiative Minder aye été acceptée par le peuple. Nous n'y étions pas favorable, toutefois nous respectons ce vote populaire et regrettons par contre que cela aye permis l'arrivée en force de l'initiative 1/12 avec le débat émotionnel et parfois biaisé sur les salaires excessifs. Cela ne veut par contre pas dire que nous soutenons des rémunérations hors norme d'une poignée de haut dirigeants qui n'ont aucun fondement économique et qui sont à bannir. Sur l'initiative 1/12, nous n'y sommes pas non plus favorables car trop excessive et liberticide, nous préférons laisser toute latitude aux entrepreneurs dans le choix de leurs politiques salariales.
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