La situation dans l'industrie tech suisse s'est fortement détériorée au cours du premier semestre 2025. Par rapport au premier semestre de l'année précédente, les chiffres d'affaires ont baissé de 2,5 %, les entrées de commandes de 2,3 % et les exportations de biens de 0,9 %. Au deuxième trimestre, le volume des commandes a baissé de 13,4 % par rapport au trimestre précédent. Or cet effondrement a eu lieu avant même le « marteau douanier » américain.
2025 : l'industrie tech dans une spirale descendante.
(Source : iXimus-Pixabay)
Il faut donc s'attendre à une accélération de la baisse des entrées de commandes dans les mois à venir. La récession industrielle existante risque ainsi de s'aggraver encore massivement. Swissmem appelle le Conseil fédéral et le Parlement à améliorer les conditions-cadres pour l'économie d'exportation par des mesures rapides au niveau national et de sauver ainsi des emplois. L'association a lancé une pétition à ce sujet.
L'industrie tech suisse (industrie des machines, des équipements électriques et des métaux, ainsi que branches technologiques apparentées) enregistre désormais neuf trimestres consécutifs de baisse des chiffres d'affaires par rapport à la même période de l'année précédente. L'évolution de l'activité au deuxième trimestre est particulièrement inquiétante : en l'espace de trois mois, le volume des commandes s'est effondré de 13,4 %, or il faut préciser que cela s'est produit avant l'annonce des droits de douane américains exorbitants de 39 %. Avec 80,9 % au deuxième trimestre, le taux d'utilisation des capacités de production a été nettement inférieur au taux moyen à long terme de 86,2 %. Avec 324 600, le nombre de personnes employées dans l'industrie tech a diminué de 3100 personnes au deuxième trimestre.
Les exportations prises en étau entre la faiblesse de la Chine et les droits de douane américains
Au premier semestre 2025, les exportations de biens de l'industrie tech suisse ont été inférieures au niveau de l'année précédente (- 0,9 %). Le principal responsable de ce résultat est le faible développement vers l'Asie (-7%), la Chine se distinguant de manière particulièrement négative (- 16,8 %). Les exportations vers l'UE ont stagné (- 0,1 %) et celles vers les États-Unis ont légèrement augmenté dans l'ensemble (+ 1 %). Toutefois, au cours du semestre, les signes avant-coureurs du commerce avec les États-Unis se sont complètement inversés. Alors que les exportations avaient encore fortement augmenté au premier trimestre par rapport à la même période de l'année précédente (+ 5,3 %), elles se sont effondrées au deuxième trimestre (- 3,1 %) après les menaces douanières.
Stefan Brupbacher, directeur de Swissmem, est profondément inquiet : « Les incertitudes politiques ont touché de plein fouet la demande de biens d'investissement au deuxième trimestre. Nous nous trouvons dans une dangereuse spirale descendante, dont l'effet d'aspiration est désormais renforcé par les droits de douane américains. C'est dramatique pour les entreprises, les régions et les collaborateurs concernés. »
L'industrie tech entre combativité et plans de crise
Swissmem a réalisé un sondage auprès de ses entreprises membres après le 7 août. Les résultats montrent que les principaux facteurs négatifs sont le franc fort et la faiblesse de la demande. Sont cités ensuite la pression réglementaire et l'effondrement des activités américaines, ce qui souligne l'importance de ce marché. C'est toutefois l'effet cumulé des 15 facteurs négatifs listés dans le sondage qui a les répercussions les plus désastreuses : 70 % des entreprises estiment que la charge globale est importante, voire très importante.
Malgré la situation difficile, les entreprises de l'industrie tech continuent à se battre. 80 % des entreprises veulent conquérir de nouveaux marchés et 60 % développer de nouveaux domaines d'activité. « Cela démontre l'esprit de l'industrie tech suisse. Les entreprises ne se plaignent pas, mais cherchent de nouvelles voies », souligne Martin Hirzel, président de Swissmem. Néanmoins, la part des entreprises qui prévoient des mesures radicales comme des suppressions de postes (37 %), des délocalisations vers l'UE (31 %) ou du chômage partiel (28 %) est élevée. « Nous nous trouvons dans une phase délicate. De nombreuses entreprises préparent des plans de suppressions de postes et de délocalisation. Des licenciements sont incontournables. L'ampleur de ces derniers dépendra de la rapidité avec laquelle les responsables politiques désamorceront les droits de douane américains de 39 %. Au niveau national, ils doivent de toute urgence réduire les coûts pour l'industrie. »
Pétition au Conseil fédéral et au Parlement : un véritable soutien plutôt que de nouvelles charges
Le Conseil fédéral et le Parlement sont appelés à réduire la charge globale pour les entreprises. Les résultats du sondage le soulignent : il est impératif de réduire la bureaucratie et de mettre le holà à de nouvelles réglementations. De plus, il ne doit pas y avoir de taxes supplémentaires, notamment au niveau des coûts salariaux indirects. Lors de la session d'automne, le Parlement aura en outre en son pouvoir d'augmenter la durée d'indemnisation en cas de réduction de l'horaire de travail à 24 mois, ce qui peut éviter des licenciements massifs. Par ailleurs, la révision de la loi sur le matériel de guerre doit être achevée : c'est le seul moyen de sauver l'industrie de l'armement en Suisse et de garantir la sécurité du pays.
Situation au30.10.2020
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Les partis, les ONG et les associations doivent également apporter leur contribution en renonçant aux référendums contre les nouveaux accords de libre-échange et les accords actualisés. Les accords bilatéraux avec l'UE prennent quant à eux une importance encore plus grande : nous avons besoin de relations bonnes et stables avec notre principal partenaire commercial. Le processus de conclusion des Bilatérales III doit donc être accéléré. Martin Hirzel souligne que « les entreprises ont maintenant besoin de temps et de moyens financiers pour s'adapter. Du temps, elles en gagnent grâce à la prolongation des indemnités de chômage partiel. Et des moyens financiers sont libérés grâce à des coûts de site plus faibles ».