La faiblesse conjoncturelle dans l'industrie tech suisse se poursuit. Au premier trimestre 2025, le chiffre d'affaires de la branche a reculé de 3,0 % par rapport à la même période de l'année précédente. Les entrées de commandes ont, quant à elles, stagné au niveau de l'année précédente.
Chiffres clés 2024 de l’industrie tech.
(Source : Swissmem)
Les principaux indicateurs montrent que la faiblesse de l'activité se poursuivra au cours des prochains mois. Il existe en outre des risques de baisse considérables. Si les droits de douane américains entraient en vigueur au niveau annoncé, l'industrie tech serait durement touchée. La politique doit agir de toute urgence : l'accord de libre-échange avec les États du Mercosur doit être conclu le plus rapidement possible. En outre, il est nécessaire d'étendre à 24 mois la durée maximale d'indemnisation en cas de réduction de l'horaire de travail. Et il faut renoncer à toute augmentation des coûts salariaux indirects pour une extension des prestations sociales, par exemple pour les crèches ou l'AVS.
Au premier trimestre 2025, le chiffre d'affaires de l'industrie tech suisse (industrie des machines, des équipements électriques et des métaux et branches technologiques apparentées) a baissé de 3,0 % par rapport au même trimestre de l'année précédente. Les ventes ont donc diminué par rapport à la même période de l'année précédente, et ce pour la huitième fois consécutive. Le taux d'utilisation des capacités de production dans les entreprises a également continué à baisser, n'atteignant plus que 81,1 %. Cette valeur est fortement inférieure à la moyenne à long terme de 86,0 %. Au premier trimestre 2025, les entrées de commandes sont restées au niveau du même trimestre de l'année précédente (- 0,3 %).
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Évolution inégale des exportations
Au premier trimestre 2025, les exportations de biens de l'industrie tech suisse ont légèrement augmenté (+ 0,7 %) par rapport à la même période de l'année précédente, pour atteindre une valeur de 17 milliards de francs. L'évolution des exportations a fortement varié selon les régions de marché. Les exportations vers les États-Unis ont fortement augmenté (+ 5,3 %) avant les décisions de l'administration Trump en matière de droits de douane. Celles à destination de l'UE ont également connu une hausse modérée (+ 0,8 %). En revanche, les exportations de biens vers l'Asie ont enregistré un recul prononcé (- 6,6 %). L'évolution est tout aussi inégale pour les principaux groupes de produits. Ainsi, les exportations ont augmenté pour les instruments de précision (+ 4,5 %) et dans le domaine de l'électrotechnique/électronique (+ 1,4 %). En revanche, elles ont diminué dans la construction de machines (- 2,9 %) et les métaux (- 1,6 %).
Question clé : que font les États-Unis ?
L'industrie tech suisse continue d'avancer au ralenti. Les principaux indicateurs ne laissent pas présager de changement dans les prochains mois, et un nouvel effondrement ne peut être exclu. Ainsi, les valeurs de l'indice des directeurs d'achat (PMI) de l'industrie restent presque partout dans le monde en dessous du seuil de croissance. Les attentes des entreprises membres de Swissmem sont de ce fait modérées : seules 24 % des entreprises s'attendent à une augmentation des entrées de commandes de l'étranger pour les douze prochains mois.
D'un autre côté, la part de celles qui s'attendent à une baisse des commandes a augmenté de sept points de pourcentage depuis fin 2024, pour atteindre 32 %. Les 44 % restants s'attendent à ce que le niveau des commandes reste inchangé. Seule l'Inde pourrait donner des impulsions notables, alors que les attentes concernant les affaires américaines se sont littéralement effondrées. Le directeur de Swissmem, Stefan Brupbacher, fait le point : « Les chiffres du premier trimestre sont décevants. Sans compter que ces chiffres ne tiennent même pas compte de l'impact des droits de douane américains supplémentaires de 10 % et de la menace de 31 %. Les grandes incertitudes géopolitiques se poursuivent et continuent de freiner la demande de biens de l'industrie tech suisse. Les risques de baisse sont considérables. »
Actuellement, tous les regards sont tournés vers Washington et vers Berne. « Nous espérons que la diplomatie suisse parviendra, dans le cadre des négociations en cours avec les États-Unis, à éviter les droits de douane qui menacent ou du moins à les réduire de manière substantielle. Autrement, nous devons nous attendre à un effondrement des entrées de commandes dans l'industrie tech suisse ainsi qu'à une augmentation du chômage partiel et des licenciements », ajoute Stefan Brupbacher.
Accord de libre-échange avec le Mercosur : à conclure dès maintenant
En périodes de difficultés économiques, la politique est appelée à adopter des mesures de soutien aux entreprises. Pour l'industrie tech suisse, l'accès aux marchés mondiaux le plus libre possible est une priorité. Voici ce que demande le président de Swissmem Martin Hirzel : « Face à la montée du protectionnisme, la Suisse doit impérativement conclure d'autres accords de libre-échange et améliorer ceux qui existent déjà. Actuellement, l'accord avec les pays du Mercosur est au cœur des priorités. Nous devons le conclure définitivement, maintenant. » Cela est d'autant plus important que l'UE est parvenue récemment à conclure un tel accord. « Si la Suisse ne peut pas faire de même immédiatement, elle risque de subir des désavantages concurrentiels massifs par rapport à ses concurrents de l'UE », ajoute Martin Hirzel.
Situation au30.10.2020
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La baisse conjoncturelle dans l'industrie tech suisse dure depuis deux ans déjà. C'est pourquoi il est donc tout aussi urgent d'étendre à 24 mois la durée maximale d'indemnisation en cas de réduction de l'horaire de travail. « De nombreuses entreprises ont dû introduire le chômage partiel il y a plusieurs mois déjà. Cette prolongation est nécessaire, car il n'est pas encore possible de prévoir quand la reprise se fera sentir. Cela donne aux entreprises concernées une certaine sécurité de planification et permet d'éviter les licenciements », justifie Martin Hirzel. Enfin, la politique doit reconnaître la gravité de la situation : il n'y a pas de marge de manœuvre pour une nouvelle extension des crèches et de l'AVS, qui ferait peser d'énormes charges supplémentaires sur les entreprises et le personnel via les coûts salariaux indirects. MSM