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De quoi parlons-nous quand on parle de « valeur » ?
Avant d’aller plus loin, il est impératif de revoir un concept de base : « la valeur ». On parle de « valeur » parfois sans vraiment poser le concept de manière claire. Quand cela arrive, la valeur semble se déguiser en concept hautement abstrait, difficile à cerner, laborieux alors de se faire une idée terre-à-terre de la question.
Pour éviter tout cela, on va oser aller rencontrer ce concept face-à-face et on va l’examiner sans anesthésie.
Soyons alors très clairs et directs :
La valeur d’une entreprise est étroitement liée à sa capacité de se rendre intéressante pour les investisseurs, car ce sont eux qui fournissent le capital afin que l’entreprise puisse fonctionner.
En contrepartie, ces investisseurs reçoivent les bénéfices d’avoir fait ces apports malgré le risque, sous forme d’un rendement donné, lequel garde un rapport à l’investissement initiale et au risque encouru. Dans une grande majorité des cas, on parle alors de « dividendes ».
Plus une entreprise génère ce qu’on appelle des « free cash flows » alors plus sa valeur augmente.
La valeur c'est quoi ?
Ces « free cash flows » ne sont rien d’autre qu’une projection des bénéfices que l’entreprise dégagera dans l’avenir, sur un temps donné.
Le bénéfice, à son tour, est la simple différence entre ce que l’entreprise gagne (ses revenus) et l’ensemble de ses coûts directes, indirectes, mais aussi des amortissements, des coûts financiers et des autres coûts à considérer.
En conclusion, afin d’augmenter la valeur d’une entreprise, soit on fait en sorte que ses revenus augmentent, soit on arrive à diminuer ses coûts.
Il n’y a pas vraiment besoin d’aller beaucoup plus loin afin de bien cerner le concept de « valeur ».
En tant que corolaire, on pourrait y ajouter que si on est capable de prendre des actions qui créent de la valeur alors il faut pouvoir établir un lien direct entre ces actions et le P&L - compte de résultat –.
Et pourquoi cela ? Parce que le P&L est l’élément clé au moment d‘établir ces « free cash flows », lesquels vont devenir, à leur tour, la matière première nécessaire afin de déterminer la valeur de l’entreprise, si on se base sur des méthodes telles que le modèle « Gordon-Shapiro ».
Si on récapitule : dans la mesure où on prend des actions comportant un impact positif sur le P&L alors ces actions vont faire augmenter la valuation de l’entreprise.
C’est donc à partir de ces actions qu’on génère véritablement de la valeur. (Voir figure 2)

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