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MSM : Pouvez-vous dresser un bref historique de l’évolution de vos compagnies et surtout le déclic qui vous a poussé à devenir un sous-traitant après avoir dirigé avec succès une manufacture ?
Bernhard Lederer: Je ne peux pas dire si les circonstances jouent un rôle dans le fait que la langue française ne soit pas ma langue maternelle, mais une chose est certaine c’est que j’ai souvent eu la sensation que je n’ai pas toujours pu expliquer à certains sous-traitants ce que je voulais exactement, comme des détails qui ne peuvent pas être représentés sur un dessin technique. Telle que l’âme d’un mouvement de montre.
Cette incertitude – qui m’a souvent habité – de savoir si les pièces commandées seraient exactement comme je les avais imaginées, m’a poussé à faire le pas pour devenir mon propre sous-traitant. Je n’avais aucun problème de langue avec moi-même. Entre-temps, mon français s’est beaucoup amélioré et la renommée de la qualité de nos pièces est maintenant tellement connue que j’ai décidé, il y a quelque temps, de proposer officiellement nos capacités.
MSM : Si une future demande devait vous obliger à travailler en collaboration avec une autre entité de production, (car votre capacité de fabrication est tout de même limitée) cela vous poserait-il un problème ?
Bernhard Lederer: Non, et je ne vois pas pourquoi cela me gênerais. De même que nous aidons de nombreux fabricants de pièces de mouvements en cas de surcharge, de même ceci pourra, je l’espère, se faire dans l’autre sens et nous recevrons des pièces d’autrui. Mais, actuellement, je peux encore très bien couvrir nos propres besoins.
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