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Du choix à la livraison
Investir dans une nouvelle machine-outil ne se fait pas du jour au lendemain et encore moins quand il s’agit d’une grosse machine au coût important qui devra avoir une durée de vie opérationnelle d’au moins 20 ans.
Un long travail en amont a été fait depuis l’intérêt de Jean-Gallay pour la RX14 de Reiden jusqu’à sa livraison. Tout a commencé par l’envoi chez Reiden de modèles 3D de pièces types à usiner. Cela permit à Reiden de connaître avec précision les besoins de Jean-Gallay et les particularités des pièces qui seront usinées par la machine. Ensuite grâce à des simulations informatiques, les meilleures stratégies d’usinage ainsi que les temps de cycle et les outillages ont pu être définis avant pré-réception sur une pièce. « Les pré-réceptions sont de plus en plus courantes vu la complexité des pièces » explique Patrick Glanzmann. Dans ce cas, une pièce a été usinée par la RX14 encore dans la halle d’assemblage à Reiden dans les mêmes conditions que si elle avait été à Plan-les-Ouates. Cela comprend aussi les posages, les attachements et outils de coupe, les conditions sont parfaitement identiques aux configurations choisies par le client. Après le contrôle de la pièce et la validation par le client, la machine sera en partie redémontée et préparée pour son transport jusqu’à Plan-les-Ouates. Cette manière de procéder assure à l’utilisateur final de n’avoir aucune mauvaises surprises sur site et de pouvoir très rapidement commencer la production.
Parallèlement, les personnes destinées à travailler sur la RX14 ont suivi une formation chez Reiden et sur site d’une durée de 15 jours pour se familiariser avec l’utilisation de la machine et de sa commande.
Une première en Suisse romande
Bien-sûr on n'accueille pas un hôte de cette taille sans prendre certaines précautions. Accusant 42 tonnes sur la balance, la RX14 à besoin d’une dalle appropriée et c’est ce par quoi Jean-Gallay S.A a commencé. Mais d’autres investissements ont été nécessaires pour permettre à la RX14 de donner sa pleine mesure. A commencer par les attachements au standard HSK 100 et au choix de la technologie de serrage. Ici Jean-Gallay a misé principalement sur le frettage des outils avec des tasseaux adaptés et un banc de montage/démontage par induction. L’autre impératif découle des capacités de tournage de la RX14, cela demande aussi des attachements spécifiques dédiés aux opérations de tournage. Mais avec son magasin d’outils à 92 positions fixes, les tasseaux longs et lourds ne posent pas de problèmes. En effet, le magasin accepte des outils avec un encombrement de maximum 600 mm de long pour 250 mm de diamètre. Pour les outils de coupe, Jean-Gallay n’est pas contraint d’utiliser des outils validés par ses clients, l’entreprise définit elle-même ses besoins et valide en interne ses processus d’usinage. Elle peut compter sur les nombreuses références d’outils proposés par tous les plus grands fabricants d’outillage du monde et dédiés au domaine de l’aéronautique pour équiper ses machines.
En service à Plan-les-Ouates depuis plusieurs mois, la première RX14 livrée en Suisse romande par Reiden donne entière satisfaction, « Nous sommes extrêmement satisfait des performances de la machine » déclare Nicolas Lavarini tout en poursuivant par : « Le marché de l’aéronautique explose depuis quelques années, avec la charge qui augmente et notre centre d’usinage Mandelli qui n’est plus tout jeune, il est fort possible que nous commandions une nouvelle machine Reiden dans les 3 ou 4 années à venir ».
De belles perspectives pour le spécialiste des turbomachines mais aussi pour le fabricant lucernois de machines-outils comme l’explique Patrick Glanzmann : « Nous sommes très heureux d’avoir livré une RX14 chez Jean-Gallay parce que c’est une entreprise qui dispose d’un savoir-faire et d’une réputation reconnus à l’international. Le domaine de l’aéronautique est très porteur et nous intéresse beaucoup. Je démarche des entreprises en Allemagne par exemple, et tous connaissent Jean-Gallay SA. Associer le nom de Reiden et de Jean-Gallay nous a apporté une plus grande visibilité au sein des acteurs de ce marché très spécialisé, se sont pour nous d’excellentes références ! » Patrick Glanzmann précise encore que : « Nous avons beaucoup appris de ce partenariat, spécialement concernant les opérations de tournage. Chez Reiden nous fabriquons 70% des pièces en interne avec nos propres machines, mais se sont principalement des opérations de fraisage. Alors il était intéressant pour nous d’étudier une application orientée tournage. Notre formateur a aussi profité de cet échange, pas tant au niveau de la programmation qu’il maîtrise parfaitement, mais concernant les particularités de l’usinage de pièces de grandes dimensions en matériaux réfractaires ».
Des valeurs en commun
Reiden Technik AG et Jean-Gallay SA partagent plusieurs valeurs très importantes à leurs yeux ainsi que des origines similaires. Ce sont au départ des entreprises familiales, toutes deux centenaires, qui ont ensuite été reprises mais tout en restant à taille humaine. Ce sont de grandes familles où l’on se sent bien.
Nicolas Lavarini développe le sujet : « La dimension humaine est très importante pour Jean-Gallay S.A. Nous sommes une grande famille, d’ailleurs notre taux de rotation est très faible et généralement nos collaborateurs nous quittent la retraite venue. Ils peuvent se développer et avoir une bonne évolution de carrière à tous les niveaux de notre entreprise. C’est ça la force de Jean-Gallay, des hommes et des femmes qui partagent leurs connaissances et qui restent fidèles à l’entreprise ». Et ce n’est pas Patrick Glanzmann qui le contredira, Reiden applique la même philosophie, créer des conditions de travail idéales en préservant la culture centenaire de l’entreprise qui trouve ses racines dans ses origines familiales.
De plus les deux partenaires ont d’autres similitudes comme leur dynamisme. Reiden a vendu 7 machines de la série RX rien que sur les 5 derniers mois. Et quant à Jean-Gallay, l’entreprise fabrique des éléments pour la grande majorité des propulseurs actuellement en fonction. Que ce soit un Airbus, un Boeing ou encore un Mirage 2000 ou un F/A 18 des Forces aériennes suisses, il y aura toujours ici ou là des composants « estampillés » Jean-Gallay S.A. Et l’entreprise envisage déjà de futurs développements consécutifs à l’évolution du marché et des technologies des turboréacteur. C’est aussi sur le plan de la transmission du savoir à travers la formation que les deux entreprises se retrouvent. En effet, Reiden comme Jean-Gallay sont des entreprises formatrices très activent qui attachent beaucoup d’importance à la formation de leurs apprentis. Chez l’un comme chez l’autre, ils disposent de conditions idéales, de machines modernes et de formateurs expérimentés et passionnés pour leur apprendre leur futur métier.
Bien plus qu’un contrat de vente
Le partenariat de confiance qui s’est créé entre Reiden et Jean-Gallay risque de durer encore longtemps. Nicolas Lavarini imagine déjà l’avenir : « Avec cette croissance structurelle, nous aurons bientôt besoin de pousser les murs. C’est pourquoi nous imaginons déjà la possibilité d’agrandir l’atelier et d’investir dans un futur centre d’usinage Reiden ».
De son côté Reiden explore un nouveau marché parfaitement adapter à sa gamme RX. La persévérance du fabricant pour percer dans ce marché difficile porte ses fruits avec la RX14 livrée chez Jean-Gallay ou encore une RX18 chez Liebherr Aerospace en Allemagne.
En tant que fabricant de machines-outils, se démarquer sur un marché extrêmement concurrentiel n’est pas une gageure et Reiden l’a parfaitement compris. Aujourd’hui il ne faut pas simplement vendre une machine mais un service complet. C’est justement un domaine que Reiden maitrise parfaitement et ses clients ne se sentiront jamais abandonnés une fois le contrat de vente signé. Il ne reste plus qu’à faire reconnaître à tous les acteurs du monde de l’aéronautique les grandes qualités de la gamme RX de Reiden, et pour cela quel meilleur ambassadeur que Jean-Gallay SA ! MSM
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