Pourquoi devenir polymécanicienne?

| Rédacteur: Jean-René Gonthier

Aline Mekongo, 20 ans, est actuellement en dernière année de CFC de polymécanicienne au CPNV. (Image: CPNV)
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Aline Mekongo, 20 ans, est actuellement en dernière année de CFC de polymécanicienne au CPNV. (Image: CPNV)

>> Au Centre Professionnel du Nord Vaudois (CPNV), plusieurs jeunes femmes suivent la formation de polymécanicienne. A travers une interview avec l'une d'entres elles, nous avons cherché à savoir quelles pouvaient être les raisons poussant une jeune femme à s'intéresser à un métier si souvent catégorisé de «masculin» et comment elle pouvait se sentir dans ce milieu.

Aline Mekongo, 20 ans, est actuellement en dernière année d'apprentissage de polymécanicienne au Centre professionnel du nord vaudois (CPNV). Cette dernière suit sa formation pratique dans l'atelier mécanique du CPNV situé au Technopôle de Sainte-Croix.

Pourquoi vous êtes-vous tournée vers ce métier ?

Aline Mekongo : Tous les métiers mécaniques, passent très souvent pour être des branches réservées à la gent masculine. Alors c'est par curiosité et pour comprendre pourquoi ils sont ainsi catalogués que je me suis tournée vers ce métier.

Qu'est-ce que vous aimez dans ce travail ?

A.M. : La réalisation des pièces, des outils et le fait de passer de l'usinage conventionnel à celui de la commande numérique. Les pièces ou les outils fabriqués sont en métal, parfois en matière synthétique (aciers laiton plexiglas...)

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Quelles sont, à votre avis, les qualités requises pour devenir polymécanienne ?

A.M. : Je dirais qu'il faut aimer la mécanique, aimer travailler avec le métal, être apte à travailler en équipe et être habille manuellement.

Est-ce parfois dérangeant de travailler dans un milieu à majorité masculine ?

A.M. : Je ne pense pas que cela soit dérangeant sinon j'aurais réfléchi à deux fois avant de me lancer dans ce milieu. Je crois plutôt que c'est un avantage, cela nous pousse à nous imposer. C'est un défi à relever, prouver que l'on peut !

Est-ce que, en tant que femme, vous êtes exclue de certaines tâches ou, au contraire, dévolue à d'autres particulières ?

A.M. : Nous sommes épargnées de certaines tâches, surtout celles qui nécessitent l'emploi d'une force musculaire assez importante.

Est-ce que certaines personnes vous font-elles particulièrement ressentir que vous êtes une femme dans un milieu et une profession principalement masculine ?

A.M. : J'ai été très souvent confrontée à cela lorsque j'allais passer mes entretiens d'embauche. C'était la même question qui survenait sans cesse « Pourquoi n'avez-vous pas choisi un métier pour fille ? », et cette question, me laissait ressentir qu'il y avait des métiers réservés exclusivement aux hommes ou aux femmes.

Comment a réagi votre entourage face à votre choix professionnel ?

A.M. : La réaction était plutôt positive, sans surprise pour mon entourage. Parce que j'aimais beaucoup bricoler.

Pensez-vous qu'il y ait des choses à améliorer pour intéresser davantage de filles à ce métier ?

A.M. : Bien sûr ! Tout d'abord, éviter de présenter la mécanique comme étant un métier fait essentiellement pour les hommes. Ensuite, montrer les diverses options de la branche. Après la formation qui dure en l'occurrence quatre ans, nous avons, par exemple, la possibilité de poursuivre nos études afin de devenir ingénieure en construction de machine. Enfin, encourager les filles qui sont intéressées mais qui n'osent pas à cause des stéréotypes.

Est-ce dérangeant d'être interviewé car vous êtes des filles dans un milieu d'hommes ?

A.M. : Pour moi le fait d'être interviewée ne présente en rien quelque chose de dérangeant. Je le prends comme étant une façon de promouvoir la mécanique en la présentant comme un métier mixte.

Quel est votre rêve professionnel ? Dans quel domaine seriez-vous très heureuse de travailler ? Ou pour quel genre d'entreprise ?

A.M. : Mon rêve est de devenir gestionnaire d'entreprise dans une grande firme du domaine mécanique mondialement connue, pourquoi pas.

Qu'est-ce que vous allez faire après votre passage au Technopôle ?

A.M. : Après mon passage au technopôle je continuerai mes études tout en restant dans le domaine de la mécanique.

Lorsqu'Aline Mekongo aura obtenu son certificat fédéral de capacité (CFC), elle veut poursuive ses études et faire son diplôme de technicienne en production à l'école suisse de gestion pour, ensuite, se spécialiser par une formation post-diplôme en gestion d'entreprise à l'école Swissmem Mécanique de Lausanne. <<

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