Économie Le secteur Medtech suisse est sous pression

de Swiss Medtech 3 min Temps de lecture

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La pression sur l'industrie suisse des technologies médicales, orientée vers l'exportation, s'accroît : la volatilité de la situation mondiale ainsi qu'une politique douanière américaine difficilement prévisible, le franc fort et de nouvelles barrières commerciales aggravent la situation.

Les accords bilatéraux III sont indispensables à la bonne santé du secteur suisse des techniques médicales.(Source : Jonathan Stutz - stock.adobe.com)
Les accords bilatéraux III sont indispensables à la bonne santé du secteur suisse des techniques médicales.
(Source : Jonathan Stutz - stock.adobe.com)

Lors de l'assemblée générale de Swiss Medtech qui s'est tenue à Lugano et à laquelle ont participé plus de 200 représentants et représentantes du secteur, le président Damian Müller a appelé à un changement de cap en matière de politique économique : un changement pragmatique, déterminé et axé sur la place économique. Le conseiller fédéral Ignazio Cassis, chef du Département fédéral des affaires étrangères en charge du dossier européen, était sur place.

L'accent a été mis sur les défis croissants dans le contexte international ainsi que sur la question de savoir comment la Suisse peut affirmer sa position de leader dans le domaine des technologies médicales. « En ces temps d'incertitudes croissantes, les partenariats stables gagnent en importance, en particulier les relations avec l'Union européenne », a déclaré le conseiller fédéral Ignazio Cassis lors de son intervention.

Dans son discours d'ouverture, Damian Müller, président de Swiss Medtech, a rappelé les atouts traditionnels de la Suisse, tels que la sécurité juridique, la liberté entrepreneuriale, et une réglementation modérée, soulignant qu'ils ne vont pas de soi et doivent être activement préservés. « L'économie, la politique et les autorités doivent à nouveau collaborer plus étroitement. Il faut maintenant envoyer des signaux clairs sur le plan de la politique intérieure en faveur de la place économique suisse – et non imposer des contraintes supplémentaires pour un secteur qui est déjà soumis à une forte pression », explique Damian Müller.

Les accords bilatéraux III sont indispensables

L'Union européenne est le principal partenaire commercial de l'industrie suisse des technologies médicales : près de la moitié de toutes les exportations sont destinées à l'UE et un emploi sur trois parmi les plus de 70 000 dépend directement des commandes provenant de l'UE. Un sondage de gfs.bern souligne l'importance des relations bilatérales : plus de 70 % des entreprises actives dans les technologies médicales estiment que le paquet Suisse-UE est important pour leurs propres affaires, et plus de 80 % pour la compétitivité de la Suisse. « Ce qui est décisif pour le secteur, c'est l'accès direct au marché intérieur de l'UE. Depuis la rupture des négociations en mai 2021, celui-ci est limité, avec des conséquences sensibles : la bureaucratie supplémentaire coûte des milliards au secteur », déclare Adrian Hunn, directeur de Swiss Medtech.

Il y a plus de trois ans, le Parlement a chargé le Conseil fédéral d'adapter la base légale de manière à ce que, outre les dispositifs médicaux certifiés par l'UE, ceux qui bénéficient d'une autorisation de la US Food and Drug Administration (FDA) soient également reconnus. La Suisse pourrait ainsi renforcer de manière ciblée son attractivité en tant que site tout en garantissant la prise en charge des patients et patientes. « Mais au lieu de saisir cette mission claire comme une opportunité, les autorités compétentes agissent avec hésitation. Les travaux sont en cours, mais il me manque la volonté de créer, le rythme et le pragmatisme », critique Damian Müller, auteur du mandat parlementaire.

Pas de charge supplémentaire

L'introduction prévue d'une nouvelle taxe sur les dispositifs médicaux en faveur de l'Institut des produits thérapeutiques Swissmedic suscite par ailleurs des inquiétudes dans le secteur. Adrian Hunn s'exprime de manière très critique à ce sujet : « L'institut tente apparemment d'atténuer ses récentes difficultés financières aux dépens de l'industrie. Ce n'est pas la bonne approche. Des erreurs peuvent se produire, mais il est inacceptable de les imputer a posteriori au secteur. » La taxe prévue s'élève à environ 25 millions de francs par an, ce qui correspond exactement au déficit actuel de l'Institut des produits thérapeutiques Swissmedic.

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