Portrait de Philippe Menoud directeur d'IEM SA

Philippe Menoud… l’IoT

| Rédacteur: Jean-René Gonthier

Philippe Menoud, CEO IEM SA.
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Philippe Menoud, CEO IEM SA. (Source : PM)

A Genève, la société IEM fabrique des parcomètres depuis trente ans. D’abord mécaniques ils sont maintenant électroniques et connectés. « Nous en avons vendu 30'000 en Europe » souligne Philippe Menoud. L’Internet des Objets (IoT) a cependant tout changé.

Nous sommes capables aujourd’hui de savoir en temps réel le taux d’occupation, de rotation et de paiement pour ses places de parking. Nous lui permettons de fixer des tarifs dynamiques, comme cela a été testé à San Francisco. Le prochain défi, ce sera de s’adapter à l’arrivée de l’Intelligence Artificielle pour analyser en direct les nouveaux flux du trafic urbain provoqué notamment par les voitures autonomes », poursuit Philippe Menoud. Pour lui, la révolution numérique, va l’obliger à revoir son modèle d’affaires car l’IoT sera à l’avenir avant tout un service.

D’où vient IEM ?

Philippe Menoud : « On vient du hardware… mais on est maintenant beaucoup plus dans le software… avec les horodateurs solaires basé sur l’énergie solaire et des capteurs de parking nous sommes obligé de traiter des données en très grand nombre…

Et donc nous avons dû développer des applications clients comme " PrestoPark " mais aussi des applications IoT de connections entre installations d’horodateurs pour regrouper les données produites par ceux-ci autour d’une centrale. Tout le monde arrive à digitaliser les horodateurs mais offrir un service à haute valeur ajoutée c’est plus difficile d’autant qu’il faut maîtriser le software et le hardware en même temps… car en même temps que d’offrir des données en temps réel aux villes il faut aussi et toujours pouvoir imprimer localement les tickets des clients sur chaque horodateur et ceci quelle que soit la météo ».

Qu'est-ce que PrestoPark ?

Philippe Menoud : « C’est une application sur smartphone qui indique une place de parking disponible avec une bonne probabilité. C’est très utile en milieu urbain puisque 10 à 30% du trafic c’est des automobilistes qui cherchent une place de parking. Notre système est plus fiable que ceux de Google ou Tom-Tom, qui sont basé uniquement sur de l’analyse software des données de smartphones… Nous avons des objets connectés sur le terrain qui nous donnent de l’information précise. L’IoT c’est d’abord des capteurs puis de la donnée. Donc vous voyez on évolue en hardware et en software ».

Quel défi représente pour vous l’usage de l’IoT ?

Philippe Menoud : Aujourd’hui nos clients sont les villes, particulièrement ses usagers, ses citoyens. On va donner aux villes des données en temps réel et devoir les aider à comprendre et à prendre des décisions prédictives. Pour les usagers on doit garantir un service impeccable et les aider dans leur parcours d’automobiliste.

La smart city c’est d’abord des smart données… « En ce sens nous sommes un de ses éléments, la ville va devenir plus écolo (qualité de vie) et moins cher (rentabilité)… concrètement notre apport est de réduire le temps de recherche de place de parking libre pour l’automobiliste et aider les villes dans leur gestion globale du trafic en diminuant par exemple le ratio de recherche de place en offrant une meilleure visibilité aux automobilistes sur les places de parking libres. D’autre part nos système d’informations fonctionnent en basse consommation et ont une autonomie de 6 à 8 ans ». MSM

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