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Des investissements dans les robots plutôt que dans les collaborateurs
De nombreuses professions industrielles classiques disparaissent progressivement et sont remplacées par des robots ; en revanche, de nouveaux postes sont spécifiquement créés pour du personnel hautement qualifié. Néanmoins, le recrutement de cette main d’œuvre spécialisée est complexe : près d’une entreprise sur trois a du mal à trouver du personnel suffisamment qualifié. Les postes vacants se trouvent en majorité dans le domaine technique : dans plus de 60 % des entreprises, les postes à la production restent vacants faute de candidats appropriés.
« Naturellement, les robots ne peuvent pas à eux seuls combler cette lacune » précise Mark Hawkins. L’industrie a besoin de collaborateurs bien formés, comprenant parfaitement les nouvelles technologies numériques et susceptibles de faire fonctionner aussi des installations de plus en plus complexes. Les entreprises industrielles luttent aussi de plus en plus avec des sociétés de technologie telles que Google ou IBM pour obtenir une bonne main d’œuvre qualifiée. « En Suisse, la politique doit poursuivre ses efforts dans deux domaines afin que ses entreprises industrielles puissent gérer avec succès leur budget à long terme : d’une part, il faut augmenter les investissements dans la formation et la formation continue du personnel qualifié ; d’autre part, nous avons besoin d’accéder librement et facilement au marché du travail européen » déclare, Marcel Stalder, CEO d’EY Suisse.
L’industrie exige moins d’impôts et de bureaucratie
Les entreprises interrogées à la fin de l’année dernière sont dans l’ensemble satisfaites des politiques ; par rapport à l’année précédente, leur évaluation est nettement plus favorable : au moment de l’enquête, plus d’un tiers des entreprises considérait comme positive la politique menée actuellement pour les entreprises en Suisse. Seuls 13 % voyaient les impacts négatifs l’emporter, ce qui est la valeur la plus basse depuis 4 ans. Pour renforcer les entreprises moyennes, elles sont 57 % à exiger des politiques avant tout des allègements fiscaux et 56 % l’élimination des contraintes administratives. La troisième exigence qui, avec 38 % arrive nettement derrière, est la promotion des exportations, suivie des subventions directes pour les PME (31 %) et la protection face à la concurrence étrangère (29 %). Tout juste une entreprise industrielle sur dix exige des politiques un assouplissement de la protection contre le licenciement.
« Nos entreprises ont besoin de conditions-cadres compétitives, à savoir notamment la sécurité de planification concernant l’environnement fiscal et une diminution des obstacles bureaucratiques. Il nous faut donc rapidement un nouveau modèle relatif à l’imposition des entreprises qui suscite l’adhésion de la majorité », explique Marcel Stalder, CEO d’EY. MSM
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