Séminaire Swissmem sur la technique d’enlèvement de copeaux

Le lieu où les spécialistes de l’usinage se rencontrent

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Si tout ne tourne pas rond

René Motschi, de l’entreprise Schaublin SA, s’est ensuite intéressé au battement, et surtout à sa caractérisation. En effet, il existe de nombreuses méthodes de mesure et de représentation du battement et elles ne sont pas équivalentes quant au type d’informations que l’on peut en retirer. L’emploi d’une méthode sans en connaître les limitations peut ainsi conduire à une décision erronée quant à l’action à entreprendre pour éliminer le battement: situation de serrage, procédé de chargement ou pureté du lubrifiant.

Interaction optimale entre machine et outil

La transmission sans aucune perte des pleines performances et de la précision d’une machine-outil sur une pièce d‘usinage peut être considérée comme la condition sine qua non au succès d’un travail, comme l’a expliqué Daniel Hintze (Kaiser Präzisionswerkzeuge AG).

Les interfaces machine - porte-outil et porte-outil – outil de coupe jouent à ce titre un rôle décisif. Cet aspect est hélas bien trop souvent négligé lors de nouveaux investissements. Car en effet, il n’existe en soi aucune interface parfaite. Toutes ont leurs spécificités propres, tant en termes de vitesse de rotation, de rigidité, de surface de contact ou de précision de positionnement.

Pour des résultats d‘usinage optimaux, l‘interface machine – porte-outil doit disposer d‘une rigidité maximale. Elle peut être atteinte par une longueur totale minimale de l‘outil et par une surface d‘appui maximale constituée par exemple par un contact cône et face. Les facteurs décisifs d‘une interface porte-outil – outil optimale sont une longueur minimale du porte-à-faux de l‘outil ainsi qu‘une précision maximale de faux-rond et une force de serrage également maximale. Un choix idéal de ces facteurs améliore la durée de vie des outils de coupe ainsi que la qualité de surface de manière frappante.

Les défis d’usinage dans le microfiletage

Le microfiletage peut se faire par le biais de différentes méthodes de coupe, comme l’a expliqué Pascal Forrer, de DC Swiss SA. Le choix optimal est affaire de matière, de type de taraudage, de machine, et enfin, de lubrifiant. Les options d’usinage (taraud coupant, fraise à fileter et taraud à refouler) ont également leurs spécificités et leurs exigences. Une autre alternative est la fraise à tourbillonner. Elle permet avec une seule fraise un filetage à droite comme un filetage à gauche, une profondeur de filetage proche du fond du trou, la possibilité de réaliser des filetages incomplets ou interrompus, régler individuellement avance et vitesse de coupe en fonction de la matière à usiner, de réaliser des trous borgnes profond, de réaliser des filetages dans des aciers trempés et enfin de travailler avec des parois fines.

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