Interview de Bernat Palou, directeur d'ARCM

Générateur de collaboration dans l’arc jurassien

| Auteur / Rédacteur: Jean-René Gonthier, rédacteur en chef MSM / Jean-René Gonthier

Bernat Palou, directeur d'ARCM et Shaper Industrie 4.0
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Bernat Palou, directeur d'ARCM et Shaper Industrie 4.0 (Source : Thierry Parel)

Entretien avec Bernat Palou, l'un des « Shapers Industrie 4.0 » ayant reçu cette récompense lors de la soirée du 12 juin 2019 à Montreux. Bernat Palou a de multiples compétences, il maitrise pas moins de 5 langues.

De langue nationale catalane il parle couramment l’espagnol, le français, l’allemand et l’anglais, et se défend en allemand. En possession d’un master en engineering industriel Bernat Palou a travaillé en France, en Espagne et en Allemagne puis plus récemment au sein du CSEM. Il est le directeur de l’ARCM, Association de Recherche Communautaire des moyens de production Microtechniques.

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Coordinateur et créateur de germe d’étincelles à l’écoute de l’industrie Bernat Palou est un facilitateur très à l’aise dans l’Arc jurassien. Il a toutes les compétences d’un entrepreneur et un esprit très ouvert axé vers le partage. L’industrie 4.0 est une nouvelle opportunité pour les entreprises suisses de monétiser des services originaux et surtout améliorer l’efficacité de la production. C’est évidemment fortement lié à la digitalisation des processus de production. C’est un concept global incluant les approches et les liaisons entre clients finaux et produits en allant vers la production d’un objet très personnel très individualisé tout en conservant des coûts de production de masse. Et d’insister : « Il y a beaucoup de potentiel dans le business de l’écologie industrielle, comme beaucoup de jeune je suis très conscient qu’il faut préserver les ressources naturelles de notre planète. Il y a une prise de conscience allant dans l’amélioration énergétique tel que la micro 5 développée par la HE-Arc. C’est également le coût environnemental de fabrication qui a son importance entre d’une part un centre d’usinage de 3 tonnes et une micro 5 de la taille d’une machine à café ».

MSM : Quels sont les premiers succès à mettre au compte de l’ARCM?

Bernat Palou : C’est surtout la force de ses membres avec ses 50 entreprises. Parti de rien c’est déjà un succès! Nous avons déjà mis en place les outils de communications. Nos efforts vont sur le développement de cette communauté et le développement de projets collaboratifs. Tel que le « closed loop manufacturing » avec 14 entreprises qui le suive déjà. Son objectif est d’explorer les capacités d’une micro machine à devenir auto-apprenante de manière simple en estimant les conditions d’usinage grâce aux variations du courant de la broche. Cela permet d’optimiser les paramètres de coupe et d’usure des outils, prévoir les bris d’outils, automatiser la calibration positionnelle X/Y/Z par rapport à la pièce. Un potentiel de développement important car grâce à la petite taille de ce type de machines, l’énergie consommée par la machine est en grande partie utilisée pour l’usinage, et elle reste directement proportionnelle. Il est dès lors possible de négliger les énergies consommées par les axes et de se concentrer sur la broche. Ainsi dès lors on peux peut être convaincu que grâce à ce procédé la première pièce produite est déjà « bonne ».

Idéalement il faudrait que l'ensemble des fabricants de machines soit membre de l'ARCM

L’ARCM a deux piliers de travail d’une part l’industrie 4.0 et d’autre part l’efficience énergétique. L’ARCM est financé par les cotisations de ses membres. Dès 2020 nous pourrons imaginer qu’un tiers de notre budget sera amené par la gestion de projet. Notre objectif est d’atteindre la taille de 60 entreprises en y ajoutant plusieurs fabricants de machines-outils manquant, des fabricants d’outils, des sous-traitants et des spécialistes du Medtech. Dans tous ces domaines industriels il y a de nombreux développements dont le potentiel de mutualisation est important. Car le but d’ARCM en tant qu’association à but non lucratif et neutre est de soutenir nos industries et de les inciter à se fédérer autour de projets collaboratifs à développer en commun. Pas facile de faire converser des horlogers avec des fabricants d’outils et de machines, mais les partagent de connaissances deviennent possible malgré tout. Car chaque entreprise a intérêt à mutualiser certains développements communs. MSM

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