Nouvelles opportunités du commerce mondial dévoilée par Euler Hermes De la «route de la soie» à celle des tablettes

Rédacteur: Jean-René Gonthier

>> Parmi le «top 10» des pays présentant les forts potentiels de demande d’ici 2015, la Chine arrive sans surprise en tête (+10%), l’Afrique est bien représentée (Angola et Nigéria en positions 5 et 6). Les secteurs aussi sont inégaux en termes de potentiels de demande à l’horizon 2015. Ceux qui ont le vent en poupe sont la chimie et la construction automobile avec respectivement 391 et 169 milliards de dollars (299,5 et 129,5 milliards d’euros) de demande additionnelle d’importations d’ici 2015.

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Répartition par secteur des potentialités d'importations en 2015 par rapport à 2012.
Répartition par secteur des potentialités d'importations en 2015 par rapport à 2012.
(Image: IHS Global Insight, Euler Hermes)

Le commerce intra-zone est en plein essor, notamment en Europe de l’Est (+453% entre 2000 et 2012) et dans l’ASEAN (+450%). L'ASEAN c'est l'«Association of South East Asian Nations» regroupant dix pays: Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar, Philippines, Singapore, Thaïlande, Viêtnam.

Avec +7% en 2013 puis 11% en 2014 (+4,1% et +5,9% en termes réels) le commerce mondial continuera à tirer la croissance économique et l’émergence asiatique va se poursuivre.

En plein changement...

Le commerce mondial se trouve actuellement en pleine mutation selon une étude d’Euler Hermes, le leader mondial de l’assurance pour les échanges commerciaux. «Moteur de l’économie mondiale pour les années à venir, le commerce mondial devrait augmenter de +4,1% en terme réels en 2013 (contre +2,5% de croissance de PIB), puis de +5,9% (resp. +3,2%) en 2014» explique Ludovic Subran, chef économiste d’Euler Hermes. «Cependant le dynamisme du commerce extérieur restera inégal au niveau des régions et des secteurs : après le ‘tout globalisation’, nous constatons un virage vers une plus forte régionalisation et l’apparition de nouveaux risques».

Tous les pays ont intégré que l’ouverture aux échanges est une source de richesse. Cette prise de conscience s’est notamment matérialisée par près de 240 accords commerciaux régionaux notifiés depuis 1990. Aussi, l’ouverture aux échanges profite aujourd’hui deux fois plus aux pays émergents qu’aux pays avancés, notamment à ceux signataires d’accords commerciaux. De la même façon, entre secteurs d’activités, les divergences continuent de s’accroitre. Ainsi les entreprises de matériels informatiques réalisent une part sept fois plus importante de leur chiffre d’affaires à l’export que celles de l’agroalimentaire.

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