>> Un salon pour des emballages intelligents : Mouchards fraîcheur intégrés

Page: 4/6

Related Vendors

Fraîcheur sortie du film

Les emballages du futur vont apporter bien plus. Ils entrent en interaction avec le produit de remplissage, éliminent l’oxygène et les microbes nocifs et améliorent ainsi la conservation et la qualité des produits. Au Japon, depuis des années, des coussinets ou sachets absorbeurs d’oxygène sont utilisés pour améliorer la conservation des légumes et du poisson. Les Européens et les Américains n’acceptent cependant pas aussi volontiers ces éléments d’emballage bien visibles, qui affichent «Ne pas consommer !». C’est pourquoi, à l’institut Fraunhofer pour les techniques de fabrication et d’emballage (IVV, Fraunhofer-Institut für Verfahrenstechnik und Verpackung) à Friesing, des chercheurs ont élaboré des solutions de conservation plus élégantes. «Nous intégrons des absorbeurs d’oxygène, tel le fer, dans la matrice polymère du matériau d’emballage», explique M. Sven Sängerlaub, développeur de matériau chez IVV. Les boissons sensibles à l’oxygène, telles la bière ou les jus de fruits, restent plus longtemps consommables dans des bouteilles en PET ainsi préparées. De plus, l’IVV propose à l’industrie un film actif contre les microbes. Celui-ci dépose de l’acide sorbique sur la surface de l’aliment, prévenant ainsi la contamination en son point d’entrée principal et conservant ainsi l’aliment. Les fabricants de produits peuvent se faire une image détaillée des innovations de l’IVV au salon interpack.

Les critiques avanceront maintenant que les emballages actifs, avec leurs produits chimiques additionnels, nuisent au naturel des produits. «La protection d’aliments emploie exclusivement des éléments inoffensifs, olfactivement et gustativement neutres», réplique M. Sängerlaub. De plus, l’utilisation d’antimicrobiens, telle l’acide sorbique, permet d’éviter l’intégration de conservateurs alimentaires dans le produit. «Cela favorise justement un mode de vie sain.» Les scientifiques voient un problème plus important dans le coût élevé pour introduire les nouvelles solutions d’emballage sur le marché. L’industrie sera obligée de moderniser ses lignes d’emballage et de tester ses nouveaux emballages de façon très complète. «Cela complique le transfert du laboratoire vers la fabrication en série», constate M. Sängerlaub.

(ID:26538530)