Reportage: Utilisation des outils de Walter (Schweiz) AG dans l'atelier de mécanique de Kugler Bimetal Une belle alliance entre les outils Walter et le bimétal

Un reportage-entretien chez Kugler Bimetal pour évoquer les atouts des outils Walter utilisé dans l’atelier de production de ce fabricant genevois de paliers et autres pièces à façon exploitant la subtile conjonction du bimétal bronze+acier.

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Le copeau de gauche est obtenu à partir d'une plaquette concurrente. Le copeau du milieu est obtenu à partir de la plaquette Walter CNMM 160612-NRF WPP10S. Plaquette de format identique à la plaquette concurrente et paramètres de coupe identiques. Et le copeau de droite est obtenu avec la plaquette Walter CNMM190616-NRR WPP10S et paramètres de coupe modifiés.
Le copeau de gauche est obtenu à partir d'une plaquette concurrente. Le copeau du milieu est obtenu à partir de la plaquette Walter CNMM 160612-NRF WPP10S. Plaquette de format identique à la plaquette concurrente et paramètres de coupe identiques. Et le copeau de droite est obtenu avec la plaquette Walter CNMM190616-NRR WPP10S et paramètres de coupe modifiés.
(Image: Walter (Schweiz) AG)

Kugler Bimetal c’est la passion du métal appliqué à deux métaux en l’occurrence l’alliance du bronze sur l’acier. C’est effectivement cette combinaison contre-nature qui a fait le succès de cette entreprise par son passé et encore actuellement. C’est l’association des excellentes propriétés tribologiques du bronze avec la grande résistance mécanique de l’acier. Cette société, implantée au Lignon, réalise depuis 1950 des pièces de bronze / acier destinées à résoudre des problèmes de frottement. Ces pièces sont développées pour répondre à des conditions extrêmes, tels que contraintes mécaniques, haute vitesse, températures élevées.

Domaines d’application du bimétal

Les paliers et coussinets réalisés en bimetal sont destinés pour moitié au secteur hydraulique (pompe, tractopelle, engin de chantier et de forage), tandis que 15% du CA est vendu dans le domaine aéronautique et de l’éolien. Les 70 % de l’ensemble de la production est livré dans la zone Euro.

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La production est uniquement réalisée sur le site de Genève. Toutefois pour des pièces complexes Kugler Bimétal fait appel à des sous-traitants locaux. Sur le site du Lignon il y a un bureau d’étude, une fonderie, un atelier de soudure et de mécanique et un laboratoire de contrôle. Dans celui-ci on y teste l’adhésion bronze. Acier par des contrôles non destructifs.

La partie conception et industrialisation est importante car pratiquement l’ensemble de la production n’est pas du standard. Pour en savoir un peu plus sur la production interne nous avons posé quelques questions à Pierre-Henri Duperrier responsable de production.

MSM: Que réalisez-vous exactement dans votre usine du Lignon?

Pierre-Henri Duperrier: Durant ces 3 dernières années nous avons investi pas moins de 1,6 millions de francs dans notre atelier pour l’acquisition de nouvelles machines-outils, soit deux machines LB3000 d’Okuma et un Multus B400 bi broche de OKUMA et un tour Johnford.

MSM: Quelle part de vos activités de fabrication est-elle réalisée en interne?

Pierre-Henri Duperrier: Pratiquement l’ensemble de notre production est réalisée en interne au Lignon. Ce n’est que dans le cas de pièces à fort degré de complexité que nous devons sous-traiter l’usinage.

En matière de machines-outils, nous avons une grande variété de modèles... Nous avons récemment engagé un jeune polytechnicien dans l’objectif de doper la rentabilité de l’atelier et aussi améliorer les durées de coupe des plaquettes de tournage utilisées jusqu’alors.

Thomas Rumpf, spécialiste des outils Walter (Schweiz) AG réplique: «Nous devrions essayer avec d’autres plaquettes mieux adaptées à la grande puissance de cette machine. Un centre d’usinage capable de tourner des diamètres de 1200 mm et d’une longueur de 2 mètres !».

MSM: A quels types de contrôles procédez-vous?

Pierre-Henri Duperrier: Dans notre centre de contrôle nous testons nos pièces par des contrôles non-destructifs notamment par de la spectrométrie et le système des courants de Foucault (symbole ET) Il s’agit de créer, dans ces matériaux conducteurs électriques, des courants induits. Ceux-ci appelés courants de Foucault, circulent localement dans le matériau et ont une distribution et une répartition qui dépendent du champ électro-magnétique d'excitation, de la géométrie et des caractéristiques de conductivité électrique et de perméabilité magnétique de la pièce examinée. En présence d’une anomalie dans la pièce contrôlée, les courants de Foucault sont perturbés, entraînant ainsi une variation de l'impédance apparente du capteur. Ceci permet de mettre à jour les micro-fissures dans la matière ainsi que les parties éventuellement poreuses. Nous procédons aussi à des tests tribologiques sur nos paliers.

MSM: Utilisez-vous selon le type d’usinage à effectuer, différents fournisseurs d’outillage?

Pierre-Henri Duperrier: Anciennement, nous travaillions beaucoup avec le fournisseur Sandvik Coromant. Mais comme nous voulons plus de mono source, nous avons ouvert notre champ d’action a d’autres fournisseurs (prix,délai,technicité). Depuis, nous essayons de réduire l’éventail d’outil tout en améliorant la productivité. Notre but est de nous limiter à quelques marques telles que Mitsubishi, Walter et Sandvik Coromant.

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À propos de l'auteur

Ingénieur ETS en microtechnique, journaliste RP Jean-René Gonthier

Ingénieur ETS en microtechnique, journaliste RP Jean-René Gonthier

Rédacteur en chef du magazine MSM Mensuel de lindustrie