Le premier forum de la durabilité industrielle, s'est déroulé fin mars 2025 à Moutier, se voulait le plus complet et le plus accessible possible. Le but des organisateurs, i-moutier et le SIAMS, était de permettre aux participants de découvrir la durabilité dans une approche pragmatique et décontractée.
Le premier Forum de la durabilité industrielle a permis aux intervenants et participants de discuter des nombreux aspects liés à cette thématique.
(Source : Roland Keller)
Pari gagné ? Anne Hirtzlin, directrice d'i-moutier répond : « Oui, pari gagné ! Au niveau quantitatif, nous avons eu le plaisir d'accueillir une centaine de personnes, et au niveau qualitatif, les participants nous ont confié que le forum a majoritairement dépassé leurs attentes. » Les intervenants abondent dans le même sens et remercient les organisateurs.
Un programme complet mais pas trop dense
La journée démarre avec une introduction effectuée par Anne Hirtzlin, directrice d'i-moutier, Aurore Chavanne, stagiaire chez i-moutier, et Pierre-Yves Kohler, GO du SIAMS. Ce dernier donne le ton de la journée, décontractée et sympathique mais studieuse. Il explique : « Nous avons voulu créer une ambiance à l'image du SIAMS et de notre région, une journée où l'on ne se prend pas la tête, passe du bon temps, mais aussi une journée studieuse et profitable. »
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Cadre légal et européen en lien avec la durabilité
Oscar Lampe, de Forvis Mazars, a l'honneur de commencer, et il faut avouer qu'il n'a pas la matière la plus excitante. Néanmoins, son introduction interpelle bon nombre de participants et en regardant la salle depuis les coulisses, on voit que les participants notent les nombreuses références de normes ou de régulations intéressantes présentées.
Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) : pas de panique !
Si une présentation mérite bien son titre, c'est celle-ci. Si Thomas Pinet, de TP'Impact conseil, démontre l'urgence de la situation à agir, il fait également comprendre à son audience que la CSRD est en fait du simple bon sens. Oui, chacun peut agir à son niveau par une méthode toute simple d'analyse et d'amélioration. Pierre-Yves Kohler précise : « Thomas Pinet est rassurant car il montre qu'il n'est pas nécessaire de lire les 1000 pages de régulation ni de monter des projets complexes pour démarrer ou avancer dans la bonne direction. » Anne Hirtlin continue : « Notre intervenant a vraiment la méthode pour simplifier l'accès et vulgariser des concepts, comme la double matérialité, qui peuvent sembler complexes. Nous mettrons d'ailleurs prochainement en place une formation à i-moutier avec lui. »
Table ronde « Stratégie durabilité : bonnes pratiques et écueils à éviter »
Les intervenants précédents se voient rejoindre sur scène par Laura Rabbath, responsable durabilité chez MPS pour une discussion autour, ici également, du bon sens et de comment bien faire pour mettre une telle démarche en place et comment motiver et impliquer (si nécessaire) ses collaborateurs. Le public participe massivement, et de nombreuses questions et discussions se poursuivent d'ailleurs durant la pause de midi.
Entreprises responsables
Le matin se termine par la présentation de Jonathan Normand, de la Fondation B Lab Suisse, qui imbrique les notions de durabilité dans les fondements de l'entreprise. Il démontre comment, dès l'intégration des notions de responsabilité dans les statuts de l'entreprise, l'entièreté du fonctionnement passe par la mission de l'entreprise, sa stratégie, sa culture et ses éléments opérationnels. Il conclut sa présentation en disant : « La durabilité n'est pas un acte de charité, c'est un acte de créativité qui célèbre notre capacité à faire des entreprises les meilleures pour le monde et assurer la prospérité de notre économie. »
Des ateliers pratiques pour continuer la journée
L'après-midi voit les participants se mettre au travail autour de quatre axes : bilan carbone, double matérialité, efficience énergétique, et économie circulaire. Une douzaine de spécialistes animent ces ateliers de travail passionnants. Pierre-Yves Kohler explique : « J'ai le rôle de gardien du temps de la journée, et le moins que l'on puisse dire est que ce n'est pas facile. Tous les intervenants et les participants souhaitent jouer les prolongation. » (ce qu'ils font d'ailleurs durant la pause qui prend place au milieu des sessions de travail). Après un retour des animateurs en plénum, la journée continue avec Raphaël Broye de Panatere.
Économie circulaire dans l'industrie : cas pratique
Avec une présentation interactive, Raphaël Broye, CEO de Panatere, commence sa présentation en disant : « Nous voulons que le mot déchet disparaisse de notre vocabulaire. » Tout un programme ! Avec des exemples chocs (250« kg de minerai rien que pour le cuivre de notre téléphone portable, presque 50 000 pour la batterie d'une petite voiture électrique), il démontre que l'économie circulaire est non seulement possible, mais nécessaire. Avec l'histoire passionnante du four solaire de la Chaux-de-Fonds, il explique que transporter des copeaux à travers toute la planète est non seulement stupide mais complètement inutile.
Situation au30.10.2020
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La journée se termine par un apéritif durant lequel les participants peuvent continuer les discussions avec les intervenants. Et si, lors de la conclusion de la journée, les organisateurs annoncent un questionnaire d'amélioration en ligne, ils sont déjà très heureux de l'édition 2025 du Forum de la durabilité industrielle.
Ils concluent : « Nous avons annoncé la date du 18 mars 2027 pour le second Forum de la durabilité industrielle, mais de nombreux participants nous ont dit qu'ils auraient de la peine à attendre jusque-là. » Il ajoutent : « Nous sommes partis d'un principe de mise en place d'un grand forum au printemps des années où il n'y a pas le SIAMS. Mais ça ne nous empêchera pas de collaborer sur d'autres manifestations. »
Pari gagné !
Pour revenir sur les raisons de la collaboration entre SIAMS et i-moutier, Anne Hirtzlin précise : « Les interrogations de nos membres et des industriels sont énormes. Notre volonté est de les aider à y voir plus clair. Et nous sommes très heureux d'avoir pu leur apporter des réponses pragmatiques et efficaces. » Pierre-Yves Kohler : « Nous sommes dans la même logique, faire partie de la communauté SIAMS apporte des informations de valeur à nos exposants tout au long de l'année. Notre but est également de les aider à être plus performants et nous sommes certains que tous les participants au premier Forum de la durabilité industrielle sont repartis chez eux plus riches qu'en arrivant. » MSM