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Choisir la bonne géométrie de coupe
De même pour la distance d’approche programmée: si elle est trop petite, le taraud sera déjà dans la pièce avant que la broche ait atteint sa vitesse de rotation effective, ce qui également peut provoquer une rupture de l’outil.
Le choix de la géométrie du taraud machine est également important: ne pas confondre les tarauds conçus uniquement pour l’utilisation en cycle de taraudage synchronisé avec les tarauds dits pour utilisation universelle. La différence étant que les tarauds pour utilisation synchronisé ont une partie de guidage conique ou fortement diminuée, ou inexistante, ce qui les rend inutilisables sur les machines ayant des problèmes de synchronisation, ainsi que toutes machines ou une partie de la fonction de guidage est prise en charge par l’outil, tel que perceuses radiales ou bras de taraudage. D’autres causes de problèmes: l’intervention dans la géométrie de l’outil. Chose absolument défendue c’est la modification de l’entrée du taraud machine. Il n’est pas inhabituel que le plan de la pièce exige un taraud avec une entrée extra courte. Si pour répondre à cette exigence l’opérateur machine décide tout simplement de raccourcir l’entrée du taraud, les dégâts sont programmés d’avance. Au cas où il faudrait une entrée plus courte il est impératif de modifier l’angle d’entrée et de corriger l’angle de coupe du taraud. Sans une modification correcte exécutée par le fabriquant du taraud une surcharge mécanique provoqueras la casse du taraud lors de son utilisation. BRW peut offrir dans ces cas des tarauds standards à courte entrée, forme E au lieu de C, soit d’autres solutions telles que la fraise à fileter ou le tourbilloneur. N’oublions quand même pas les autres étapes du processus de taraudage en utilisant le taraud machines. Avant tout le perçage de l’avant-trou: suivant la matière de la pièce à usiner, les parois du trou pourraient avoir tendance à s’écrouir ou se durcir, ce qui devient une contrainte pour la géométrie du taraud choisi. Exemple: ce phénomène est bien connu pour certains aciers austénitiques (trempé à l’air), les aciers à forte contenance de manganèse, (écrouissage), et les alliages à base de nickel tel que les inconels. Le problème est d’autant plus favorisé par le mauvais choix de l’outil de perçage, ou l’état des arêtes de l’outil de perçage. La même chose est valable pour l’outil qui devra faire un chanfrein à l’avant-trou: si l’outil n’est pas dans un état impeccable il risque de laminer un chanfrein au lieu de fraiser un chanfrein, ce qui est tout aussi néfaste pour le taraud. Encore une contrainte est la profondeur du filet, incontournable obligation puisqu’elle est définie sur le plan de la pièce et des dérogations sont difficiles à obtenir. La encore il faut comprendre ce qui se passe réellement pendant le taraudage: cette opération est comparable au tournage, c’est à dire que l’arête de coupe reste pendant tout la durée de l’opération engagée dans la matière, ce qui nous donne à la fois en durée de l’opération et longueur de coupe une température montante pendant l’opération. En utilisant un taraud revêtu PVD, avec un revêtement à faible conductibilité thermique, la température dégagée par l’effort de coupe sera pour la plus grande partie absorbée par le copeau en formation et peut provoquer une déformation de la forme du copeau, et justement cette déformation peut gêner le copeau lors de son évacuation par la goujure hélicoïdale, et résulter à une obstruction de la goujure et avoir comme conséquence la rupture de l’outil. Ici la règle est surtout dans des matières critiques tels que les inox et autres à forte teneur en Chrome, éviter dans les taraudages excédant 2 x le diamètre d’utiliser des tarauds revêtus, ou d’utiliser des revêtements avec bonne conductibilité thermique, ou de réaliser l’opération de taraudage en 2 passes de profondeur. Ou tout simplement si possible de passer à une autre méthode de taraudage. Effectivement c’est bien l’utilisation de tarauds machine qui présente le plus d’inconvénients.
L’utilisation de tarauds à refouler apporte dans la plus part des opérations de filetage intérieur des avantages incontestables. Avant tout le problème des copeaux longs: pas de problème de forme ou d’évacuation car il n’y a pas de copeaux, le filet est produit par déformation, ce qui nous donne également un filet d’une meilleure densité et plus résistant au contraintes mécaniques. Attention le profil du filet n’est pas parfait, et cette méthode sera principalement refusée en aéronautique, médicale et alimentation, pour craintes de formation de bactéries, corrosion ou autres raisons.
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