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Automatisation partielle chez CMC Low Voltage Products d’ABB Suisse Symbiose réussie entre l'homme et la machine

| Rédacteur: Jean-René Gonthier

>> Intégrer deux robots dans une installation de production existante de disjoncteurs de protection industriels – cette mission complexe a mis au défi non seulement des spécialistes d’ABB mais aussi et surtout l’intégrateur de systèmes. Maintenant, l’installation fonctionne et le premier projet en commun signifie le début d’une collaboration réussie entre ABB et la société Aerne Engineering AG.

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Dans un projet complexe, ils ont trouvé la symbiose idéale entre homme et machine : Daniel Aerne, Aerne Engineering AG (à gauche), Herbert Fichthaler, responsable produits Operations CMC Low Voltage Products, et Andreas Arnold, directeur du marketing produits Robotics d’ABB Suisse.
Dans un projet complexe, ils ont trouvé la symbiose idéale entre homme et machine : Daniel Aerne, Aerne Engineering AG (à gauche), Herbert Fichthaler, responsable produits Operations CMC Low Voltage Products, et Andreas Arnold, directeur du marketing produits Robotics d’ABB Suisse.
(Image: Marty)

Ce sont les stars incontournables de l’installation de production : les deux robots ABB de type IRB 1600 et IRB 2600, appelés Rob et Bob par les collaborateurs de CMC. Au centre de l’atelier dans lequel sont produits des disjoncteurs de protection industriels de type S800, les machines de couleur orange exécutent depuis août 2011 leur travail de manière fiable. Depuis, dans le module 5 de l’installation où les disjoncteurs d’un à quatre pôles sont ajustés, stockés et ensuite transportés, il n’existe plus de temps morts.

Tels des rapaces derrière leur protection en verre, Rob et Bob semblent attendre leurs proies déposées par les collaborateurs sur des tapis roulants verts pour entrer dans le secteur de manipulation contrôlé par cinq caméras. Vers l’IRB 1600 sont amenés les disjoncteurs destinés à la poursuite du trajet. L’IRB 2600, avec sa plus grande portée, s’occupe des pièces destinées à un stockage temporaire dans la tour Kardex grise.

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Avec élégance, les machines font pivoter leur pince, s’arrêtent brutalement, prennent le disjoncteur, le déplacent en direction des – actuellement six – appareils de test autonomes.

Leur tiroir s’ouvre, le robot en sort le disjoncteur déjà ajusté, dépose le nouveau et reste plusieurs secondes pendant que le disjoncteur S800 est identifié au moyen de son code-barres, ensuite il est réchauffé et enfin ajusté.

Le tout dure, selon le nombre de pôles du disjoncteur, plus ou moins longtemps. Puis, le robot se tourne de nouveau, saisit une nouvelle pièce, l’apporte vers le tiroir, attend – et le tout recommence depuis le début.

Processus de contrôle efficient

«Grâce à l’utilisation des deux robots, nous avons pu considérablement augmenter l’efficience de l’installation», explique Herbert Fichthaler, responsable produits chez CMC Low Voltage Products d’ABB Suisse. Grâce à l’automatisation partielle, les collaborateurs n’ont plus à attendre de longues minutes devant les appareils de test avant que l’ajustement du disjoncteur soit terminé. Ils peuvent se concentrer sur d’autres opérations pendant que Rob et Bob travaillent en permanence chaque jour pour deux équipes.

L’utilisation de robots industriels est très intéressante «partout où il faut rester souple dans le processus de production». Et c’est le cas pour le module 5 de la production S800, comme le décrit le responsable produits : «grâce aux robots agiles, l’installation compacte peut être complétée avec un maximum de neuf appareils de test, si le besoin s’en fait ressentir.»

Opération complexe

Il a fallu beaucoup de temps entre l’idée de l’automatisation partielle jusqu’au jour où à Schaffhouse les deux robots ont commencé à tourner. Tout d’abord, en interne, chez ABB, on a discuté avec des spécialistes de la robotique du domaine de l’automatisation industrielle et du bâtiment et, ensuite, côté CMC, on a décidé de faire un pas innovant : combiner pour la première fois dans l’unité d’ABB CMC Low Voltage Products à Schaffhouse un robot dans un processus de fabrication.

«Le défi consistait particulièrement dans le fait de relier des composants existants comme le système de stockage Kardex et la commande des cellules de contrôle avec les nouveaux robots et de combiner le tout avec le logiciel subordonné Prolaso», se rappelle M. Fichthaler, directeur du projet. Le cahier des charges comprenait près de 50 pages.

Ensuite, il s’agissait de trouver le partenaire idéal pour la réalisation de la commande complexe du module : c’est Aerne Engineering qui fut choisi.

Un pas en avant

C’était la première fois que la société Aerne Engineering AG travaillait avec ABB, et pour la première fois, les constructeurs de machines spéciales expérimentés d’Arbon se confrontaient à des robots ABB – donc, un grand défi et, en même temps, une opportunité d’acquérir un savoir-faire supplémentaire, comme le dit le fondateur de l’entreprise, Daniel Aerne.

«Nous avons pris ce contrat comme une occasion pour faire un pas en avant dans le domaine de la robotique.»

En intégrant la vente et la réalisation de la commande, Aerne a formé un groupe de projet et, en collaboration avec Herbert Fichthaler et les spécialistes d’ABB, un projet complexe a été élaboré étape par étape. Étaient embarquées : l’entreprise de logiciels Prolaso, la technique de contrôle Hytron et les systèmes de stockage Kardex. On a discuté, planifié, interrogé, modifié. «Ce fut une phase intense et nous avons fait plusieurs boucles jusqu’à ce que chaque détail soit finalisé», se rappelle M. Aerne tout en ajoutant : «Nous avons travaillé ensemble de manière productive et nous avons pu profiter du savoir-faire et de l’expérience de chacun.»

Rétrospective avec fierté

On se rappelle volontiers le jour de juillet 2011 où les deux robots ABB ont bougé pour la première fois. Depuis le mois d’août passé, Rob et Bob exécutent leur travail, jour après jour, pendant deux équipes. On est fier que le défi du projet d’automatisation ait abouti et on apprécie l’excellent travail d’équipe. Herbert Fichthaler considère Aerne Engineering comme une «équipe dynamique, souple et hautement qualifiée qui relève volontiers et avec succès de nouveaux défis». Daniel Aerne honore la «collaboration empreinte de confiance avec ABB» et constate : «Avec ce projet, nous avons acquis des compétences importantes.»

L’histoire commune d’ABB et Aerne Engineering se poursuit. À Schaffhouse, deux autres projets plus petits ont été réalisés. Et cette nouvelle compétence en robotique acquise, Aerne Engineering peut la faire valoir en tant qu’intégrateur officiel de systèmes ABB. <<

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