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Exposition MIDEST 2015 à Paris, l'opportunité d'une relance économique est possible Perspective d'une relance économique à MIDEST

| Rédacteur: Jean-René Gonthier

>> Pétrole en baisse et parité €uro/Dollar favorable stimulent une tendance à la reprise de l'industrie en Europe. L'industrie du futur avec ses nouvelles technologies et sa mutation numérique animeront la 45ème édition du Midest, premier salon international de la sous-traitance industrielle.

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Conférences, animations et rendez-vous d'affaires sont au programme du Midest 2015.
Conférences, animations et rendez-vous d'affaires sont au programme du Midest 2015.
(Image: Midest)

Alors que l’industrie européenne reprend des couleurs depuis le début d’année, encouragée par la baisse du pétrole et une parité €uro/Dollar favorable, Midest 2015, salon mondial de la sous-traitance industrielle, se tiendra du 17 au 20 novembre à Paris Nord Villepinte. C'est l’occasion pour tous les professionnels d’évaluer la réalité de ce début de relance pour mieux préparer l'avenir. En effet, cette manifestation, unique en son genre, demeure un outil efficace pour piloter toute activité industrielle car elle offre des débouchés concrets et permet de trouver un soutien tant dans les changements du contexte économique que dans les ruptures apportées par la progression des nouvelles technologiques.

C’est en ce sens que ce salon international développe un programme stimulant de conférences et d'animations, de rendez-vous d’affaires et de plateaux télé, sans oublier l'émulation issue des Trophées de la sous-traitance récompensant chaque année entreprises et acteurs performants du secteur.

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Comme l'indique Daniel Coué, Consultant du Midest, «la conjoncture 2014 / 2015, est celle d'une année de reprise des affaires». En effet, 2014 a bien été une période transitoire d'inversion de tendance, même si cette inversion reste timide avec un début d’année 2015 qui semble confirmer cette orientation.

«L'activité liée à la mécanique progresse sensiblement dans la période 2014,2015» témoigne Jérôme Delabre, Président de Fédération des Industries Mécaniques (France), mais cette tendance est à nuancer selon les secteurs clients. Face au peu de visibilité des carnets de commandes, la préférence est donnée à l'investissement et à la modernisation de l’outil industriel plutôt qu’au recrutement.

Les priorités d’action des mécaniciens sont la fiscalité, le juridique notamment pour un assouplissement des règles régissant les rapports entre donneurs d’ordres et sous-traitants tout en privilégiant la médiation, mais aussi le financement des entreprises et la conquête de nouveaux marchés essentiellement à l’international hors Europe.

En plasturgie, Simon Philibert, Directeur des Affaires Economiques et de la Compétitivité de la Fédération de la Plasturgie et des Composites (France) indique aussi que «la conjoncture devrait s’améliorer après six mois de crise sur les prix à la production"».

Afin d’accompagner ses adhérents dans cette relance programmée, la Fédération présente son plan d’actions Initiative 3D, destiné à aider les entreprises à se positionner sur ce sujet. Son focus sur la formation avec la Fabrique de Talents est une décision vouée à attirer les jeunes vers les métiers de la plasturgie.

«La Forge et la Fonderie sont également en ordre de marche pour profiter de la reprise» précise également Jean-Luc Brillanceau, Directeur Général de la Fédération Forge Fonderie (France). Avec un repositionnement stratégique des forges et des fonderies sur leurs technologies clés, l’innovation, la formation et l’emploi, devraient conforter la place de ces deux secteurs prépondérants notamment au cœur de l’industrie du futur.

«Robotisation et numérisation préparent l'avenir de la branche électronique»affirment de leur côté Richard Cretier et Eric Bourreli, respectivement Délégué Général et Membre du Comité Directeur du Snese qui regroupe les fabricants d’électronique et services associés. Ils reconnaissent que la sous-traitance électronique française, qui vient d’enregistrer neuf mois consécutifs de croissance, évolue géographiquement et dans ses métiers. Elle mise sur la numérisation des échanges et plus de robotisation pour préparer son activité future.

La veille industrielle au quotidien

Observatoire de veille industrielle, Midest souhaite mettre en lumière, cette année, l’industrie du futur, révolution majeure tant les enjeux sont considérables, à la fois pour les sous-traitants et les donneurs d’ordres. Cette industrie du futur sera omniprésente, tant dans les allées à travers l’offre des exposants, qu’à travers le cycle des conférences et animations du salon. Parallèlement, les animateurs de Midest envisagent aussi un focus sur des problématiques qui affectent les industriels au quotidien.

Afin d’aborder ce thème générique aux ramifications tentaculaires, les responsables du salon définissent ce que sera cette Industrie du Futur suivant quatre orientation.

La première concerne une industrie proche de ses clients qui a intégré ses sous-traitants dans sa démarche globale. Une table ronde sur ce thème sera organisée le jeudi 19 novembre de 14h à 14h45.

En France, la Fédération des Industries Mécaniques (FIM) pilotera ce débat intitulé « Les mécaniciens au cœur de l'usine du futur ». Comme précise la FIM, « la révolution numérique bouleverse la société, engendre de nouveaux comportements et de nouveaux besoins. Ces attentes conduisent à réinventer l’usine et à faire émerger un nouveau modèle d’entreprise. Le programme Industrie du Futur vise à répondre à ces transformations en réorganisant l’appareil productif grâce à l’intégration de la mutation numérique.

Nouvelles technologies, nouveaux procédés, nouveaux matériaux, autant d’opportunités qui permettent de gagner en compétitivité tout en répondant aux défis écologiques et sociétaux. La FIM tient un rôle central dans ce programme car les mécaniciens sont à la base de ce que sera l’industrie de demain en intervenant sur la majorité des outils industriels utilisés dans les usines.

Grâce à des partenaires technologiques comme le Cetim (Centre Technique des Industries Mécaniques), la FIM souhaite fédérer les énergies dans les territoires autour du programme Industrie du Futur. Elle devrait piloter et coordonner aussi un groupe de travail afin de rédiger le référentiel "Guide pratique de l'usine du futur" destiné à accompagner les entreprises dans cette démarche ».

Des débats passionants

Interviendront à cette table ronde Jérôme Frantz, Président de la Fédération des Industries Mécaniques, Tahar Melliti, Directeur général de l'Alliance Industrie du futur, Marc Moreuil, Président du Comité de Développement de la Métallurgie des Pays de la Loire, et Philippe de Laclos, Directeur général du Cetim.

Un petit déjeuner sera également organisé à destination des exposants par la FIM le mercredi matin à 8h30 autour du "Guide pratique de l’industrie du futur" qui sera lancé à cette occasion.

La seconde orientation concerne l'évolution de la robotisation, sujet de la table ronde du mercredi 18 novembre, de 16h à 16h45.

En effet, l’un des grands défis des prochaines années est celui de la robotisation et des avantages concurrentiels qu’elle génère pour l’industrie en général, et la sous-traitance en particulier en termes de réalisations, de coût du travail et d'assurance qualité par exemple. Parmi les participants à la conférence sur ce sujet, interviendront Jean Tournoux, Délégué général du Symop (syndicat des machines et technologies de production), Bruno Bonnell, président de Syrobo (syndicat français de la robotique de services) et Moundir Rachidi, responsable du Centre d'Expertise Opérations au bureau de Paris du Boston Consulting Group, suite à leur étude sur le triplement à prévoir des robots industriels dans les entreprises.

Troisième orientation, la fabrication additive

Révolution pour les uns, simple évolution pour les autres, la fabrication additive ou impression 3D concerne les pièces plastiques d'un côté et les pièces métalliques de l'autre. Pratiquement, l’industrie en général, et la sous-traitance en particulier, doivent-elles la craindre ou au contraire y voir une opportunité ? Devant la complexité de la question, deux tables rondes aborderont ce sujet. La première se déroulera le mardi 17 novembre de 15h à 15h45 et la seconde, le jeudi 19 novembre de 10h45 à 11h30.

Le mardi réunira, Georges Taillandier, Alain Bernard et Philippe Vannerot, respectivement président et vice-présidents de l’Association Française de Fabrication & Prototypage Rapides, Gilles Allory, Responsable Ligne de produit fabrication additive (Pôle Procédés Performants et Innovants) au Cetim, et Franck Simon, Responsable thématiques «Procédés Avancés de Fabrication » et « Ingénierie des Surfaces » de la société Viaméca.

La seconde table ronde réunira Renée Ingelaere, membre du Conseil Economique Social et Environnemental (rapporteur d’un avis en mars dernier destiné à promouvoir le secteur) qui débattra également le jeudi avec Philippe Blancard, PDG de la société AFU et exposant du Midest.

Et la durabilité...

Enfin, dernière orientation, une industrie propre recycle et donne priorité à l’efficacité énergétique. Sylvie Padilla, responsable du service Entreprises et écotechnologies à l’Ademe, Laurent Cadiou, de la Direction générale de l’énergie et du climat au Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Eric Sénéchal, du pôle Performance Industrielle Durable (PID) du Cetim, Laurent Truscello, responsable produits CARL Software, et Dominique Viard, directeur marketing Active DBS, diront s’il faut considérer l’efficacité énergétique comme opportunité ou comme handicap pour l’industrie et sa sous-traitance lors d'une table ronde qui se tiendra le mardi 17 à partir de 10h. Autant de thèmes passionnants à suivre ! <<

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