Entretien exclusif avec Roland Gutknecht, CEO de Suvema

Okuma et le multitasking, Hasegawa et la précision

| Auteur / Rédacteur: Propos recueillis par : Jean-René Gonthier, rédacteur en chef MSM / Jean-René Gonthier

Un duo intéressant avec un PM250 et un PM150 accolé à une unité de chargement/déchargement.
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Un duo intéressant avec un PM250 et un PM150 accolé à une unité de chargement/déchargement. (Source : Suvema)

Un titre très réducteur mais reflétant bien la réalité avec des machines Okuma de fraisage/tournage en multitasking et des Hasegawa pour des pièces petites et très précises, voilà ce qu'offre Suvema... sans oublier les tours automatiques Citizen fort appréciés des horlogers suisses.

Quelques questions rapides à Roland Gutknecht, directeur de Suvema, en rapport avec les centres d'usinage compacts et également sur les techniques de fabrication additive.

MSM : Dans votre programme de vente vous proposez un centre d’usinage très compact, le Hasegawa PM150. Pensez-vous que ce modèle puissent être une concurrence sérieuse face à l’émergence des micro-machine à poser sur un établi ?

Roland Gutknecht : Nos centres d’usinage ultra-compacts Hasegawa PM150, 3 axes et PM250-5X, 5axes, se distinguent par leur précision et leur extrême rigidité. Grâce à leur bâti en fonte monobloc, leur broche haute vitesse à entraînement direct et leur cinématique de machine à portique, ces machines permettent la fabrication de grande précision avec un parfait état de surface de moyennes à grandes séries de pièces.

MSM : Avez vous l’impression que les micro machines vont à terme prendre le pas sur les centres d’usinage traditionnels ou pensez-vous qu’il s'agisse uniquement d’une mode passagère ?

Roland Gutknecht : En complément à notre clientèle de décolleteurs que nous servons avec nos solutions personnalisées basées sur les tours à poupées mobiles CITIZEN, la gamme de nos centres d’usinage Hasegawa s’adresse aux fabricants industriels de composants micromécaniques. Outre leur qualité d’usinage exceptionnelle, ces machines se distinguent par leur magasin d’outils dynamique et l’intégration aisée de la robotisation. La grande majorité des machines installées sont ainsi des cellules de fabrication automatisées.

MSM : Est-ce que la surface au sol restreinte et l’énergie utilisée sont à votre avis des aspects importants dans la décision d’achat d’une machine-outils ?

Roland Gutknecht : Les clients utilisant ce type de moyen de production sont essentiellement des fabricants de composants horlogers ou de technique médicale. Le footprint et la consommation d’énergie sont effectivement des éléments entrant dans l’évaluation. Néanmoins, la précision, la fiabilité, la productivité et la faible usure d’outils demeurent les facteurs essentiels dans le choix d’un moyen de production.

MSM : Dans les diverses solutions d’usinage que vous proposez, avez-vous intégré les aspects contrôle dimensionnelle et contrôle d’état de surface et si oui de quelle façon ?

Roland Gutknecht : Le contrôle dimensionnel de même que le contrôle d’usure ou de rupture d’outils sont des équipements d’options standards indispensables dans les centres d’usinage modernes. Cependant, la vérification des états de surface ainsi que le contrôle dimensionnel final, nécessitent un environnement parfaitement propre, sans huile de coupe, copeaux et autres éléments perturbateurs. Raison pour laquelle tous nos systèmes de robotisation disposent d’une sortie de pièce unitaire spécifique.

MSM : Proposez-vous une unité complémentaire assurant le chargement et le déchargement des pièces ainsi que le changement et le contrôle d’état des outils ?

Roland Gutknecht : Comme mentionné précédemment, les moyens de fabrication de ce type sont des cellules de production autonomes. Quasi tous les centres d’usinage ultra-compacts Hasegawa installés sont équipés de robots de chargement et déchargement et munis de contrôle de rupture et d’usure outils.

MSM : Plusieurs importateurs de machines proposent des solutions de fabrication additive, pourquoi n’avez-vous dans ce secteur rien à proposer ? Pensez-vous que la fabrication additive n’a pas encore atteint l’âge adulte ?

Roland Gutknecht : Suvema est pionnier de la commande numérique depuis sa création en 1974. Poursuivant cette philosophie, nous étions parmi les tous premiers acteurs de l’impression 3D en Suisse. Cependant, la technologie ne répondant pas à notre attente en termes de qualité, fiabilité et productivité, nous avons abandonné le secteur de la fabrication additive pure il y a quelques années. Par contre la technologie combinée enlèvement de copeaux – fabrication additive s’est développé de manière très prometteuse et ouvre de véritables nouveaux horizons. Dans ce secteur nous sommes totalement partie prenante avec OKUMA, et offrons des solutions en fraisage, tournage et multi-tasking. MSM

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