Une séance mémorable du Grand Conseil genevois

L'industrie de la machine-outil en péril

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L’hécatombe

En fait le phénomène ne toucha hélas pas uniquement l’industrie genevoise des machines, mais bel et bien celle de toute la Suisse romande, et ceci dans une proportion identique. C’est ainsi que des fleurons a priori indéboulonnables du paysage industriel de notre région mordirent la poussière de la façon la plus brutale. De mémoire: Aciera au Locle (fraiseuses et centres d’usinage à commande numérique), Perrin Machines à Moutier (perceuses, fraiseuses, rectifieuses par coordonnées et aléseuses-pointeuses verticales), Tavannes Machines à Tavannes (tours automatiques multibroches et monobroches, presses à mouler, fraiseuses, instruments de mesure, pompes à filer), Prata à Tavannes (machines spéciales pour l’horlogerie), Wahli Frères à Bévilard (machines à tailler les dentures et centres d’usinage), Sixis à La Neuveville (fraiseuses), Beyeler à Bussigny (presses et cisailles hydrauliques), Raskin à Cheseaux (poinçonneuses à commande numérique, unités de poinçonnage et centres de découpage au laser à commande CNC), Alessio au Locle (accessoires de bridage pour machines-outils) Safag à Bienne (rectifieuses d’outils), l'activité machines-outils de Macor à Court, Dubied à Couvet (tours), Prematex à Morges (tours automatiques Digitex et Octomatic système Bergonzo), SIM à Morges (rectifieuses spéciales pour l’industrie automobile), Schaublin à Bévilard (tours, machines transfert et fraiseuses), Zumbach à Montsevelier, etc. La liste n’est de loin pas exhaustive. Relevons encore parmi les entreprises mentionnées dans la proposition de motion genevoises: Tarex (tours automatiques), et SIP (aléseuses-fraiseuses-pointeuses). Bref une véritable hécatombe… En ce qui concerne la SIP et Schaublin, notons toutefois que ces deux entreprises ont «ressuscité» spectaculairement et avec succès sous une autre forme, comme nous le verrons par la suite. <<

Auteur: Edouard Huguelet, rédacteur MSM

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