Electronique, mini révolution dans les mémoire d'ordinateurs Les memristors remplaceront avantageusement les mémoires flash

Rédacteur: Jean-René Gonthier

Des chercheurs soutenus par le Fonds national suisse ont fabriqué un nouveau composant électronique susceptible de succéder aux mémoires flash. Ce memristor pourrait également un jour servir dans de nouveaux types d’ordinateurs.

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Vue au microscope à force atomique d'un circuit de 17 memristors. Un circuit créé au sein du laboratoire HP.
Vue au microscope à force atomique d'un circuit de 17 memristors. Un circuit créé au sein du laboratoire HP.
(Image: J. J. Yang, HP Labs)

Les deux géants de l’informatique Intel et HP se sont lancés dans une course pour commercialiser des memristors, un nouveau composé électronique qui pourrait remplacer les mémoires flash (DRAM) trouvées dans les sticks USB, les cartes SD et les disques durs SSD. «En principe, les memristors nécessitent moins d’énergie car ils fonctionnent avec des voltages plus faibles, explique Jennifer Rupp, professeure boursière du Fonds national suisse au Département des matériaux à ETH Zurich. Ils peuvent être fabriquées avec une taille plus petite que celles des mémoires actuelles et offrir ainsi des densités plus grandes, c’est-à-dire enregistrer davantage de megabytes par millimètre carré.» Mais les memristors n’existent pour l’instant qu’à l’état de prototype.

Une informatique moins rigide

Avec son collègue chimiste Markus Kubicek, Jennifer Rupp vient de fabriquer un memristor basé sur une couche de perovskite de 5 nanomètres d’épaisseur.(*) Elle a surtout montré que ce composé possède trois états résistifs stables. Ainsi, il peut enregistrer non pas seulement les 0 et les 1 des bits standards, mais également des informations triples: les 0, 1, et 2 composant un «trit». «Notre dispositif pourrait donc être également utile pour un nouveau type d’informatique qui n’est pas basée sur une logique binaire, mais sur une logique incluant des informations situées «entre» le 1 et le 0, poursuit Jennifer Rupp. C’est une possibilité intéressante pour ce qu’on appelle la logique floue, qui veut incorporer une forme d’incertitude dans le traitement de l’information numérique. On pourrait la décrire comme une informatique moins rigide.»

Autre application potentielle: l’informatique neuromorphique, qui cherche à reproduire à l’aide de dispositifs électroniques la manière dont les neurones du cerveau traitent l’information. "Les propriétés d’un memristor à un moment donné dépendent de ce qui passé avant, explique Jennifer Rupp. Cela mimique les neurones qui ne transmettent l’information qu’une fois un certain seuil d’activation atteint."

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