Économie Le scénario catastrophe devient réalité : Swissmem exige des mesures urgentes

de Swissmem 3 min Temps de lecture

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Les renégociations du Conseil fédéral avec le gouvernement américain n'ont malheureusement pas porté leurs fruits. Depuis le 7 août 2025, les États-Unis prélèvent un droit de douane à l'importation de 39 % sur les produits suisses.

La Suisse et les Etats-Unis n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur la déclaration d'intention négociée en matière de politique douanière.(Source :  Sony Alpha 6000)
La Suisse et les Etats-Unis n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur la déclaration d'intention négociée en matière de politique douanière.
(Source : Sony Alpha 6000)

Si cette charge douanière exorbitante est maintenue, les activités d'exportation de l'industrie tech suisse vers les États-Unis sont de facto à l'agonie, surtout au vu des droits de douane nettement plus bas pour la concurrence en provenance de l'UE et du Japon. La Suisse n'a pas le droit de se résigner : elle doit continuer à négocier avec les États-Unis, même si les chances de succès semblent actuellement faibles. De plus, il est urgent de prendre des mesures pour améliorer les conditions-cadres de l'ensemble de l'économie d'exportation. Swissmem a établi à cet effet un catalogue de revendications en dix points.

Malgré des renégociations acharnées avec le gouvernement américain, la Suisse n'a pas pu obtenir une meilleure solution dans le conflit douanier avec les États-Unis. Swissmem remercie le Conseil fédéral et l'administration pour leur grand engagement. Le président de Swissmem, Martin Hirzel, souligne : « Les négociations doivent néanmoins se poursuivre, car le vent peut tourner à nouveau à tout moment à Washington. En témoigne la nouvelle menace du président américain à l'encontre de l'UE d'introduire des droits de douane de 35 %. La sécurité juridique et la prévisibilité ne reviendront guère dans les années à venir, même avec des accords. »

Se serrer les coudes, maintenant !

La Suisse gagne un franc sur deux grâce au commerce extérieur. Si l'industrie d'exportation va mal, c'est la prospérité de toute la population qui est menacée. L'argent disponible pour la sécurité sociale, les soins de santé et l'entretien des infrastructures ne sera plus suffisant. Les emplois dans les secteurs du marché intérieur, tels que l'hôtellerie-restauration, les hôpitaux, le commerce de détail et la construction, seront alors également menacés. Stefan Brupbacher, directeur de Swissmem, déclare : « Depuis le 1er août 2025, le monde est différent de celui d'avant le ‹ Liberation Day ›. La Suisse doit maintenant libérer ses forces : la politique, l'économie et l'ensemble de la société doivent s'unir pour défendre l'industrie d'exportation, pour notre bien à tous. »

Pour soutenir l'économie d'exportation, Swissmem exige les dix mesures suivantes :

1. Prolonger le chômage partiel

La durée d'indemnisation maximale en cas de chômage partiel doit être portée à 24 mois afin d'éviter les licenciements collectifs.

2. Promouvoir l'innovation

Innosuisse doit augmenter sensiblement le financement de ses projets et renoncer à la contribution financière des entreprises pour 2026.

3. Pas de coûts salariaux plus élevés

Une nouvelle augmentation des dépenses sociales par le biais d'une hausse des coûts salariaux indirects n'est plus supportable pour les entreprises.

4. Adapter la loi sur le matériel de guerre

Le Conseil national doit approuver la révision de la loi sur le matériel de guerre conformément au projet discuté par le Conseil des États. C'est la seule façon de permettre à nouveau l'exportation de biens d'armement vers des pays partenaires et de renforcer la confiance en la Suisse.

5. Ne pas durcir la politique climatique

La trajectoire de réduction des émissions de CO2 imposée par le Conseil fédéral est irréaliste et met en danger l'industrie. Les entreprises pourraient alors se voir contraintes de mettre la clé sous la porte.

6. Pas de mécanisme de compensation aux frontières des émissions de CO2

La Suisse ne doit pas copier la politique climatique anti-industrielle de l'UE. Une compensation aux frontières des émissions de CO2 détruit des débouchés et met en danger le site de production suisse.

7. Garantir des tarifs économiquement viables pour l'électricité

Les entreprises industrielles ont besoin d'électricité à des prix économiquement viables et de réseaux stables. Le mécanisme actuel de report des coûts de réseau doit être maintenu. Des tarifs de rachat conformes à l'économie de marché et un accord sur l'électricité avec l'UE sont essentiels.

8. Pas de loi sur l'examen des investissements

Une loi sur l'examen des investissements ne fait que créer de la bureaucratie et décourager les investisseurs étrangers. Les infrastructures d'importance stratégique sont déjà aux mains de l'État.

9. Développer le libre-échange

Les nouveaux accords de libre-échange (Mercosur, Thaïlande, Malaisie) doivent être ratifiés rapidement et les accords existants (Chine, Japon) doivent être améliorés.

10. Soutenir les Bilatérales III

Les Bilatérales III sont indispensables à des relations stables avec l'UE. MSM

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