Développement durable chez Louis Bélet La durabilité est dans l’ADN de Louis Bélet !

de Source : Louis Bélet

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La crise énergétique actuelle fait revenir la notion de développement durable au premier plan. Louis Bélet SA, qui fabrique des outils de coupe dans le canton du Jura, a depuis longtemps intégré ces principes vertueux dans sa stratégie.

Les panneaux solaires installés sur le toit de l'entreprise permettent par beau temps de faire fonctionner plus de 20 machines.
Les panneaux solaires installés sur le toit de l'entreprise permettent par beau temps de faire fonctionner plus de 20 machines.
(Source : Louis Bélet)

Aujourd’hui, les efforts entrepris au cours des dernières décennies montrent toute leur pertinence. En 1991 déjà, l’entreprise a supprimé le chauffage au mazout de ses locaux en le remplaçant par des pompes à chaleur couplées à des sondes géothermiques. L’investissement était considérable pour cette PME qui ne comptait alors qu’une quinzaine d’employés, contre près de 160 aujourd’hui. En 2000, dans le cadre d’un nouvel agrandissement, l’entreprise installe un système centralisé d’huile de coupe, qui permet d’alimenter toutes les machines avec un réseau de distribution. Le système de chauffage géothermique est ici encore mis à contribution, mais cette fois-ci dans le sens inverse puisqu’en été la fraîcheur prélevée dans le sol est utilisée pour tempérer cette huile de coupe. Aujourd’hui, soit 30 ans plus tard, ce système de chauffage des bâtiments et de refroidissement de l’huile est toujours en fonction et n’a nécessité qu’une maintenance mineure.

Depuis toujours des considérations énergétiques durables

Sur le site de Vendlincourt, siège de l’entreprise, le bois utilisé lors des divers agrandissements provient de la scierie voisine. Il a suffi de traverser la route pour le livrer ! Du côté énergétique, le bâtiment administratif est labellisé Minergie et les derniers ateliers construits en 2008 n’ont pas de système de chauffage direct. La récupération de la chaleur générée par la production suffit à maintenir les locaux en température durant l’hiver. En 2004, 1'000 m2 de panneaux solaires ont été installés. Ce choix se révèle aujourd’hui particulièrement judicieux avec l’augmentation considérable des coûts de l’électricité. Cependant, l’énergie générée par ces panneaux ne couvre qu’une fraction de la consommation de l’entreprise et la presque totalité de la toiture en est désormais couverte.

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Alors comment faire pour augmenter l’approvisionnement en énergie solaire ? C’est le défi auquel Louis Bélet s’attèle cette année. La solution : le « regroupement pour la consommation propre » (RCP). Ce système permet à des personnes ou entreprises ayant des bâtiments attenants de s’associer pour produire et auto-consommer de l’énergie solaire. Des panneaux photovoltaïques seront ainsi installés sur une ancienne ferme située en face de la société. L’énergie produite sur ce bâtiment, qui dépasse très largement les besoins des personnes qui y vivent, sera utilisée par Louis Bélet SA. Ainsi, on produit localement et on consomme localement, en créant un micro-réseau indépendant. La grande quantité d’électricité produite pourra également être utilisée pour recharger les véhicules électriques de la société. Louis Bélet a en effet décidé il y a trois ans de renouveler sa flotte de voitures par des véhicules 100% électriques. Les premiers à en bénéficier ont été les conseillers techniques de l’entreprise, soit les personnes qui font le plus de kilomètres. Tous sont ravis de ce choix et ne souhaiteraient en aucun cas revenir à une voiture à moteur thermique !

Optimisation sur les deux sites de production

Sur son second site de production construit récemment à Porrentruy, Louis Bélet a également cherché à appliquer les principes de durabilité. On y retrouve un système centralisé de distribution de l’huile de coupe, des panneaux solaires et des aménagements favorisant la mobilité douce. Du côté du chauffage, le bâtiment est relié à une centrale de chauffe à distance qui utilise du bois régional comme source de chaleur. Ce système présente trois avantages majeurs : un combustible renouvelable et local, aucune maintenance et des prix très stables.

Consommer mieux pour économiser

Utiliser les énergies les plus propres possibles est aujourd’hui une nécessité, mais ce n’est pas suffisant. Il est également nécessaire d’agir sur la consommation. Si beaucoup de travail a été fait du côté du bâtiment et de son infrastructure, Louis Bélet a réalisé qu’il y avait un gros potentiel d’économies à exploiter du côté de l’utilisation des machines de production. Réduire la consommation électrique des machines va générer un cercle vertueux : la machine consomme moins, elle dégage moins de chaleur et on a ainsi moins besoin de refroidir les locaux. Divers axes d’améliorations sont en cours : l’un consiste à supprimer tous les refroidisseurs individuels des machines pour les remplacer par un système centralisé qui amènera l’eau froide nécessaire au maintien en température des machines. Les cycles de fonctionnement des machines doivent également être améliorés. On connaît la puissance nominale des machines, mais qui connaît réellement la consommation électrique de chacune de ses machines ? Le mode veille est-il vraiment économe en énergie ? Les temps de chauffe sont-ils justifiés ? Quand la machine consomme-t-elle le plus et pourquoi ? Autant de questions auxquelles Louis Bélet souhaite trouver des réponses. Pour cela, l’entreprise s’est associée à deux projets de recherche : « Ecoprod » avec l’ARCM et le second avec le Microtech NTN Innovation Booster, soutenu par Innosuisse.

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L'économie circulaire, un axe à ne pas négliger

L’économie circulaire représente également un intérêt majeur pour Louis Bélet. La majorité des emballages plastiques a été supprimée, les outils livrés aux 900 clients de l’entreprise sont maintenant protégés avec du papier et des cartons récupérés des envois reçus des fournisseurs. Les outils usagés sont repris chez les clients pour les réaffûter, en refaire de nouveaux ou pour les recycler s’ils sont complètement hors d’usage.

De nombreux défis à venir

Les défis à relever sont nombreux et complexes, mais l’actualité démontre qu’agir sur sa consommation et sur son approvisionnement énergétique sont essentiels pour atteindre les objectifs du développement durable. Au-delà de la nécessité environnementale, Louis Bélet a également constaté que jusqu’ici tous les investissements réalisés dans le domaine de l’énergie se sont révélés très rentables. MSM

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