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Gregory Grin directeur de Fri Up, un homme de terrain très ouvert aux nouvelles technologies nous parle de sa conception de l'industrie 4.0 Et si l'industrie 4.0 était une opportunité ?

Depuis le début du mois de novembre 2016, Grégory Grin a officiellement succédé à Olivier Allaman au poste de directeur de l’Association Fri Up. Ingénieur de formation, il a été amené, au sein d’une grande entreprise suisse, à gérer des projets d’envergure, à créer des centres de profits et à diriger des équipes pluridisciplinaires.

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Grégory Grin, nouveau directeur de Fri Up.
Grégory Grin, nouveau directeur de Fri Up.
(Source : Stemutz.com)

Agé de 46 ans, il jouit d’une solide expérience dans la création et la conduite de nouvelles unités d’affaires. Au travers de différents postes à responsabilité, Grégory Grin a fait ses preuves dans l’accompagnement de nouvelles idées de produits et de projets en devenir. Toujours à l’affût de belles expériences, il est aussi le cofondateur de TEdx Fribourg, qui a pour but de rassembler des passionnés et de partager des idées.

MSM : Quelle est l’importance de la mise en place de l’industrie 4.0 ou industrie du futur au sein des entreprises fribourgeoises ?

Grégory Grin : L’industrie 4.0 devient une approche incontournable pour faire face aux défis que rencontre l’industrie de production suisse et pour rester compétitive. Les concepts de l’industrie du futur modifient en profondeur la manière dont les entreprises coopèrent, et cela bien au-delà des frontières fribourgeoises.

L’industrie 4.0 peut permettre de se faire une place dans l’industrie de production et de la garder. Par ailleurs, de nouveaux rôles se créent dans la chaîne de valeur industrielle et les technologies émergentes offrent de nouvelles possibilités. C’est donc une opportunité. Il est par exemple possible de se positionner spécifiquement sur des activités à forte valeur ajoutée (intégration, prototypage, ...) et d’en tirer profit. On peut aussi choisir de mettre le consommateur final au centre et de combiner la qualité reconnue des produits suisses avec des possibilités de personnalisation que l’on ne pouvait pas atteindre jusqu’à présent dans une production à la chaîne classique.

MSM : Remarquez-vous des différences importantes selon les secteurs ou entre romands et suisses allemands ?

Grégory Grin : Des différences sont à constater plutôt entre les entreprises qui sont dans une situation qui leur permet de prendre du recul et d’engager des ressources pour se préparer à prendre ce virage, et celles qui n’en n’ont pas la possibilité soit par manque de moyens, soit parce qu’elles doivent s’attaquer à d’autres priorités au même moment.

Plus particulièrement, une PME industrielle au carnet de commandes bien rempli, qui est organisée de manière efficace où tout le monde met la main à la pâte dans les activités de production, ne dispose pas des mêmes moyens qu’une entreprise plus grande qui peut dédier des ressources et démarrer un projet 4.0.

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À propos de l'auteur

Ingénieur ETS en microtechnique, journaliste RP Jean-René Gonthier

Ingénieur ETS en microtechnique, journaliste RP Jean-René Gonthier

Rédacteur en chef du magazine MSM Mensuel de lindustrie