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Astucieux, un système infaillible pour s'accrocher à une comète de passage Comment décrocher une comète ?

Rédacteur: Gilles Bordet

>> Fin mai 2014, la sonde spatiale Rosetta s'est placée en orbite autour de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko en vue de la cartographier en août et de préparer l'atterrissage du module d'exploration Philae. Des entraînements Faulhaber assureront le maintien de cet atterrisseur balistique lourd de 100 kg qui se posera en novembre 2014 sur la comète.

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Rosetta est une mission spatiale de l'Agence spatiale européenne (ESA) dont l'objectif principal est de recueillir des données sur la composition du noyau de la comète 67P/TG Churyumov Gerasimenko et sur son comportement à l'approche du Soleil. La sonde spatiale, d'une masse de trois tonnes lors de son lancement, doit se placer en orbite autour de la comète puis, après une période d'observation de plusieurs mois, envoyer Philaé, un petit atterrisseur de 100 kilogrammes, se poser sur sa surface pour analyser in situ la composition du sol. Rosetta constitue un projet phare pour l'ESA qui y a investi près d'un milliard d'euros, soit plus de 30 % de son budget annuel.
Rosetta est une mission spatiale de l'Agence spatiale européenne (ESA) dont l'objectif principal est de recueillir des données sur la composition du noyau de la comète 67P/TG Churyumov Gerasimenko et sur son comportement à l'approche du Soleil. La sonde spatiale, d'une masse de trois tonnes lors de son lancement, doit se placer en orbite autour de la comète puis, après une période d'observation de plusieurs mois, envoyer Philaé, un petit atterrisseur de 100 kilogrammes, se poser sur sa surface pour analyser in situ la composition du sol. Rosetta constitue un projet phare pour l'ESA qui y a investi près d'un milliard d'euros, soit plus de 30 % de son budget annuel.
(Image: Faulhaber Minimotor SA)

C'est une grande première dans l'histoire aérospatiale qui vient mettre fin à un voyage aventureux de plus de 10 ans dans l'univers.

L’atterrissage sur une comète est une manœuvre délicate à bien des égards qui n'a encore jamais été réalisée à ce jour. La recherche d'un lieu d'atterrissage adéquat s'appuie sur des photos haute résolution de la surface qui ne peuvent être prises qu'une fois que Rosetta ne se trouve plus qu'à quelques kilomètres de la comète. En outre, la structure du sol de la comète est encore mal connue. La glace, la poussière, les crevasses et les aspérités influencent la réussite et la sécurité de l'atterrissage. L'atterrisseur Philae a donc été conçu pour faire face à de nombreuses éventualités.

Faulhaber ancrera Philae sur la comète

L'un des principaux défis de la mission réside dans la faible gravité qui règne sur 67P. S'il n'existe aucun risque que la sonde s'écrase à l’atterrissage étant donné qu'elle ne pèse que quelques grammes sur la comète, il s'agit plutôt d'éviter que Philae ne rebondisse dessus. Un système d'ancrage spécial a donc été développé afin d'assurer que l'atterrisseur puisse trouver appui et se maintenir sur la surface pendant toute la durée de la mission. Juste après le contact au sol lors de l'atterrissage, deux harpons seront tirés par charge propulsive et deux treuils, chacun actionné par un moteur de Faulhaber, tireront l'atterrisseur à la surface de la comète. Ainsi ces deux harpons prolongés par des câbles maintiendront atterrisseur contre la surface.

Fruits du savoir-faire de Faulhaber dans les applications spatiales, ces entraînements sont installés dans les harpons, mais aussi dans beaucoup d'autres systèmes qui composent l'atterrisseur. En effet, les moteurs à courant continu de Faulhaber sont mis en œuvre dans les instruments et les installations expérimentales de Philae qui servent à analyser exactement la nature et la composition de la surface de la comète en vue d'obtenir de précieuses informations sur la formation et l'histoire de notre système solaire. <<

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