Économie 2023, année positive pour l'industrie italienne de la machine-outil

de Ucimu 4 min Temps de lecture

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2023 reste une année positive pour l'industrie italienne de la machine-outil, robots et systèmes d’automation, qui a atteint un nouveau record de production ; la tendance favorable se prolonge donc et devrait se confirmer également en 2024.

L'industrie italienne de la machine-outil, robots et systèmes d’automation a atteint un nouveau record de production en 2023.(Source :  gefrorene wand / Pixabay)
L'industrie italienne de la machine-outil, robots et systèmes d’automation a atteint un nouveau record de production en 2023.
(Source : gefrorene wand / Pixabay)

C'est en synthèse ce qu'a illustré Barbara Colombo, présidente d'Ucimu-Sistemi per produrre, l'association des constructeurs italiens de machines-outils, robots et systèmes d’automation, lors de la traditionnelle conférence de presse de fin d'année.

Comme le montrent les chiffres préliminaires traités par le Centre d'études et de culture d'entreprise d’Ucimu-Sistemi per produrre, en 2023 la production s'est fixée à 7560 millions d'euros, ce qui représente une augmentation de 3,8 % par rapport à l'année précédente. Ce résultat découle de la bonne performance des exportations, qui ont augmenté de 10,3 % pour atteindre 3825 millions d'euros. Le ratio exportations/production est à nouveau à la hausse pour atteindre 50,6 %.

Pour ce qui est de l’extérieur, selon le traitement des données de l'ISTAT par l'Ucimu, au cours de la période janvier-août 2023 (dernières données disponibles), les principaux marchés de débouchés de l'offre italienne dans le secteur ont été les États-Unis (356 millions, + 26,7 %), l'Allemagne (217 millions, + 8,8 %), la Chine (163 millions, + 34 %), la France (138 millions, + 32,1 %), et la Pologne (128 millions, + 14,7 %).

Par contre, les livraisons des constructeurs italiens sur le marché intérieur ont légèrement reculé, s'arrêtant à 3735 millions d'euros, soit 2 % de moins qu'en 2022.

Les livraisons et les importations (ces dernières en baisse de 4,5 % à 2385 millions d'euros) ont été affectées par la réduction, bien que légère, de la consommation, qui a baissé de 3 % à 6120 millions d'euros.

Pour 2024, les fabricants italiens de machines-outils, robots et systèmes d’automation s'attendent à une consolidation des résultats des dernières années : la production sera boostée par la demande extérieure face à une légère réduction de la consommation intérieure.

En particulier, selon les prévisions du Centre d'études de l'Ucimu, en 2024, la production atteindra 7595 millions d'euros (+ 0,5 % par rapport à 2023), grâce à l'augmentation des exportations, qui s'élèveront à 4070 millions d'euros (+ 6,4 %).

Les livraisons des fabricants sur le marché intérieur s'arrêteront à 3525 millions d'euros (- 5,6 %), en ligne avec la baisse de la consommation intérieure, qui devrait se fixer à 5780 millions d'euros (- 5,6 %).

Les importations seront également affectées par une demande frileuse en matière d'investissements en Italie, en baisse de 5,5 % à 2255 millions d'euros.

Le ratio exportations/production augmentera encore pour atteindre 53,6 %.

Barbara Colombo, présidente d'Ucimu-Sistemi per produrre, a affirmé : « Bien qu'il y ait des signes évidents de ralentissement, l'année 2023 des fabricants italiens se clôture en affichant à nouveau un signe positif ; la production « made in Italy » sectorielle continue de croître, établissant un nouveau record grâce aux bons résultats obtenus à l’étranger. Tout cela signifie qu'une fois de plus nos entreprises ont su réorienter leur offre vers des domaines où la demande est plus dynamique, à savoir les marchés étrangers. Après avoir écarté le risque de récession aux États-Unis, face à l'instabilité géopolitique que nous connaissons aujourd'hui, les entreprises italiennes sont avant tout engagées à préserver leurs marchés traditionnels : outre les États-Unis, les pays de la zone UE où, entre autres, nous espérons une reprise de l'Allemagne, qui a toujours été un excellent partenaire pour la mécanique italienne. À cet égard, nous avons récemment présenté au Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération internationale (MAECI) un plan opérationnel, pour la période 2024-2025, entre les industries italienne et allemande de la machine-outil, visant à consolider la coopération existante entre les deux systèmes industriels leaders au niveau mondial de ce secteur. »

Des visites réciproques dans les unités de production des deux pays, l'organisation de visites d'utilisateurs allemands dans les entreprises italiennes et aux salons sectorielles en Italie, l'organisation d'un Forum italien de la machine-outil en Allemagne pour favoriser et stimuler la connaissance mutuelle des principaux fabricants et utilisateurs des deux pays, ainsi que des analyses de marché, sont quelques-unes des initiatives qui constituent ce programme.

« Parallèlement, notre engagement se poursuit sur les marchés les plus éloignés. Nous pouvons citer en exemple deux réseaux d'entreprises : ITC en Inde, qui a déjà onze ans d’activité et qui, à l'occasion de la dernière convention annuelle a réuni plus d'une centaine de participants parmi lesquels des professionnels du secteur, des utilisateurs, des institutions et des journalistes ; et le tout nouveau IMT, au Vietnam, qui est opérationnel depuis septembre et qui a été créé dans le but de soutenir la pénétration des entreprises faisant partie des réseaux dans le pays qui représente la porte d'entrée de toute l'Asie du Sud-Est. Pour ce qui est du front italien, la volonté des utilisateurs locaux d'investir en 2023 a certainement diminué. Après des années de croissance plus qu'exponentielle, la contraction enregistrée cette année et celle prévue pour l'année prochaine semblent toutefois acceptables. Il s'agit en fait d'un retour progressif à la normale après le caractère exceptionnel des deux années précédentes. Nous collectons moins de commandes que par le passé mais le marché reste absolument actif : le marché italien reste l'un des plus importants. Il y a la volonté de la part du secteur manufacturier du pays de poursuivre le processus de transition numérique. Nous apprécions le travail des autorités gouvernementales, qui ont obtenu le feu vert de la Commission européenne pour financer, avec RepowerEU, le plan de transition 5.0 qui mise sur la combinaison de la transition verte et de la transition numérique, pour soutenir le développement du secteur manufacturier selon des critères d'économie d'énergie, tout en tenant compte de la question fondamentale de la formation », conclut la présidente.

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