Une durabilité qui ne coûte rien : Prévention des dommages de transport

Rédacteur: Jean-René Gonthier

>> Un tiers de la production mondiale de produits alimentaires est jetée à la poubelle. Malheureusement, même les dommages de transport insignifiants entraînent de manière répétée la destruction de produits alimentaires à vrai dire consommables. Un appel à la conscience de la responsabilité écologique et sociale de la chaîne de livraison.

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Prôner la durabilité plutôt que le court terme ! Conscience de la responsabilité écologique et sociale dans la chaîne de livraison.
Prôner la durabilité plutôt que le court terme ! Conscience de la responsabilité écologique et sociale dans la chaîne de livraison.
(Image: Dachser)

L’étude actuelle de la Jacobs University de Brème a abouti au résultat que trente-cinq pour cent des produits alimentaires devaient déjà être détruits au sein de la chaîne de livraison. Surtout les produits de boulangerie et de pâtisserie, les fruits et les légumes sont perdus en raison de dommage, de détérioration ou de date (limite) de consommation. Cette constatation n’est couverte que par hasard par les chiffres de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), selon laquelle un tiers de la production mondiale de produits alimentaires est jetée à la poubelle.

Les pertes dues aux mauvaises conditions structurelles et de production lors de la moisson et de la transformation dans les pays plus pauvres sont une chose. Plus grave est cependant le gaspillage dans les pays industriels développés : des produits alimentaires impeccables sont trop souvent détruits. Dans le public, on signale de manière répétée que les produits alimentaires ne doivent pas être éliminés, du moins immédiatement après l’expiration de la date limite de consommation. Les refus d’acceptation dans le commerce en raison de dommage physique ou du non-respect du délai de livraison au cours du transport sont beaucoup moins considérées, mais non moins importants.

Cependant, le transporteur ne doit pas recycler intelligemment la plupart des marques commerciales et des produits de marque. Pour protéger la marque, il doit les détruire, au lieu de les vendre pour réduire le dommage matériel ou les distribuer à des cantines, des asiles pour sans abris ou des restos du cœur.

La pratique de prospérité est-elle encore actuelle ?

La question se pose de connaître la raison pour laquelle, depuis le début des discussions et des revendications publiques concernant la durabilité d’il y a environ dix ans, rien n’a changé dans cette pratique. Car tout le monde agit ainsi ? Car c’est plus confortable et cela ne coûte rien ? Ou parce que cela ne vaut simplement pas la peine de faire de la publicité avec l’économie durable là où le consommateur ne remarque aucune différence ? Comme réponse, on devrait en tout cas exiger l’utilisation de chaque possibilité pour éviter le gaspillage des ressources.

Sur quel argument cette exigence devrait-elle s’appuyer ? Peut-être la pénurie de marchandises telles que l’eau potable, sont nécessaire pour motiver des changements. Ou les matières premières qui ont connu des augmentations de prix à deux chiffres ces dernières années et qui sont traitées aujourd’hui de façon aussi précieuse que le carburant. Peut-être aussi les sept milliards de gens, dont presque un milliard souffre de la faim. L’énergie, qui dépasse de loin la valeur de combustion du produit pour sa production. Ou les 4,5 tonnes de dioxyde de carbone dégagées par chaque tonne de produits alimentaires jetés selon l’étude de la Jacobs University.

L’estimation de la valeur à l’égard des produits alimentaires doit augmenter de nouveau. Ce n’est que de cette manière que la production de produits alimentaires pourra être augmentée avec nos ressources naturelles des soixante-dix pour cent nécessaires au cours des quarante prochaines années. Et c’est la seule possibilité d’assurer alors l’alimentation des neuf milliards de personnes vivant sur cette Terre (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture FAO).

Solutions possibles

La première étape dans cette direction serait de céder au prestataire logistique les produits alimentaires dédommagés à l’extérieur mais de conditions hygiéniques impeccables pour des objectifs humanitaires. Dachser Nürnberg collabore par exemple depuis huit ans avec le resto du cœur à Feucht dans le Land de Nürnberg. Les produits alimentaires, dont la date limite de consommation n’est pas encore expirée, sont avisés au resto du cœur et librement disponibles pour que l’on vienne les chercher. Ainsi l’organisation reçoit régulièrement plusieurs palettes de produits alimentaires, provenant en partie aussi des succursales voisines.

Il y a suffisamment de raisons de mieux estimer de nouveau la valeur des produits alimentaires. Celui qui a ancré la responsabilité écologique et sociale dans la structure de son entreprise en qualité de fabricant ou de commerçant de produits alimentaires, peut prolonger la liste des mesures de durabilité gratuitement et sans endommager son image de marque. – Tout simplement en examinant attentivement les décisions prises en matière de refus d’acceptation ou de destruction. <<

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