Interview - Personnalité de l'industrie

Un périphérique adapté pour un travail de qualité

| Auteur / Rédacteur: Gilles Bordet, rédacteur MSM / Gilles Bordet

MSM : Comment prendre soin de son liquide de coupe et lui assurer une longue durée de vie et de bonnes performances ?

Gilbert Lile : Il y a 2 paramètres importants pour préserver son liquide de coupe : la filtration et la séparation des huiles. Nous constatons souvent lors de l’utilisation d’émulsions que de l’huile venant du système de lubrification des éléments mobiles de la machine finit dans le bac du liquide de coupe. Un autre facteur, c’est d’éviter d’avoir trop de décharge d’huile à travers le convoyeur pour ne pas devoir compléter sans arrêt le niveau du bac. Une autre solution pour éviter une trop importante perte du liquide de coupe sont les systèmes de filtration des brouillards d’huile ou d’émulsion, qui filtreront l’air mais récupéreront aussi les excédents de liquide de coupe et les réinjecteront dans le circuit.

MSM : Votre gamme de systèmes de filtration d’air Fox a connu un très grand succès sur l’ensemble des principaux marchés. La qualité de l’air sur les lieux de production est-elle devenue un critère fondamental où n’est-ce là que la conséquence de l’augmentation de la pression de service des systèmes d’amenée de liquide de coupe ?

Gilbert Lile : C’est un peu un mélange des deux. Actuellement nous n’avons que peu de contraintes légales en termes de quantité de particules rejetées dans l’air. Mais nous constatons une importante prise de conscience de la part de nos clients pour offrir des conditions de travail les plus saines possibles à leurs collaborateurs. Sans compter que des machines travaillant avec des systèmes à haute-pression, sans filtration des brouillards, vont littéralement « graisser » le sol, le plafond et les murs. Ceci est désagréable et dangereux. Les sols deviennent extrêmement glissants et les risques d’accidents augmentent. Mais effectivement, en tout cas pour le marché européen, l’augmentation des pressions de fonctionnement rend absolument indispensable l’utilisation d’un périphérique performant de filtrage des brouillards d’huile.

MSM : Vous proposez 6 types différents de convoyeurs à copeaux en fonction de la forme des copeaux et du type de matériaux usinés. Quel est le gain pour l’utilisateur de disposer d’un convoyeur parfaitement adapté à sa production ?

Gilbert Lile : Il y a plusieurs avantages et les gains sont multiples. C’est toujours un peu une décision entre le coût et les performances que recherche le client. Nous avons des convoyeurs sans filtration qui évacuent simplement les copeaux ou d’autres qui sont équipés de tapis magnétiques pour retenir les plus petites particules métalliques. Nous avons aussi des convoyeurs équipés de systèmes de filtration intégrés. Ce type de convoyeur est obligatoire pour pouvoir travailler avec de la haute-pression. Un problème récurrent lors de l’utilisation de convoyeurs sans filtration intégrée est de devoir régulièrement nettoyer le réservoir de liquide de coupe qui se rempli de copeaux. Un de nos clients était confronté à ce problème. Nous lui avons fourni des convoyeurs Turbo MH avec filtres intégrés à 500 microns. Ce client qui devait nettoyer ses bacs toutes les 2 semaines, ne le fait maintenant plus que 2 fois par année. Grâce à nos convoyeurs, c’est un énorme gain de temps et d’importantes économies ont été faites par ce client. Il y a encore d’autres paramètres importants comme la forme et la taille des copeaux. Lorsqu’ils sont longs et gros, ça ne pose pas trop de problèmes. Un convoyeur standard pourra faire le travail. Mais avec des copeaux très courts et petits, ils passeront à travers le tapis et finiront dans le réservoir de liquide de coupe. Pour un surcoût de quelques milliers de francs, c’est un investissement très vite amorti grâce à la réduction des temps morts liés à l’arrêt des machines.

Un autre avantage de nos convoyeurs c’est qu’ils n’utilisent pas de consommables. Nous avons des systèmes de racloirs ou de brosses pour nettoyer les tapis et il n’y pas de déchets à évacuer comme avec un filtrage avec des bandes de papier, tout fini dans le benne à copeaux.

MSM : Comment sont intégrés les concepts d’ « Industie 4.0 » (numérisation, traitement et mise en réseau des données, etc…) dans les équipements de machines que vous produisez ?

Gilbert Lile : Nous n’avons pas vraiment attendu Industrie 4.0 pour nous lancer sur cette voie. Nous avons déjà depuis plusieurs années des systèmes parfaitement compatibles avec les concepts d’Industrie 4.0, que ce soit au niveau des ravitailleurs, des convoyeurs, des groupes haute-pression ou des systèmes de filtration. Au niveau des ravitailleurs il est déjà possible chez LNS depuis plusieurs années de pouvoir communiquer et interagir avec la machine-outil. Par exemple quand on arrive en bout de barre et que le dernier morceau est trop court pour usiner encore une pièce complète, le ravitailleur va transmettre la longueur restante à la machine qui pourra lancer un autre programme pour une pièce de diamètre identique mais plus courte. Nous avons d’ailleurs des écrans tactiles sur presque tous nos ravitailleurs qui permettent d’échanger déjà beaucoup d’informations. Pour les convoyeurs par exemple, lorsqu’une opération d’ébauche génère un volume de copeaux beaucoup plus important, le tapis est accéléré pour assurer une parfaite évacuation des copeaux. Un signal est aussi généré quand la benne à copeaux est pleine. Actuellement les demandes pour ce genre de produits sont de plus en plus fréquentes. Notre dernier convoyeur Turbo SF Compact dispose d’un PLC intégré. Il y a de plus en plus d’intelligence dans les périphériques actuellement. MSM

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