Reportage de notre envoyé spécial Sergio Caré, rédacteur au SMM

Un jour dans le port d’Hambourg

| Auteur / Rédacteur: Sergio Care / Sergio Caré

Propreté, hygiène, sécurité et bien-être

Les objectifs du nettoyage sur un paquebot de croisière sont multiples, à savoir: la propreté, l’hygiène, la sécurité et le
bien-être. Les malades sont mis en quarantaine dans une unité spéciale pour éviter toute contamination. Le risque de ne pas pouvoir amarrer dans un port est bien trop grand. En 2014, au Mexique, un navire de croisière s’est vu refusé l’accès au quai par peur du virus Ebola. Le « Carnaval Magic » et ses quelques 4000 passagers furent interdit d’accès à l’île mexicaine de Cozumel car une passagère se trouvaient en quarantaine à cause de ce virus. Sur l’Aida Prima, il ne s’agit généralement que de travaux de nettoyage classiques. Enfin, si on considère l’entretien quotidien de 60'000 m2 comme une activité « normale ». Il est évident qu’au-delà de la propreté et du bien-être des hôtes, il est aussi question d’efficacité et de gain de temps. Les 1647 cabines disponibles en 14 gammes différentes doivent être entretenues quotidiennement. Le mot d’ordre peut se résumer ainsi : « Les tâches d’aujourd’hui qui n’étaient pas là hier doivent disparaitre avant demain », car une « tâche » en appelle une autre. Kärcher, le spécialiste du nettoyage, a pour cela doté l’Aidaprima d’une vaste gamme d’appareils d'entretien. Il existe autant de machines que de surfaces à nettoyer: cela va du nettoyeur pour tapis au autolaveuses, en passant par les nettoyeurs à haute pression pour les sols extérieurs, le ponton, les balcons et les nettoyeurs à vapeur pour le spa.

Nettoyage et décapage

Changement de décor. Dans la cale sèche du chantier naval de la Norder-Werft se trouve le « Berlin », le plus grand bateau de ravitaillement de la marine allemande. Trois équipes se relaient 24h sur 24 pour remettre à neuf ce bâtiment, en le débarrassant de la saleté accumulée, de la rouille et de la peinture écaillée. Dans le jargon du chantier naval, c’est ce qu’on appelle le « shampouinage-rasage ». Sauf qu’ici, il s’agit de nettoyer et décaper une zone 5’000 m2. Un des cinq robots appelés « magnet-crawler » se balance sur la proue du bateau. A l’aide d’un jet à ultra haute pression de 2’500 bars, il retire de la coque la couche de peinture grise épaisse de 1,5 mm. Aucun homme ne pourrait physiquement supporter une telle pression qui équivaudrait à tirer à la carabine au rythme d’une fois par milliseconde sans pause. C’est pour cela que ces travaux sont réalisés par les « crawlers ». Dans un sifflement strident, ces chenilles magnétiques rampent sur le métal en vaporisant de l’eau à ultra haute pression. Elles ressemblent à d’énormes aspirateurs et sont commandées à distance à l’aide d’un joystick. Dans leur version haut de gamme, l’eau sale est directement récupérée par aspiration. Dans la version classique, une partie de l’eau, chauffée par la pression provenant de l’accumulateur au sol, est transformée en vapeur à 80°C. Le reste de l’eau souillée s’échappe dans un torrent le long du dock à un débit de 40 litres par minutes. Par la suite, l’eau est filtrée et réutilisée.

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