Interview auprès du fabricant de sécateurs Felco, à propos de sa digitalisation et des implications du partenaire-fournisseur iCAM

Tout savoir pour mieux prévoir

| Auteur / Rédacteur: Jean-René Gonthier / Jean-René Gonthier

Sébastien Nussbaum, responsable de production de Felco SA et Daniel Vez, directeur d'iCAM SA. Entre eux, le terminal tactile permettant de transmettre au serveur central l'état de la Mazak.
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Sébastien Nussbaum, responsable de production de Felco SA et Daniel Vez, directeur d'iCAM SA. Entre eux, le terminal tactile permettant de transmettre au serveur central l'état de la Mazak. (Source : JR Gonthier)

Felco, une entreprise traditionnelle se dote de moyens simples pour connaître avec précision l’état d’avancement de ses séries en production. Un partenariat étroit entre ce fabricant de sécateurs et iCAM pour parvenir à un TRS frôlant la perfection.

Un partenariat étroit entre FELCO, fabricant d’outils de taille et iCAM, distributeur de solutions de DNC et du progiciel ESPRIT, a permis à cette entreprise fabricant en interne l’entier de ses sécateurs de parvenir à un TRS frôlant la perfection.

Sébastien Nussbaum, responsable de production auprès du fabricant Felco est depuis plus d’une douzaine d’années dans l’aventure de la digitalisation. Sa longue expérience et son ouverture d’esprit a permis aux opérateurs des ateliers de bien supporter le tsunami de la digitalisation. Désormais les spécialistes, mécaniciens et opérateurs ont tous été valorisés dans leurs tâches quotidiennes.

MSM : Quels ont été les défis avant de vous lancer dans l’aventure de la digitalisation ?

Sébastien Nussbaum : Nous ne nous rendions absolument pas compte du taux de production. Ce qui veut dire qu’il nous semblait que plusieurs machines de production fonctionnaient bien mais nous n’avions pas de retour par rapport au nombre de pièces produites par jour. Nous savions que notre production réelle était toujours légèrement en dessous de la planification sans toutefois en connaître les raisons. Nous observions que les collaborateurs continuaient de travailler d’arrache-pied derrière leurs équipements, pourtant nous n’atteignions pas le bon nombre de pièces par rapport aux cycles effectués. Un deuxième aspect est de connaître à un moment précis l’état de fonctionnement de chaque machine soit par exemple : en fonction / en réglage / en attente ou encore en panne. Avant de digitaliser nous ne savions rien du détail des temps de réglage.

Tout était relativement opaque à cette époque, il n’y avait que le régleur ou le chef d’atelier qui pouvaient savoir ce qui se passait le jour J. De plus, lorsque l’on voulait planifier une nouvelle série de production, nous devions presque s’approcher de la machine et discuter avec l’opérateur pour savoir quand la machine en question serait disponible ! Il fallait donc se rendre sur le terrain pour obtenir une vision globale et savoir quand il serait possible d’intercaler une commande de pièces urgente.

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