Thomas Schumacher, directeur de Swissmem Formation professionnelle œuvre en faveur d'une formation professionnelle moderne et attrayante pour les jeunes. Le MSM a pu l'interroger sur les activités actuelles du centre de compétence et sur les changements opérés récemment.
La priorité actuelle de la Formation professionnelle Swissmem est de développer des moyens de formation et des supports concrets pour le lancement des apprentissages en août 2026, sur la base des nouvelles ordonnances en vigueur depuis janvier 2026.
(Source : Schindler AG Switzerland)
Après plusieurs mois depuis la décision de regrouper les activités nationales de formation professionnelle initiale de Swissmem et Swissmechanic sous l'égide de Swissmem, quel bilan pouvez-vous faire de cette collaboration renforcée ?
Je constate une dynamique très positive. Nous collaborions déjà étroitement dans le domaine de la formation professionnelle, notamment dans le cadre de la révision FUTUREMEM. Le regroupement des activités nationales a donné un véritable élan, en particulier pour la mise en œuvre et le développement des projets d'avenir.
Depuis le 1er janvier 2026, cette coopération renforcée couvre plusieurs domaines clés : commission de la formation professionnelle, développement des professions, médias de formation, SwissSkills et WorldSkills, ainsi que la procédure de qualification.
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Parmi les résultats concrets, nous avons créé un nouveau tecVET Sounding Board et lancerons prochainement le tecVET Development Group pour accompagner les travaux liés à FUTUREMEM. Enfin, nous avons organisé le kick-off de la mission WorldSkills Aichi 2028, en lien avec SwissSkills Berne 2027. Et deux anciens collaborateurs de Swissmechanic ont rejoint Swissmem Formation professionnelle.
Quels étaient les objectifs principaux de ce regroupement, et dans quelle mesure ont-ils été atteints ?
L'objectif principal est de maintenir et renforcer la qualité de la formation professionnelle dans l'industrie technologique suisse. Nous voulons créer davantage de valeur pour le marché en harmonisant les contenus et les outils autour des huit professions techniques MEM.
Ce regroupement permet aussi de travailler de manière plus efficace et cohérente au sein d'une organisation unique. Notre priorité actuelle est de développer des moyens de formation et des supports concrets pour le lancement des apprentissages en août 2026, sur la base des nouvelles ordonnances en vigueur depuis janvier 2026.
Nous sommes très engagés sur cette voie. Il reste encore du travail, mais la dynamique est excellente, et nous remercions tous les acteurs des trois lieux de formation ainsi que les autres parties prenantes pour leur patience et leur soutien.
Quelles améliorations tangibles observez-vous pour les entreprises membres et les apprentis ?
Globalement, ce regroupement s'inscrit dans la continuité de FUTUREMEM. Les huit professions techniques MEM sont désormais à la fois uniques et mieux connectées, tant verticalement (apprentissages de 2, 3 ou 4 ans) qu'horizontalement (compétences opérationnelles communes).
Nous réduisons la complexité grâce à une édition unique des supports de formation (nextecmedia, désormais portée conjointement par Swissmem et Swissmechanic) et à une meilleure coordination entre tous les lieux de formation. Un pont plus solide est également construit entre les moyens pédagogiques et la plateforme numérique (techLEARN), tout en renforçant la communication commune pour accroître l'attractivité de notre branche.
Quels défis organisationnels ou culturels ont été rencontrés lors de l'intégration ?
Jusqu'à présent, nous n'avons pas connu de difficultés majeures. L'expérience acquise durant la révision FUTUREMEM a facilité l'intégration. On pourrait dire que cette période a constitué une phase intense de rapprochement avant cette nouvelle étape.
La véritable réussite se mesurera surtout dans la perception du marché et dans la qualité de la coopération entre les trois lieux de formation.
Quel impact ce rapprochement a-t-il sur l'attractivité des métiers techniques MEM ?
Nous menons depuis plusieurs années des actions de marketing des professions avec le programme « fascination technique », notamment en Suisse alémanique. Un développement très positif est le lancement de ces activités sous une marque commune également en Romandie. Il est encore trop tôt pour mesurer précisément l'impact de ce rapprochement sur l'attractivité des métiers, mais les bases sont solides.
Quel rôle joue la plateforme numérique techLEARN.swiss ?
techLEARN.swiss sera la clé digitale de la formation professionnelle MEM. Elle apporte une réelle valeur ajoutée aux apprentis et aux partenaires des différents lieux de formation.
La plateforme intégrera notamment les informations de skills.futuremem.swiss, avec une visualisation claire des plans de formation, des compétences opérationnelles et d'un calendrier d'apprentissage. Elle comprend également un portefeuille de compétences, incluant le rapport de formation numérique. Les moyens de formation nextecmedia et d'autres documents pourront y être utilisés y enregistrés.
Quelles tendances majeures observez-vous dans la formation technique en Suisse ?
L'une des grandes questions actuelles concerne l'intégration de l'intelligence artificielle dans la formation professionnelle, et surtout dans les procédures de qualification.
Situation au30.10.2020
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Nous sommes convaincus que cinq dimensions de compétences sont essentielles : compétences MEM, professionnelles, méthodologiques, personnelles et sociales. À mon sens, les compétences personnelles, sociales et méthodologiques gagnent en importance. Elles constituent une base indispensable pour relever les défis futurs. En même temps rappelons que les compétences professionnelles techniques restent très importantes dans notre secteur d'activité mondial.
Quelles stratégies Swissmem propose-t-il pour attirer davantage de jeunes vers les métiers techniques ?
Nous renforçons nos actions de promotion à travers les réseaux sociaux, les salons des métiers, ainsi que la communication avec les enseignants du primaire, les parents et les centres d'orientation professionnelle.
Pour les plus jeunes, nous soutenons également des initiatives MINT. En parallèle, la plateforme www.tecindustry.ch/fr permet de mettre en valeur l'attractivité de notre industrie et les perspectives offertes aux jeunes talents.
Enfin, quelle est votre vision pour la formation professionnelle à l'horizon 2030 ?
Sur la base de la stratégie Swissmem Formation professionnelle 2028 et du regroupement national des activités pour les huit professions MEM, nous avons lancé une révision stratégique. La stratégie 2029/30 sera définie dans les prochaines semaines.
Notre priorité en 2026 reste la mise en œuvre de FUTUREMEM. Nous avons modernisé nos professions – employé(e) de commerce et métiers techniques – pour l'avenir. Nous réfléchissons également à la manière de motiver davantage d'entreprises à former des apprentis dès 2027 et à anticiper les besoins futurs du marché.