Interview : Christophe Rérat, CEO du groupe Recomatic Septante ans d'innovations pour des finitions parfaites

de Propos recueillis par Gilles Bordet

Cette année, le Groupe Recomatic fête à la fois 60 et 70 ans d'existence. Pour marquer ces dates anniversaires de l'histoire de l'entreprise, de nombreux événements seront organisés tout au long de l'année.

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Christophe Rérat, co-directeur et CEO du groupe Recomatic.
Christophe Rérat, co-directeur et CEO du groupe Recomatic.
(Source : Recomatic)

Collaborateurs, clients, fournisseurs et visiteurs se verront proposer diverses activités pour fêter ensemble ce double anniversaire, les 60 ans de Recomatic et les 70 ans de Bula. Au mois de mai, le Groupe Recomatic accueillera également la deuxième édition du Congrès MSM. C'est une année bien chargée qui attend Recomatic et c'est à Christophe Rérat, co-directeur et CEO du groupe que nous donnons la parole pour nous en parler plus en détail.

Recomatic fête ses 60 ans d'existence cette année. Quel regard portez-vous sur l'évolution de l'entreprise familiale fondée par Charles et Martin Rérat en 1962 ?

Christophe Rérat : L'évolution de Recomatic a suivi une progression constante et maitrisée tout au long de ces 60 dernières années, la progression a été plus forte durant les derniers 20 ans, avec l'apport de nouvelles technologies et les demandes croissantes de nos clients en précision et performance.

Le rachat de Bula Technologie SA en 2008, la reprise des activités de TK service en 2014 et le lancement de notre troisième société SwissSurface.ch SA en 2019 ont contribué à l'essor du Groupe Recomatic.

Quelle expérience retenez-vous de cette année passée presque sans aucun salon présentiel, et quel sera le prochain salon où vous exposerez ?

Nous avons eu la chance de pouvoir participer aux premières expos en septembre dernier, non seulement en Suisse avec l'EPHJ de Genève, mais aussi en France avec Global Industrie Lyon et également en Angleterre et en Irlande.

Bien que l'affluence fût plus basse qu'à la normale, les rencontres étaient de qualité, les demandes et les projets omniprésents. La tendance est positive et on voit une reprise de l'activité dans bon nombre de secteurs, nous ne pouvons que nous en réjouir.

En 2022 nous serons présents en Allemagne au mois de mars pour le salon Grindtec, mais aussi à Moutier en avril pour le SIAMS, à Paris en mai pour Global Industrie Paris et en juin à Bern pour le salon Dental Bern ainsi qu'à Genève pour l'EPHJ. Pour compléter cette belle présence sur les salons, nous organiserons nos expositions internes qui se dérouleront à l'automne à Courtedoux.

Quel bilan tirez-vous de votre présence au salon EPHJ ?

Le bilan du salon EPHJ est très positif, nous avons rencontré des clients et prospects avec un état d'esprit très optimiste et des projets concrets à réaliser dans des délais courts. Je pense que nous avons vécu une des plus belles expos EPHJ de ces 10 dernières années ! Le fait de ne pas porter le masque a apporté un peu de normalité à nos échanges et nous a permis de revoir de magnifiques sourires.

Pour quelles raisons avez-vous décidé d'accueillir le second congrès MSM dans vos locaux ?

Une des raisons principales est que ce congrès fera partie des nombreux événements organisés dans le cadre de notre double anniversaire. Nous savons que c'est également une année particulière pour le MSM qui fête ses 90 ans.

Avec notre nouveau bâtiment nous avons désormais la capacité d'accueillir les participants à ce congrès dans les meilleures conditions. De cette manière, notre showroom, qui servait également à l'organisation d'événements, sera désormais uniquement consacré à sa fonction première. Les visiteurs auront beaucoup de choses à y voir et la disponibilité des machines sera optimale.

Nous avons eu l'occasion de participer au premier congrès MSM chez Willemin- Macodel pour nous rendre compte de ce que cela impliquait. À notre tour, en collaboration avec l'équipe du MSM, nous allons nous appuyer sur la belle expérience vécue chez Willemin-Macodel et proposer un format unique pour ce congrès de jubilés !

Quels sont les sujets que Recomatic a décidé de mettre en avant durant ces 2 journées de congrès ?

Nous souhaitons mettre l'accent sur la présence de machines et leurs applications, avec de réelles mises en situation. Pour ce faire, tout au long de la journée, nous réaliserons conjointement avec les intervenants au congrès, des démonstrations d'usinage sur les machines pour créer une réelle dynamique et un complément avec les conférences. C'est à notre sens beaucoup plus parlant pour les visiteurs.

Nous allons essayer d'amener un maximum d'interactivité, de présenter un large spectre d'applications et d'offrir une visite des plus complètes pour que les participants y trouvent le plus d'intérêt possible.

Au niveau thématique nous aborderons bien évidemment le secteur horloger mais également le médical. Nous aurons des machines RECO et BULA en démonstration, mais également des produits de GPA INNOVA avec des machines DLyte dont SWIS est le distributeur exclusif.

Les démonstrations d'usinage ne seront pas, comme lors des salons, faites dans le vide. Nous fabriquerons au préalable les pièces de démonstration pour les présenter aux visiteurs, puis elles seront usinées en direct lors des sessions de démonstrations.

Qu'attendez-vous de votre participation en tant qu'hôte du Congrès MSM ?

Je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui ne sont jamais venues visiter nos locaux. C'est l'occasion à travers ce congrès de pouvoir accueillir des visiteurs et de leur permettre de voir ce que produit le Groupe Recomatic. Nous allons également profiter de cet événement pour inviter beaucoup de nos clients finaux. Je suis convaincu que nous aurons du succès et reste assez optimiste sur ce point à la condition que la pandémie liée au COVID ne nous réserve pas de mauvaise surprise.

Vous avez récemment construit un nouveau bâtiment de plus de 3000 m2. Pour quelles raisons aviez-vous besoin de vous agrandir ?

Les besoins principaux étaient le manque de place pour le montage des machines et le regroupement du stock des composants machine, afin de rassembler nos pièces au même endroit pour augmenter notre efficacité. Notre nouvelle surface de montage est dédiée à nos best-sellers et est organisée afin de monter les machines en suivant les principes du Lean Manufacturing. L'objectif est de réduire le temps de montage et ainsi d'augmenter le nombre de machines produites à l'année.

Cette nouvelle halle est construite avec des matériaux durables et locaux. Vous produisez également 40 % de votre consommation électrique avec des panneaux solaires. Quelle est la stratégie du Groupe Recomatic en matière environnementale ?

Nous devons avoir conscience que notre Terre est en mauvais état et que nous devons réagir rapidement afin de lutter contre les pollutions et le réchauffement climatique. Mais je ne pense pas pour autant être activiste écologique ! Notre politique est de consommer moins et mieux : énergie solaire, récupération des eaux de pluie pour l'arrosage et l'eau sanitaire, des chiffons réutilisables et des éclairages LED, etc.

Nous avons également ajouté une isolation périphérique sur nos anciens bâtiments pour les mettre au même niveau que les plus récentes de nos constructions. Nous maîtrisons nos rejets dans leur globalité comme par exemple l'huile de coupe, centralisée et filtrée, avec une durée de vie multipliée par 10, la récupération des cartons et produits d'emballage pour les réutiliser pour nos propres envois, la compensation des émissions de CO2 en replantant des espaces forestiers, et dans un délai de 2 ans, l'installation de batteries de stockage de l'électricité fournie par les panneaux solaires. Nous allons également installer un système de stockage d'énergie écologique novateur.

De quel système novateur s'agit-il ?

Il s'agit d'un projet européen très intéressant : des tubes avec à l'intérieur d'énormes disques en béton de plusieurs tonnes. Lorsque l'électricité n'est pas consommée, typiquement le week-end où nous ne travaillons pas, elle sert à remonter les disques à l'intérieur des tubes qui font offices d'accumulateurs. Ce système sera mis en service en 2024. En attendant nous voulons travailler deux années entières avec le solaire pour connaître précisément la puissance moyenne disponible de nos panneaux photovoltaïques.

Cette technologie est-elle similaire à celle mise en service au Tessin par Energy Vault ?

Exactement ! Mais à une échelle réduite. Je pense que l'association des batteries avec le système à gravité devrait nous permettre d'augmenter notre part d'énergie propre de 30 % pour atteindre une autoproduction électrique de l'ordre de 70 % ! Nous avons également encore des idées avec des systèmes solaires supplémentaires ce qui nous permettraient d'atteindre 80 % d'énergie produite par nos seules ressources. Si nous arrivons à atteindre ce chiffre, nous serons extrêmement contents car passer les 80 % d'autoproduction électrique devient très difficile.

La grande mutation des entreprises vers l'industrie 4.0 est en marche. Quelles approches avez-vous privilégiées pour répondre à ces nouveaux standards ?

Le concept d'industrie 4.0 est tellement vaste que chacun y va un peu de sa propre interprétation. Mais il y a une voie que nous sommes en train de développer en lien avec l'industrie 4.0. Nous sommes actionnaires de la société dgtis SA, nouvellement créée et associée à l'entreprise CIPOSA SA.

Nous avons pour objectif d'installer dans nos machines un procédé pointu de vision industrielle pour les opérations de chargement et de déchargement automatique, mais également de l'IA pour des opérations d'auto-contrôle et des modifications entièrement automatiques sans intervention humaine. Nous allons aussi installer des « frameworks » (infrastructure logicielle) qui permettront de piloter l'ensemble de la machine et de ses périphériques depuis un PC.

dgtis SA est basée dans la région lausannoise, pas très loin de l'EPFL et nous permet de développer des solutions innovantes pour nos machines dans les années futures. Nous ne pensons pas qu'au niveau mécanique il y aura de grandes révolutions ces prochaines années dans le secteur de l'industrie des machines. Par contre, nous sommes persuadés que toutes les évolutions se feront au niveau des capteurs, de la collecte et du traitement des données. Cela ouvre la voie à des machines qui pourront s'auto-contrôler et s'auto-réguler, et qui gagneront non seulement en autonomie mais également en flexibilité.

Pourriez-vous nous expliquer plus en détails les applications industrielles des machines RECO, BULA et SWIS ?

Recomatic SA : des géométries maîtrisées et des satinages parfaits. Les centres de terminaison RECO réalisent de nombreuses opérations sur une pièce en un seul serrage : rectification, perçage de trous de barrettes, ébavurage, chanfreinage, fraisage et satinage. Pour nous, il s'agit vraiment de la base après usinage pour terminer des surfaces ou les préparer à des opérations ultérieures de polissage.

Bula Technologie SA : leader des machines de polissage et d'ébavurage, les machines BULA se distinguent dans les domaines de la finition esthétique et technique. Elles proposent des solutions de traitement de surfaces par polissage, ébavurage, satinage et adoucissage. Pour nous, BULA est la complémentarité des machines RECO. Cela nous permet de livrer à nos clients des solutions complètes.

SwissSurface.ch SA : à la pointe de l'innovation en matière de polissage électrochimique à sec. SWIS est le distributeur exclusif des machines DLyte et Murua, dédiées au polissage et à l'ébavurage électrolytique, sur les composants métalliques aux formes les plus complexes. Ce que nous ne pouvons pas faire de manière mécanique avec une machine BULA, comme atteindre certaines zones difficiles, peut être fait par ce procédé de polissage innovant.

Les machines RECO et BULA sont équipées de commandes Fanuc. Quels ont été les facteurs déterminant dans le choix de ce partenaire ?

Lorsque nous avons dû choisir des commandes et des composants pour nos machines, nous avions au départ plusieurs fournisseurs différents. Mais nous étions toujours limités par la taille minimale des moteurs proposés par nos fournisseurs. Nous avions donc deux partenaires pour les commandes CNC, mais nous étions obligés de nous fournir ailleurs pour obtenir des moteurs d'axes et de broches plus compacts. À une époque, Fanuc a commencé à fabriquer une gamme de moteurs beaucoup plus petits et c'est un des critères qui a dicté notre choix. Cela nous a permis également de standardiser l'utilisation de commandes et de moteurs Fanuc sur toutes nos machines, RECO comme BULA. Nous nous sommes orientés sur Fanuc par rapport à l'importante gamme proposée mais également pour la grande implication qu'ils ont en Suisse avec un service dynamique et de proximité. C'est également du matériel de grande qualité, stable et fiable. Fanuc nous garantit un service au delà de 20 ans, ce qui est un critère déterminant car nous avons beaucoup de machines qui tournent toujours chez nos clients plus de 10 ou 15 ans après leur achat.

Vos machines sont hautement automatisées. Développez-vous et fabriquez-vous tous ces systèmes vous-mêmes ? Quels sont vos partenaires ?

Dans le passé, nous ne fabriquions pas les systèmes d'automatisation qui équipaient nos machines. Nous avions des partenaires tels que HUMARD Automation SA ou Robotec Solutions AG. Mais nous avons constaté que certains de nos clients développaient leurs propres systèmes, ce qui était plus attractif sur un plan financier. Donc petit à petit, nous nous sommes mis à fabriquer nos propres systèmes et aujourd'hui, nous avons une équipe complète pour la robotique, avec nos propres développements.

Notre force est de disposer d'un département mécanique qui nous permet de fabriquer une part importante des composants de nos machines. Ainsi, près de 60 % de la production est totalement réalisée en interne. D'un côté, nous produisons de petites séries sur des machines conventionnelles. De l'autre côté, nous produisons en plus grandes séries des composants pour les machines RECO sur des centres de fraisage et de tournage CNC modernes. Nos partenaires sont, dans la mesure du possible, locaux comme par exemple pour les travaux de tôlerie industrielle.

L'accompagnement de vos clients est un élément primordial de votre entreprise. Comment adaptez-vous vos machines et procédés aux besoins spécifiques de vos clients, et comment sont-ils formés à leur utilisation ?

Chaque client, chaque projet est unique. Aussi, l'acquisition d'une machine n'est pas anodine et se fait en plusieurs étapes afin de poser les jalons nécessaires à la réussite du projet. Il est pour nous essentiel d'accompagner le client depuis la définition de sa demande à l'évaluation de son projet, en passant par les phases de tests, jusqu'à la formation et la livraison de la machine.

Notre « showroom » est au cœur de cette démarche, car il regroupe la quasi-totalité de nos machines et nous permet de réaliser des démonstrations, d'effectuer des tests de faisabilité, des essais sur des pièces clients, mais aussi de former nos clients sur leur futur outil de travail.

Produisez-vous des machines spéciales ?

Nous faisions à une époque beaucoup de machines spéciales, mais nous avons constaté que c'était extrêmement chronophage pour la R&D. Aujourd'hui, nous nous sommes fixés pour objectif de ne pas faire plus d'une machine spéciale par gamme, machine qui de plus pourra être vendue à quelques exemplaires. Bien que nos best-sellers tels que la RECO-CT501 ou la BULA-PoligoB1 peuvent être produites en série, chaque développement est singulier et dispose de caractéristiques ou d'outillages sur-mesure.

Bon nombre de vos collaborateurs travaillent chez Recomatic depuis 20 ans voire bien plus. Comment expliquez-vous ce taux de renouvellement très faible ?

Effectivement, plus de 30 % de nos collaborateurs affichent au moins 10 ans d'ancienneté au sein du groupe. C'est une grande fierté et pour nous, le signe qu'il y fait bon travailler.

La culture familiale d'entreprise, le cadre de travail et le management y sont probablement pour quelque chose…

Nous avions lancé il y a quelques temps un concours d'idées au sein de l'entreprise et plusieurs propositions ont été mises en pratique, comme une salle de repos et l'aménagement d'une terrasse par exemple. Un autre critère à mon avis essentiel, c'est la diversité de travail que nous offrons à nos collaborateurs.

Vous êtes une entreprise formatrice. Combien d'apprentis formez-vous et quelle importance attachez-vous à la transmission de votre savoir-faire ?

Depuis toujours, la formation des apprentis tient une place de choix. Nous nous employons à accueillir un à deux apprentis par an. Jusqu'ici, nous avons formé plus de 60 apprentis, dont aucun n'a échoué à ses examens.

Nous partons du constat que la transmission des savoir-faire se fait par l'accompagnement, la pratique et l'expérience. Les apprentis représentent la continuité de l'entreprise ; en les formant, on leur enseigne l'exigence qualité du groupe, mais aussi une maitrise parfaite de nos processus, pour espérer les voir évoluer dans notre entreprise !

Un collaborateur de 30 ans avec dix ans d'expérience peut déjà parfaitement former un apprenti. Mais nous ne sommes pas pour autant fermés à l'engagement de collaborateurs seniors, les profils jusqu'à 60 ans nous intéressent. Ce sont des personnes expérimentées, stables et qui donneront le meilleur d'elles-même.

Comment avez-vous traversé la crise sanitaire ? Quelles ont été les plus grandes difficultés à surmonter ?

Les plus grandes difficultés à surmonter ont été la rapidité à laquelle les nouvelles informations tombaient et la méconnaissance de ce qui nous arrivait. Nous avons été tout de suite mis devant le fait accompli et nous n'avions pas les outils pour gérer cette crise. Le volume d'informations que nous recevions était tellement considérable qu'il devenait dès lors difficile de trouver la solution optimale. Avec du recul et la crise qui se prolonge avec l'arrivée de nouveaux variants, nous sommes désormais bien mieux armés pour prendre les bonnes décisions.

Ce qui a été également problématique, c'est que nos clients ont immédiatement gelé leurs investissements. Nous n'avons pas eu nécessairement d'annulations de commandes mais nous avons subi une baisse du porte-feuille assez importante sur l'année 2020.

La pandémie a aussi généré une profonde modification des habitudes de travail de nos collaborateurs et a eu un impact sur notre production. Mais nous avons constaté que nous n'étions pas les seuls dans cette situation, nos fournisseurs étaient également impactés par une baisse générale de leurs productions.

Êtes-vous satisfait des aides proposées par le canton du Jura et la Confédération ?

Oui ! Je pense que les aides mises à disposition des entreprises ont évité bien des faillites. Nous n'avons de loin pas utilisé toutes les aides disponibles, mais sans les RHT, il est clair que nous aurions dû licencier une partie de notre personnel. Ces aides nous ont permis de garder nos forces vives et de conserver notre savoir-faire. Les RHT ont vraiment été un très très bon outil pour nous et je pense que nous en aurons encore besoin dans les années qui viennent. Par exemple, pour 2022, nous aurons des problèmes d'approvisionnement. Nous avons des machines assemblées à plus de 90 % qui ne pourront pas être terminées par manque de composants. Nous n'avons pas ou peu de solutions pour trouver d'autre fournisseurs, surtout quand certaines pénuries impactent la planète entière. Dans ce cas nous serons immanquablement obligés de mettre en RHT un certain nombre de nos collaborateurs.

Nous avons commencé à stocker le maximum d'éléments essentiels mais même des composants basiques comme des courroies, que nous pensions à l'abri des problèmes d'approvisionnement, ont vu leur délai de livraison être multiplié par 4 ou 5. Pour certains composants, les délais de livraison atteignent 53 semaines !

Quels sont les projets futurs du Groupe Recomatic ?

Nos jubilés bien entendu, les 60 ans de Recomatic et les 70 ans de Bula, mais pas uniquement. De nouvelles machines verront le jour en 2022 et 2023. En 2022 une nouvelle machine, la CT-5, viendra compléter la gamme RECO. Il s'agit d'une mini-machine de rectification, plus compacte et moins gourmande en énergie, qui permettra de travailler tous les petits composants horlogers, éléments de bracelets, couronnes, jusqu'à la carrure. Elle devrait être proposée à la vente à partir du mois de novembre.

Du côté de BULA, nous nous employons à développer des systèmes robotiques. Nous avons actuellement principalement des machines de transfert et nous voulons créer une gamme de robots de polissage qui sera disponible courant 2022 ou 2023. Cette gamme de systèmes robotiques sera plus économique qu'une solution de transfert et offrira une certaine polyvalence à l'utilisateur. Nous envisageons deux tailles de machines, une petite dédiée à l'horlogerie, et une plus grande pour de nouveaux marchés comme celui de l'aéronautique ou du médical. MSM

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