Comment faire connaître et évoluer son entreprise de sous-traitance horlogère ? Voilà le défi actuel de Bryek Horlogerie Sàrl. Raffi Maghdessian, directeur opérationnel et homme à tout faire, comme il se décrit lui-même, nous explique les tenants et aboutissants de sa démarche.
Breyek Horlogerie Sàrl est spécialisée dans l'assemblage de têtes de montres.
(Source : Bryek Horlogerie Sàrl)
Présentez-nous votre entreprise.
Bryek Horlogerie Sàrl existe depuis plus de vingt ans et est basé à La Chaux-de-Fonds. Nous employons 35 personnes. Dans le jargon, nous sommes des termineurs, c'est-à-dire que nous sommes spécialisés dans l'assemblage et l'emboitage. Nous assemblons des montres mécaniques et des montres automatiques, un tiers de notre production étant des montres à quartz. Schématiquement, notre métier consiste à assembler tous les composants d'une montre, faire le contrôle de bonne marche et enfin le contrôle esthétique pour nous assurer que le produit est impeccable. Nous renvoyons ensuite la tête de montre terminée, c'est-à-dire la montre sans son bracelet, chez le client. Nous assemblons environ 1000 montres par jours, mais nous pourrions facilement rajouter entre 50 et 100 % en termes de volume en fonction du type de montre et de la difficulté dans l'assemblage.
Pourquoi travaillez-vous en production réduite ?
Notre entreprise utilise des locaux qui sont plutôt conçus pour l'assemblage quotidien de 2000 à 2500 montres. Cette infrastructure s'accompagne de charges incompressibles. Avec un volume de 1000 montres par jour, nous ne sommes pas à l'optimum de nos capacités. Nous travaillons depuis vingt ans avec de grandes sociétés, dont un gros client principal. Nous sommes fiers de cette collaboration de longue date, mais d'un point de vue stratégique, nous sommes dépendants de ce client et faisons face à un point de défaillance unique, d'autant que nous ne travaillons pas sous contrat.
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Qu'entendez-vous par là ?
Nous n'avons pas de contrat de sous-traitance avec notre client principal. Cette situation est fréquente pour de nombreux acteurs du secteur horloger. Cela signifie que si demain, peu importe la raison, notre client décide d'arrêter de nous livrer des composants, et bien nous n'avons plus de travail et aucune autre garantie. Je me rappelle que ce point m'avait fortement interpellé lorsque j'ai commencé à travailler dans la sous-traitance horlogère. Néanmoins, dans le domaine, tout le monde travaille en bonne intelligence. En tant que sous-traitant, nous faisons partie intégrante de l'écosystème horloger suisse, et il n'est dans l'intérêt de personne que nous arrêtions nos activités. Cela étant dit, nous avons tout de même pour but de diversifier et d'élargir notre portefeuille client, à la fois afin d'augmenter notre volume de production mais aussi d'assurer la pérennité de l'entreprise.
Je pense aussi que cela aura un impact positif sur le travail des collaborateurs, car il est intéressant et stimulant de travailler pour différentes marques et différents modèles, ayant chacun ses spécificités. Cela évite la routine et la lassitude lié à un travail trop répétitif.
Vos collaborateurs peuvent-ils changer facilement de poste ?
À part quelques postes assez particulier qui correspondent à un savoir-faire de niche, la majorité de nos collaborateurs ont un axe de compétence prioritaire mais sont polyvalents. S'octroyer une interchangeabilité du personnel sur les différents postes est important pour une petite entreprise.
Quels sont ces postes « de niche » ?
Un poste pour lequel la formation prend typiquement beaucoup de temps est le visitage, c'est-à-dire le contrôle esthétique. Contrairement à son apparente simplicité, cette tâche requiert un savoir-faire très spécifique. En outre, ce travail peut s'avérer répétitif, et nécessite une importante concentration. Pour chaque modèle, une charte de contrôle visuel est discutée et actée avec le client, certains défauts seront acceptés, d'autres non, tout est très subtil, l'œil doit être entraîné. Si vous avez une personne bien formée et efficace à ce poste, il est dans votre intérêt de l'y garder.
On peut typiquement parler de formation par expérience…
Dans notre secteur, une part importante des collaborateurs sont formés par expérience et développent une véritable expertise. Le capital des sous-traitants horlogers, c'est clairement le capital humain. Avoir des machines rutilantes, c'est bien, mais ça ne suffit pas. Il nous faut dont la capacité de former les gens, mais aussi de les garder. En tant que petite entreprise, c'est parfois compliqué de concurrencer les grands groupes et leurs prestations, mais nous faisons notre maximum pour créer un environnement de travail agréable. Et il est d'autant plus important de faire connaitre son entreprise.
Situation au30.10.2020
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Comment vous y prenez-vous ?
Outre la présentation de nos installations et de nos compétences, nous essayons de donner une image dynamique et unique de notre entreprise. Pour cela, il faut aller au contact des gens. C'est l'une des raisons pour laquelle nous sommes au TWS, mais aussi pour laquelle nous avons organisé l'année dernière un événement un peu décalé, pendant lequel nous avons présenté nos activités dans un garage. Nous avons installé des établis au milieu des véhicules en exposition, nous avons présenté les principes de la montre mécanique et un peu d'historique, puis les visiteurs ont pu monter et démonter des mouvements. Cela nous a permis d'attirer l'attention sur notre entreprise et sur nos métiers. Se faire connaître est un travail de longue haleine, il faut faire une première bonne impression, puis une deuxième, puis une troisième, puis peut-être qu'une personne prendra contact avec nous pour un projet, puis un deuxième. Il faut être constant dans la qualité de son travail comme dans la qualité de sa communication, et c'est ce que nous nous efforçons de faire. MSM