Rétrospective du salon Micronora 2018 de Besançon

Micronora 2018 :Objectif Industrie 4.0

| Auteur / Rédacteur: Jean Guilhem, journaliste indépendant / Jean-René Gonthier

Assemblage sous microscope électronique

Autre attraction remarquable sur Micronora 2018, l’assemblage sous microscope électronique à balayage effectué dans le cadre d’un programme de recherche. Il s’agit d’une micro-maison assemblée à l’extrémité d’une fibre optique plus fine qu’un cheveu grâce à la plate-forme µRobotex. Unique en Europe et opérationnelle depuis 2014, cette plateforme est gérée par le département AS2M de l'Institut Femto-ST, hébergé à L'École nationale supérieure de mécanique et des microtechniques (ENSMM) de Besançon. Financée dans le cadre des investissements d’avenir (PIA) et par la région Franche-Comté, μRobotex fait partie du réseau national français de plates-formes expérimentales de robotique Robotex qui constitue un «équipement d’excellence»....

La plateforme présentée combine plusieurs technologies existantes avec l’originalité d’intégrer un système robotique inédit six axes de très haute résolution dans un microscope électronique à balayage (MEB). L’ensemble permet de construire des microstructures en 3D dans une chambre à vide et de fixer les composants sur des pointes de fibres optiques avec une précision nanométrique.

Pour le salon, une micro-maison a été construite par coupage, pliage et assemblage selon la technique de l'origami. En l’occurrence, les chercheurs ont réalisé une minuscule maison de 20 x 10 x 15 µm à l'extrémité d'une fibre optique clivée de 120 μm de diamètre, selon un procédé de pliage du verre, de la silice et d’autres cristaux. Cette prouesse était observable grâce à un MEB installé dans le pavillon "Zoom Industrie 4.0" du salon.

Cette capacité nouvelle à construire des microstructures à l'aide d'actionneurs robotisés permet principalement d’envisager l’installation d’éléments de détection miniaturisés sur les pointes de fibre optique. Avec cette avancée, des fibres optiques aussi fines que les cheveux humains peuvent être insérées dans des endroits inaccessibles comme les vaisseaux sanguins afin de détecter des niveaux de radiation ou des molécules virales, sans avoir besoin de faire des prises de sang.

Les chercheurs de Femto-ST espèrent repousser les limites de la technologie, en construisant des structures encore plus petites et en les fixant sur des nanotubes de carbone de seulement 20 à 100 nanomètres de diamètre.

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