Rechercher

Etat de l'art en France L’imagerie médicale, un secteur ouvert et dynamique

| Rédacteur: Jean-René Gonthier

>> Le marché français de l’imagerie médicale in vivo est évalué à environ 800 M€, pour un marché mondial de 20 Md€ en 2010. Trois segments composent ce marché: l’imagerie classique (radiographie, échographie), qui en représente 59% ; l’endoscopie (19%), et le segment des grands instruments (scanners X, IRM PET), pour 22%.

Entreprises liées

Agence française pour les investissements internationaux (Image: www.investinfrance.org)
Agence française pour les investissements internationaux (Image: www.investinfrance.org)

L’imagerie du vivant connaît des développements rapides, visant en particulier les secteurs suivants:

  • l’imagerie fonctionnelle du cerveau, qui permet d’améliorer la cartographie des fonctions cérébrales et de mieux comprendre les anomalies de développement et les dysfonctionnements;
  • la radio-biologie, instrument de lutte contre le cancer, pour laquelle la recherche se développe en lien avec le Commissariat à l’énergie atomique, dont l’expertise dans les rayonnements ionisants et les équipements n’ont pas d’équivalent;
  • la télémédecine (télésurveillance, téléconsultation, et télécommunications pour favoriser le maintien du lien social), qui permet de surveiller à distance l’état de santé des patients accompagne l’allongement de l’espérance de vie et la perte d’autonomie.

Les acteurs étrangers du secteur sont nombreux à avoir misé sur le marché français: Philips, General Electric Healthcare, Siemens Medical Solutions, Toshiba et Hitachi, Agfa Healthcare, Bioptics, Digirad, MITA, notamment. Implantés au travers de sites de production ou de centres de recherche, ils réalisent les deux tiers du chiffre d’affaires du secteur, et près de 80% de ses exportations.

Galerie d'images

L’imagerie médicale bénéficie de la capacité de recherche du monde médical et hospitalier, domaine dans lequel la France dispose de solides atouts et d’opérateurs renommés, tels que le centre de neuro-imagerie NeuroSpin du CEA, la plateforme d’imagerie Mircen, les hôpitaux Broussais ou Pitié Salpétrière, les centres de compétence de l’Inria, de l’Inra et de l’Inserm, ou du CNRS.

Dans les pôles de compétitivité se nouent des partenariats innovants, impliquant souvent des groupes étrangers. Facteurs d’attractivité pour les territoires qui les accueillent, les pôles Alsace BioValley (Alsace), Atlanpole Biothérapies (Pays de Loire), Cancer-Bio-Santé (Midi-Pyrénées), Elopsys (Limousin), Eurobiomed, (PACA), Minalogic, Optitec et Lyon-biopôle (Rhône-Alpes), Medicen Paris Région, Cap Digital Paris Région et Systematic (Ile-de-France), Images et Réseaux (Bretagne et Pays de la Loire), Alpha-Route des lasers (Aquitaine) sont autant d’écosystèmes ouverts. Plus de 650 sociétés étrangères sont membres d’un des 71 pôles français.

Cette dynamique est renforcée par l’existence d’incitations fiscales très favorables au développement de l’innovation, sous la forme du « Crédit d’impôt recherche », et par la politique d’investissement d’avenir lancée par le Président de la République. Dans ce cadre, le programme dédié à la santé et aux biotechnologies, géré par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), est doté de 1,55 Md€. Il va dynamiser la recherche française en favorisant les partenariats entre entreprises et organismes de recherche publics, et permettre d’accélérer les retombées économiques des avancées récentes des technologies de la post-génomique et l’accélération de l’acquisition des données sur le vivant.

Les principales entreprises du secteur doivent, enfin, compter sur le savoir-faire et la capacité d’innovation de nombreuses PME françaises, qui ont su développer des stratégies de spécialisation et de niche. Ainsi, la société Supersonic Imaging est la seule entreprise au monde à proposer un appareil d’imagerie multi-ondes, utilisé en cancérologie. Guerbet est « leader » sur le marché des agents de contraste, avec 25% de part de marché en Europe. <<

(ID:31410570)