La sécurité en milieu industriel, ce sont bien évidemment les risques de blessures physiques. Mais avec l'évolution des technologies et des modes de vie et de travail, ils ont été rejoints par d'autres risques : fatigue numérique, sédentarité, et surcharge mentale, entre autres.
Si la sécurité au travail a permis de grandement réduire les risques d'accidents « classiques », d'autres types de risques sont apparus avec l'évolution du monde du travail et des technologies.
(Source : Phushutter - stock.adobe.com)
Lorsque l'on évoque la sécurité au travail dans l'industrie, on pense automatiquement à la prévention des accidents physiques : sécurisation des zones de production, tant au niveau de l'utilisation directe des machines qu'autour des systèmes autonomes de plus en plus présents, mais également chute et blessures en tous genres. Or, à mesure que l'industrie suisse a évolué, de nouveaux risques ont émergé, plus discrets mais tout aussi impactants sur la santé des collaborateurs.
Quelles sont les obligations pour les PME industrielles suisses en matière de sécurité au travail ?
Focus
En Suisse, la sécurité et la santé au travail sont encadrées par la Loi sur le travail (LTr) et par la Loi sur l’assurance-accidents (LAA). Les PME industrielles doivent respecter un certain nombre d’obligations, notamment :
Évaluer les risques : toute entreprise doit identifier les dangers présents dans ses locaux et postes de travail, y compris les risques psychosociaux ou liés à l’ergonomie.
Mettre en place des mesures de prévention : ces mesures doivent être proportionnées aux risques, et régulièrement mises à jour.
Informer et former les employés : le personnel doit être sensibilisé aux bonnes pratiques de sécurité, y compris dans l’utilisation des équipements numériques.
Recourir à des spécialistes : selon la directive MSST (Mesures de sécurité dans l'entreprise), certaines entreprises doivent faire appel à des spécialistes en sécurité au travail si les risques sont jugés importants.
Tenir à jour une documentation : plans de sécurité, instructions de travail, registres d'accidents ou incidents doivent être conservés.
Même dans les petites structures, ces exigences sont applicables. Des outils gratuits, comme ceux proposés par la SUVA, permettent d’évaluer les risques et de s’y conformer efficacement, sans lourde charge administrative.
La digitalisation transforme les postes de travail
Logiciels de CAO, ERP interconnectés, maintenance prédictive, et traçabilité numérique : les ateliers traditionnels sont désormais traversés par des flux d'informations numériques constants. Si ces outils améliorent l'efficience des processus de production, ils peuvent également générer une fatigue cognitive. En effet, les opérateurs sont soumis à une abondance d'informations à traiter provenant de sources multiples et doivent passer beaucoup plus de temps alertes devant des écrans.
Cette fatigue numérique se traduit par des troubles de la concentration, des maux de tête, une baisse de vigilance et un stress diffus. Ces symptômes peuvent fragiliser la sécurité des processus, surtout dans les secteurs de haute précision ou les environnements spéciaux.
Surcharge mentale, le mal insidueux
La situation économique de ces dernières années créé un climat de tension latent, entre phases de surcharge de travail et de chômage partiel, entre sécurité et insécurité de l'emploi. Commandes, coûts, délais : les entreprises sont sous pression, chose que ressentent les collaborateurs. Les entreprises requièrent également une plus grande agilité de la part de leurs employés. En effet, en fonction des besoins, on observe un plus grande variété dans les tâches qui sont confiées à un employé. La digitalisation vient également exacerber ce besoin de polyvalence.
Ce multitasking permanent, combiné à un manque de pauses structurées ou de temps de récupération, peut mener à une surcharge mentale des collaborateurs. Non détectée, celle-ci entraîne des erreurs, une baisse de la motivation, une irritabilité… voire un désengagement progressif, ce qui peut à terme compromettre la sécurité des processus.
La sédentarité, un risque sous-estimé
L'industrie moderne est de moins en moins synonyme d'activité physique intense. En grand nombre de collaborateurs passent plusieurs heures assis ou debout sans véritable mouvement. Les postes informatisés sont particulièrement concernés.
Or, la sédentarité prolongée a des effets directs sur la santé cardiovasculaire, la posture, la vigilance et même l'humeur. La sédentarité est un facteur aggravant des troubles musculo-squelettiques (TMS) et de la fatigue générale.
Mettre en place des réponses ciblées
Face à ces risques « invisibles », toutes les entreprises, y compris les PME, peuvent agir. Il ne s'agit pas de tout transformer du jour au lendemain, mais de prendre conscience de ces nouveaux enjeux et de tenter d'y apporter des réponses concrètes :
Favoriser des pauses régulières et encourager le mouvement (postes debout-assis, rotation des tâches).
Réduire la charge informationnelle en simplifiant les interfaces ou en priorisant les alertes.
Aménager les postes informatiques de manière ergonomique.
Organiser le travail de façon à limiter le multitasking constant.
Former les équipes managériales à repérer les signes de surcharge mentale ou de fatigue accrue.
Une vision plus globale de la sécurité en entreprise
Concentration, stabilité et implication du personnel permettent d'assurer la qualité des produits et la fiabilité de la production, et soutiennent ainsi les performances de l'entreprise.
En intégrant les risques psychosociaux, cognitifs, et posturaux dans leurs réflexions, les entreprises industrielles suisses peuvent ainsi mettre en place une prévention globale qui tient compte des évolutions du monde du travail, leur apportant par la même occasion un avantage concurrentiel. MSM
(ID:50420631)
Situation au30.10.2020
Il va de soi que nous traitons vos données personnelles de manière responsable. Si nous recueillons des données personnelles auprès de vous, nous les traitons conformément à la réglementation applicable en matière de protection des données. Vous trouverez des informations détaillées dans notre politique de confidentialité.
Consentement à l’utilisation des données à des fins publicitaires
J’accepte par la présente que Vogel Communications Group AG, Seestrasse 95, CH-8800 Thalwil, y compris toutes les sociétés qui lui sont affiliées (ci-après dénommé : Vogel Communications Group) utilise mon adresse électronique pour m’envoyer des lettres d’information rédactionnelles. Les listes des sociétés associées respectives peuvent être consultées ici.
Le contenu de la lettre d’information s’étend aux produits et services de toutes les entreprises susmentionnées, y compris, par exemple, les revues professionnelles et les livres spécialisés, les événements et les foires commerciales ainsi que les produits et services liés aux événements, les offres et services des médias imprimés et numériques tels que d’autres lettres d’information (rédactionnelles), les concours, les campagnes de promotion, les études de marché dans les domaines en ligne et hors ligne, les portails Web spécialisés et les offres d’apprentissage en ligne. Si mon numéro de téléphone personnel est également recueilli, il peut être utilisé pour la soumission d’offres des produits et services des entreprises susmentionnées et pour des études de marché.
Si je consulte des contenus protégés sur Internet sur les portails du groupe Vogel Communications et de ses sociétés affiliées, je dois m’inscrire avec d’autres données pour pouvoir accéder à ces contenus. En contrepartie de ce libre accès au contenu éditorial, mes données peuvent être utilisées dans le sens de ce consentement aux fins indiquées ici.
Droit de révocation
Je suis conscient que je peux révoquer ce consentement à tout moment pour l’avenir. Ma révocation n’affecte pas la licéité du traitement qui a eu lieu sur la base de mon consentement jusqu’à la révocation. Afin de déclarer ma révocation, je peux utiliser le formulaire de contact disponible sous https://contact.vogel.de. Si je ne souhaite plus recevoir les lettres d’information individuelles auxquelles je me suis abonné, je peux également cliquer sur le lien de désabonnement à la fin du bulletin. De plus amples informations sur mon droit de révocation et son exercice ainsi que sur les conséquences de ma révocation sont disponibles dans la politique de confidentialité, section Lettres d’information éditoriales.