Séminaire Swissmem sur la technique d’enlèvement de copeaux

Le lieu où les spécialistes de l’usinage se rencontrent

| Rédacteur: Jean-René Gonthier

Séminaire Swissmem sur les techniques d'usinage par enlèvement de copeaux.
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Séminaire Swissmem sur les techniques d'usinage par enlèvement de copeaux. (Image: Swissmem)

Le 22 janvier 2015, plus de 120 représentants du domaine de l’usinage se sont rencontrés au Palais de Beaulieu, à Lausanne, pour prendre part au séminaire francophone de technique d’enlèvement de copeaux organisé par Swissmem, la société de l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux. Un article de Philippe Morel, rédacteur indépendant.

Tout au long de la manifestation, la récente décision de la Banque nationale suisse d’abolir le taux plancher franc/euro était bien évidemment le sujet de conversation numéro un. Rien de plus normal pour ces représentants d’une branche de l’industrie autant axée vers l’exportation, comme l’a si bien fait remarquer Marc Schuler (Dixi Polytool SA) dans son discours de bienvenue. Il en a profité pour rassembler à l’assemblée – exclusivement masculine - l’importance, tant marchande (33% des exportations) qu’humaine (331'000 employés), du secteur MEM pour la place économique suisse. Puis il a cédé la place aux douze orateurs, répartis en sessions plénières ou parallèles, dont voici un résumé succinct de leurs présentations.

La sécurité de procédé comme facteur clé

La sécurité d’un processus dépend de la maîtrise en tout temps du processus, de la fiabilité et de la reproductibilité des résultats, de la connaissance et de la réduction des risques, et en fin d’une minimisation des dommages potentiels. Cette sécurité est un facteur clé, particulièrement lorsque l’usinage constitue l’un des ultimes étapes de production d’une pièce volumineuse et complexe, et donc coûteuse, comme l’a rappelé Michel Godel d’Urma SA, en prenant pour exemple l’usinage d’un boîtier de turbocompresseur pour moteur diesel marin.

Pour une telle pièce, les exigences sont très élevées: aucun rebut n’est toléré, l’usinage se doit d’être de haute fiabilité, le temps de réaction très court, et les pièces sont uniques, ou de petites séries. Dans une telle configuration, l’alésage par alésoir plutôt que par tête à aléser représente une alternative très intéressante, tant au niveau technique qu’économique.

L’alésoir permet en effet corriger plus facilement un mal-rond ou un voilage de la coupe et permet une plus importante profondeur de coupe. Le nombre plus important de dents de coupe permet un gain considérable de temps d’usinage, d’un facteur 50 dans le cas présenté. Ce gain de temps compense au final plus que largement le surcoût de l’outil. Enfin, la précision de l’alésage ne dépend plus du réglage par l’opérateur, mais incombe au producteur de la tête.

Equiper ses machines avec un arrosage central

La lubrification représente un aspect important de la productivité. De bonne qualité, elle permet de gagner du temps, de produire de manière plus précise plus de pièce tout en augmentant la durée de vie des outils. Or, bon nombre de machines anciennes sont équipées d’un arrosage vers l’extérieur, une méthode pas forcément adaptée à toutes les applications, notamment pour les grandes profondeurs de coupe. Tobias Hermann (REGO-FIX AG) a ainsi expliqué comment moderniser facilement un ancien parc en y ajoutant un module de lubrification par arrosage central. Dans le cas présenté, la fabrication de capteurs de remplissage pour systèmes de climatisation de voitures l’emploi d’un tel module a permis de diviser par quatre le temps d’usinage et permis un gain de qualité de 50%. La durée de vie de l’outil est quant à elle passée de 8'000 à 20'000 pièces.

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