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Étude de Deloitte sur les compétences clés des salariés à l'ère du numérique L'automatisation transforme notre façon de travailler

| Auteur / Rédacteur: Source : Deloitte / Gilles Bordet

Selon la série d'études de Deloitte sur l'impact de l'automatisation sur l'économie suisse, au cours des 25 dernières années, l'automatisation a créé plus d’emplois qu'elle n'en a détruits. Il est probable que cette tendance se poursuive.

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L’impact de l’automatisation sur le marché du travail suisse a été positif : plus d’emplois ont été créés que détruits.
L’impact de l’automatisation sur le marché du travail suisse a été positif : plus d’emplois ont été créés que détruits.
(Source : Claus Brechenmacher & Reiner Baumann)

Par ailleurs, la transformation structurelle du marché du travail va certainement s'accélérer. L'étude de Deloitte « Quelles sont les compétences clés nécessaires à l'ère du numérique ? L'impact de l'automatisation sur les salariés, les entreprises et l'enseignement » explore les impacts sur les salariés, les employeurs, ainsi que sur le système éducatif suisse.

L'impact de l'automatisation sur le marché du travail suisse a été positif : plus d’emplois ont été créés que détruits. Entre 1990 et 2013, près de 800 000 emplois nets ont ainsi été créés, parmi lesquels à peu près 200 000 peuvent être attribués à l'automatisation d'après de nouvelles estimations. Dans les années à venir, il est probable que cette tendance se poursuivra. La transformation structurelle en cours modifiera également le marché du travail, dans la mesure où l'automatisation entraînera la mutation des emplois au sein des secteurs et entre ceux‑ci.

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« L'automatisation transforme notre façon de travailler : les secteurs dans lesquels nous travaillons, les fonctions que nous occupons, mais aussi nos activités quotidiennes. » déclare Markus Koch, responsable du développement stratégique pour l’industrie des biens de consommation et des produits industriels au sein de Deloitte.

« Ceci a des conséquences pour les salariés, qui devront s'engager dans une formation tout au long de leur vie pour faire face aux transformations des exigences de qualification suscitées par l'automatisation et la numérisation. Les employeurs, d'autre part, doivent réfléchir à leurs besoins futurs en matière de compétences. Il est essentiel qu'ils adaptent leur approche de gestion des talents afin de soutenir leurs salariés en conséquence et d'embaucher et retenir de nouveaux talents. Enfin, la Suisse devra adapter son système d’éducation et de formation. En particulier, en offrant des programmes adaptés aux employés qui doivent ou souhaitent se former à une nouvelle profession. Et en mettant un plus grand accent sur l’enseignement de base dans le domaine des TIC et de l’intelligence sociale. »

La question clé est de savoir quelles compétences seront nécessaires chez les salariés à l’avenir. La nouvelle étude de Deloitte explore cette question, sur la base d'une recherche quantitative et d'entretiens avec des responsables d'entreprises, d'associations et d'instituts universitaires suisses. L'étude montre comment les exigences en matière de compétences ont évolué au cours des 25 dernières années et comment elles vont sans doute encore se transformer à l'avenir.

La créativité, l'intelligence sociale et la maîtrise des TIC

Il y a fort à parier que la créativité et l'intelligence sociale seront sans doute des compétences essentielles pour la plupart des nouveaux emplois créés entre aujourd'hui et 2030. Comme ces aptitudes donnent aux êtres humains un net avantage sur les machines et les logiciels, elles offrent aussi une protection contre les avancées dans le domaine de l'automatisation. La demande pour des personnes avec des compétences en mathématiques et une excellente maîtrise des TIC sera aussi plus grande.

Les perspectives professionnelles et la protection contre l'automatisation seront encore meilleures pour les personnes en mesure d'associer des aptitudes en mathématiques et technologie à la créativité et/ou à l'intelligence sociale. L'emploi dans les professions nécessitant un niveau élevé en mathématiques (p. ex. une facilité avec les chiffres ou une connaissance approfondie des mathématiques) mais un niveau plus faible de compétences sociales (p. ex. aptitudes sociales ou capacité à négocier et à convaincre) s'est essoufflé ces dernières années ; une tendance qui devrait se poursuivre. C'est en revanche le contraire lorsqu'un haut niveau de compétences sociales est attendu, indépendamment de la combinaison avec d'autres compétences. De tels emplois, par exemple en tant qu'architecte, ingénieur ou manager, affichent des taux de croissance élevés. Cela devrait continuer dans les prochaines années.

En outre, l'avenir offrira de belles perspectives professionnelles aux salariés disposant de grandes connaissances dans les domaines de l'éducation et de la formation, de la santé et de la communication. Bien que ces connaissances puissent ne pas être essentielles pour les emplois du futur, elles offrent une protection contre l'automatisation dans ces « débouchés de niche ».

Les êtres humains ont un avantage sur les machines non seulement grâce à leur créativité et à leur intelligence sociale, mais aussi parce qu'ils peuvent faire preuve de polyvalence et d'une capacité d'adaptation aux situations. Ces aptitudes sont importantes pour des emplois qui ne nécessitent que peu de qualifications ou des qualifications plus faibles, mais dans lesquels des compétences artisanales ou psychomotrices sont nécessaires, comme en cuisine ou coiffure.

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