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La solution la plus adéquate

| Rédacteur: Jean-René Gonthier

>> Si une entreprise souhaite réduire ses coûts, réagir en toute souplesse aux mutations du marché et rester compétitive, c'est pour elle le moment d'optimiser ses processus internes. Se pose alors la question du choix de la solution logistique qui saura assurer le succès souhaité: entièrement automatisée, manuelle ou évolutive? SSI Schäfer estime que seule une combinaison personnelle de systèmes parfaitement adaptés les uns aux autres permettra d'atteindre l'objectif visé.

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(Image: SSI Schaeffer AG)
(Image: SSI Schaeffer AG)

Si une entreprise mène une réflexion sur ses processus internes, si elle travaille alors avec un partenaire compétent, elle deviendra non seulement plus compétitive, mais elle gagnera de l'argent et se préservera des turbulences du marché. C'est là que l'intralogistique se retrouve face à un changement de paradigme: «On ne cherche plus alors exclusivement à aller plus vite, plus haut ou plus loin, mais on doit surtout opter pour des solutions qui, par leur modularité et leur variabilité, peuvent s'adapter à des conditions qui évoluent», explique Bruno Skraber, directeur LBE chez SSI Schäfer AG, qui ajoute: «Il convient donc plutôt de considérer tous les éléments dans leur globalité, afin de créer des processus qui dotent l'entreprise d'avantages concurrentiels durables». Il peut s'agir aussi bien d'une installation manuelle que d'une solution semi-automatisée, ou si nécessaire une automatisation complète. Tout dépend du besoin de l'entreprise et du secteur qu'elle couvre. Le potentiel d'optimisation découle d'aspects techniques, informatiques et organisationnels.

L'intralogistique intervient

Lorsqu'une entreprise décide de redéfinir ses processus pour être plus efficace, elle s'adresse à un spécialiste de l'intralogistique, qui prend en charge la transposition des objectifs visés. D'après Bruno Skraber en effet, «une offre complète va alors du conseil et de la planification du système jusqu'à un service après-vente sur mesure, en passant par la réalisation de l'installation». La procédure débute systématiquement par la phase de conseil, suivie d'un entretien portant sur le projet prévu. En fait, elle débute par une analyse de la situation actuelle de l'entreprise. Elle comprend par exemple l'établissement des données concernant le mouvement des stocks, les espaces disponibles, ainsi que d'autres Egalement l'affectation des immobilisations existantes et les contraintes. L'analyse couvre les faiblesses qui influeront de façon déterminante la future solution. On détermine également les objectifs fixés et les mesures envisagées. Le budget prévisionnel occupe naturellement une place importante dans le projet.

Les bonnes questions

«Une fois l'état des lieux du client défini, on passe au processus de création à proprement parler», poursuit Bruno Skraber. Il ne s'agit pas encore à ce stade d'une planification détaillée, mais simplement d'une première ébauche du concept proposé. Avec pour toile de fond la question suivante: avec quelle solution puis-je atteindre pour mon client le résultat le plus efficace possible? En fonction de la situation analysée et des objectifs visés, les systèmes, composants et processus des flux de matériaux possibles sont comparés les uns aux autres. Il est important de souligner que les processus actuels doivent être extrêmement souples en raison de la gestion des risques liée notamment aux fluctuations de la demande. Si le spécialiste de l'intralogistique dispose alors d'une palette complète de prestations et d'une proposition marquée de valeur ajoutée, il développe pour son client un assortiment idéal de composants tant flexibles qu'efficaces: «Des modifications interviennent inévitablement avec le temps. C'est la raison pour laquelle nous voulons proposer au client une solution modulaire, qui soit non seulement parfaite pour le présent, mais qui puisse varier et évoluer au besoin, selon un principe modulaire», explique Bruno Skraber.

Aussi peu d'automatisation que possible, autant d'automatisation que nécessaire

L'objectif consiste à trouver pour chaque entreprise une solution individuelle qui permette de parvenir au résultat idéal de façon rentable, qui assure le succès escompté, en étant adaptée de façon optimale aux exigences de l'entreprise et du secteur, conformément à la devise: aussi peu d’automatisation que possible, autant d’automatisation que nécessaire.

«Il est impératif de faire preuve d'une grande habileté, surtout avec les petites et moyennes entreprises (PME), qui se situent entre deux mondes et sont confrontées à la question de savoir si elles doivent opter pour une solution manuelle ou semi-automatisée», poursuit Bruno Skraber, qui ajoute: «Il s'agit alors de concrétiser l'objectif du client en recourant à la solution la mieux adaptée, et non pas forcément à la technique de stockage la plus coûteuse».

Ainsi par exemple, l'industrie des pièces de rechange se retient de recourir à une forte automatisation de ses processus de préparation des commandes, pour que les utilisateurs puissent réagir de façon souple à des fluctuations de mouvements et des pointes de commande. «C'est tout à fait vrai, et il est dans ce cas plus important de trouver une combinaison efficace qui permette de réduire les temps de trajet et de préparation des commandes, ainsi que de disposer de systèmes de stockage peu encombrants et d'un agencement optimal des pièces», explique Bruno Skraber.

Aussi peut-on obtenir, dans un entrepôt de pièces de rechange non automatisé ou comptant peu d'automatisation, des gains d'espace et de coûts de fonctionnement allant jusqu'à 50%, une réduction des temps de trajet et de préparation des commandes atteignant 70%, et une réduction considérable des taux d'erreur lors du regroupement des articles. Les solutions manuelles ou semi-automatisées jouent aussi un rôle important dans le secteur commercial. Dans ce secteur, l'accent est mis sur l'agencement et le personnel. On privilégie alors des thèmes tels qu'optimisation des postes de travail, les stratégies de préparation des commandes et un aménagement spécifique du stockage des marchandises, par exemple dans une zone réfrigérée pour des denrées alimentaires. Le soutien aux opérateurs peut s'effectuer par des solutions de préparation pouvant notamment faire appel à un système pick-by-voice par exemple, à des systèmes permettant de réduire l'encombrement (par exemple des rayonnages mobiles ou encore des systèmes de navettes pour l'entreposage et le prélèvement des marchandises...

Parfois des exigences spécifiques

D'autres secteurs, comportant des risques, tendent à s'orienter directement vers l'automatisation. Ici pourtant, la solution n'est pas toujours une automatisation complète. Ainsi par exemple, le secteur de l'industrie pharmaceutique utilise de façon courante une logistique extrêmement complexe. Dans ce secteur, l'attention se porte alors le plus souvent sur l'amélioration des processus. Cette priorité tient d'une part à la grande valeur des marchandises, d'autre part aux plus strictes exigences de qualité et de sécurité (la traçabilité en particulier) qui se situent aussi bien au niveau de la production qu'à celui de la sécurité des processus, et qui doivent être assurées tout au long de la chaîne. Des directives en matière d'hygiène, différences de température et essais cliniques, exigent une logistique extrêmement délicate source d'une complexité supplémentaire des processus internes. Il est souvent plus évident de satisfaire aux exigences et d'en contrôler la bonne exécution avec un certain degré d'automatisation qu'avec une implication importante de personnel

Une solution pour laquelle le client se sent à l'aise

Les systèmes et procédures qui sont finalement retenus en planification pour être soumis au client dépendent donc fortement du secteur concerné et des objectifs visés par chaque entreprise. «Seules quelques semaines sont nécessaires avant de présenter ce premier projet au client. Nous cherchons tout d'abord par cette présentation à présenter au client une orientation et des solutions pour lesquelles il se sentira à l'aise», résume Bruno Skraber.

La présentation du projet se déroule devant l'organe décisionnaire du client. La solution est présentée à cette occasion, ainsi que les résultats qu'elle permet d'atteindre. On détermine alors si et dans quelle mesure la proposition de l'entreprise d'intralogistique satisfait à l'idée que s'est fixé le client. S'ensuit alors le processus de prise de décision et l'adjudication du projet. Si la proposition convient au client, on passe à la planification de détail, au cours de laquelle est précisément définie la mise en œuvre, suite à quoi les différentes étapes de la réalisation sont planifiées. Cette phase aboutit à la mise en œuvre d'un résultat qui accroît la compétitivité du client de façon économique et rentable, et lui permettant d'envisager sereinement l'avenir. C'est le service après-vente qui est alors chargé d'affiner l'offre. <<

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